Résumé
Devant un traumatisme du poignet, des clichés de face, de profil et de trois quarts (incidence de scaphoïde) sont nécessaires. La fracture du radius distal est la lésion la plus fréquente chez la femme ménopausée. La luxation périlunaire, urgence fonctionnelle et piège diagnostique du motard polytraumatisé, doit être connue pour être réduite en urgence et opérée. En cas de traumatismes à clichés normaux, il faut toutefois explorer la piste osseuse à la recherche d’une fracture dite occulte qui existe dans 40 % des cas de traumatisme du poignet à radios normales. La répétition à 3 ou 4 semaines du traumatisme des clichés radiographiques, dogme longtemps enseigné, a démontré son inutilité. En effet, ces fractures ne seront diagnostiquées qu’en réalisant une scintigraphie osseuse, une IRM, un scanner (si les coupes ne passent pas dans le trait de fracture) ou même une échographie (opérateur dépendante). La fracture du scaphoïde demeure la plus fréquente des fractures des os du carpe, occulte ou non. Une immobilisation de 6 semaines sans prise du coude ni de la colonne de pouce permet d’aboutir, en cas d’absence de déplacement, à une consolidation sans iatrogénie.
Preview
Unable to display preview. Download preview PDF.