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« Il dit que tout va bien mais la famille s’inquiète »

  • S. Blois
Chapter
Part of the Dépistage et cancer book series (DC)

Abstrait

Malgré la récidive d’un cancer apparu il y a six ans, monsieur H. (82 ans) est décrit comme un patient agréable et optimiste. Accompagné de sa fille lors de sa première séance de chimiothérapie, il affiche une relative sérénité quant à sa prise en charge : « Ça va. SI on doit y passer, on y passe. Puis il faut dire qu’on est bien soigné, donc je fais confiance. » Il évoque cependant la difficile acceptation de sa maladie durant les premiers mois et la manière dont il a su retrouver le moral grâce à ses nombreux loisirs. Monsieur H. ne souhaite pas parler de la maladie avec son entourage : « Je n’en ai pas parlé, surtout parce que pour moi, ce n’était pas grave, puis pour ne pas embêter les gens. Je ne veux pas qu’on en parle, je veux ignorer ce que j’ai. C’est simple, je ne m’estime pas malade. » Lorsque je parle à sa fille de cet optimisme et de la manière dont son père envisage la maladie, elle semble perplexe : « Ça, c’est tout lui, il fait comme si tout allait bien. Moi, je suis plus réaliste, peut-être parce que je suis dans le milieu médical. » Et, alors que les larmes commencent à couler, elle me fait part de ses difficultés à parler avec son père de cette maladie redoutée, de sa peine de le voir lentement se dégrader, de ses angoisses quant à sa mort envisagée. Puis, comme culpabilisant pour ce moment de faiblesse, elle essuie ses larmes et me dit : « C’est moi qui pleure alors que c’est lui qui souffre. » Elle se lève alors et, prête à rejouer le rôle assigné par son père, elle sourit et regagne la chambre.

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Copyright information

© Springer-Verlag France, Paris 2009

Authors and Affiliations

  • S. Blois

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