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Résumé

On ne saurait dire que Kant ait été un philosophe passionné par la guerre comme le fut Tolstoï; sa signification concrète ne l’a peut-être même pas intéressé. En ce sens ce n’est pas un philosophe susceptible d’être comparé à Gibbon, Voltaire, Montesquieu. Nulle part dans ses oeuvres officielles, je veux dire celles publiées de son vivant et avec son consentement, nous ne trouvons d’allusion ou mieux une remarque très détaillée au sujet d’un conflit européen de grande envergure. Appuyé sur l’Esthétique transcendantale Schopenhauer en fera son profit en proclamant que la devise de l’histoire est Eadem sed aliter. En revanche Kant est un géographe averti. De nos jours les géographes n’hésitent pas à lui rendre hommage. Et après Avenarius on reconnait volontiers en Kant un des pères de la géographie moderne. Si nous consultons en outre le Bd. 15 des oeuvres de l’Académie royale prussienne des sciences, nous découvrons, surtout pour la période de l’Anthropologie des années 80, un ensemble de matériaux très riches. Il est clair pour l’historien de Kant que s’il vise la notion de guerre en se limitant à la seule notion de conflit il ira à l’échec: Kant, même si sa philosophie l’a inspiré, n’a pas écrit Guerre et paix. En revanche une stratégie indirecte combinant la théorie transcendantale et l’anthropologie pourrait, à notre sens, ouvrir une perspective.

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Copyright information

© Springer Science+Business Media Dordrecht 1989

Authors and Affiliations

  • Alexis Philonenko
    • 1
  1. 1.Université de Haute NormandieFrance

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