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Sabouraud, l’âge d’or du microbisme

Abstrait

Raimond (ou Raymond)- Jacques Adrien Sabouraud est né le 24 novembre 1864 á Nantes dans une famille de la bourgeoisie catholique vendéenne originaire d’Auzay et de Nieul-sur-l’Autise, communes des environs de Fontenay-le-Comte106, 107.

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Références

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    Sabouraud R « Saint Jean de la Poterie », 21 décembre 1936. Ces textes qui font partie des volumes de souvenirs d’enfance rédigés par Sabouraud sont conservés par le Pr Olivier Sabouraud (†).Google Scholar
  4. 110-.
    Le montant des frais d’inscription limitait aux enfants de famille aisée l’accès aux collèges de Jésuites et aux études supérieures. Á la fin du xix e siècle, l’internat dans un collège de Jésuites revenait á 1 400 francs par an et l’inscription et les droits aux examens á 3 000 francs dans une faculté de médecine. Par comparaison, les gages annuels d’une bonne á Paris étaient d’environ 500 francs et le salaire d’un ingénieur des Postes polytechnicien de 3 000 francs. Martin-Faugier A (1999) « Les rites de la vie privée bourgeoise » in Histoire de la vie privée sous la direction de Georges Duby et Philippe Ariès 4. « De la Révolution á la Grande Guerre », Seuil, Paris, p. 212–213.Google Scholar
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    Les droits á percevoir des aspirants au doctorat en médecine sont fixés par le décret de 1878: 16 inscriptions y compris le droit de bibliothèque: 520 francs, 8 examens ou épreuves á 30 francs, 8 certificats d’aptitude á 25 francs, frais matériels de travaux pratiques: première année 60 francs, deuxième année 40 francs, troisième année 40 francs, thèse 100 francs, certificat d’aptitude 40 francs, diplôme 100 francs, soit un total de 1 360 francs. Guide pratique de l’étudiant en médecine et en pharmacie (1884). Librairie Ollier Henry, Paris.Google Scholar
  6. 112-.
    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux. Archives de l’Institut Pasteur, fonds Sabouraud SAB 1–4. Ce texte a été rédigé par Sabouraud á la demande de Clément Simon, médecin de l’hôpital Saint-Lazare, qui projetait de publier un article sur la dermatologie contemporaine á l’occasion du cinquantenaire du Bulletin Médical, dont il était le directeur. Sabouraud insista pour qu’aucune partie du manuscrit achevé en avril 1936 ne soit publié de son vivant. (Lettre á Payenneville, 22 avril 1936.) L’exemplaire déposé aux archives de l’Institut Pasteur est une copie; l’original dactylographié était conservé par le professeur Olivier Sabouraud (†), petit-fils de Raimond Sabouraud. Une version abrégée de Mes hôpitaux, intitulée Ma vie á l’hôpital Saint-Louis, a été déposée aux archives de la bibliothèque Henri-Feulard (cote ARK 98) par Maurice Pignot, adjoint de Sabouraud á l’école Lailler, plus tard administrateur de la bibliothèque Henri-Feulard.Google Scholar
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    Sur ce sujet on lira l’article de Jacques Poirier qui analyse les difficultés d’installation des chaires de spécialités médicales: Poirier J (1992) « La Faculté de Médecine face á la montée du spécialisme », Communications, 54: 209–227.Google Scholar
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    Sur ces questions, on pourra lire Tilles G (1995) Histoire des bibliothèques médicales et des musées des hôpitaux de l’Assistance publique á Paris. L’exemple de l’hôpital Saint-Louis. Thèse pour le grade de docteur en histoire de l’université Paris-XII, Paris, 2 vol. Directeur: Pr J Poirier.Google Scholar
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    Galinowski A (1979) L’enseignement de la Faculté de Médecine de Paris au début de la III e République et le décret du 20 juin 1878. op. cit. Google Scholar
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    Né le 20 avril 1833 á Naples, mort le 23 février 1893 á Paris, agrégé en 1866, chef de service á Laennec en 1879, professeur de clinique de pathologie mentale en 1877, Benjamin Ball était membre de l’Académie de médecine.Google Scholar
  17. 123-.
    Né le 4 juin 1860 á Paris, mort le 19 avril 1946 á Saint-Leu-la-Forêt, professeur de pathologie expérimentale et comparée en 1902, chef de service á l’Hôtel-Dieu en 1911, élu doyen de la faculté de médecine en 1917, réélu en 1920, 1923, 1926 et 1929. Membre de l’Académie de médecine, Henri Roger était commandeur de la Légion d’honneur. Outre ses travaux sur le bacille tuberculeux, Roger consacra ses premières publications á divers sujets de microbiologie, notamment au rôle de la toxine diphtérique. Trémollières (1946) « Le professeur H. Roger », Bull Acad Med: 316–321.Google Scholar
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    « Nomination par arrêté en date du 26 janvier 1886 pour entrer en fonction le 1er février 1886 » in Distribution des prix et nomination des élèves internes et externes en médecine et en chirurgie, séance du 27 janvier 1886 Administration générale de l’Assistance publique á Paris, Liasse no 680, archives de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Les externes dans les hôpitaux du centre (Charité, clinique Hôtel-Dieu, Pitié) ne recevaient aucune indemnité; dans les hôpitaux dits semi-excentriques (Cochin) les externes percevaient 300 francs par an; dans les hôpitaux excentriques (Saint-Louis), les externes avaient une indemnité de 1 franc par jour.Google Scholar
  19. 125-.
    Né en Guadeloupe le 21 juin 1841, Le Dentu était membre de l’Académie de médecine en 1889, professeur de clinique chirurgicale á l’hôpital Necker en 1890 puis chef de service á l’Hôtel-Dieu en 1904, mort en 1926. « Décès de M. le professeur Le Dentu », Bull Acad Méd, 1926: 177–178.Google Scholar
  20. 126-.
    Né le 9 mai 1860 á Cuba, mort le 17 janvier 1912 á Arcachon, Albarran fut nommé en 1906 professeur de clinique des maladies des voies urinaires, successeur de Guyon et chef de service á l’hôpital Necker, membre de l’Académie de médecine.Google Scholar
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    « Appréciation: bon externe dont j’ai été très satisfait; le directeur: exact » Fiche d’externe et d’interne, source: archives de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, 774 FOSS 33.Google Scholar
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    Né á Barcelone le 26 novembre 1833, interne des Hôpitaux de Paris de 1858 á 1861, chef de clinique á la Pitié de 1866 á 1868, nommé médecin du Bureau central le 12 août 1870, nommé le 5 janvier 1876 médecin de la direction des nourrices, 1er février 1876 médecin de l’hospice de la Rochefoucauld, en 1877 médecin de Saint-Antoine, en 1884 médecin de l’hôpital Cochin, membre de l’Académie de médecine, commandeur de la Légion d’honneur, président du conseil d’hygiène publique et de salubrité du département de la Seine, fondateur de la Société de thérapeutique, mort le 15 février 1895. Séance du conseil municipal du jeudi 21 février 1895.Google Scholar
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    Sabouraud R, Mes hôpitaux, op. cit. Google Scholar
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    « Excellent élève mérite d’être interne; le directeur même avis. » Fiches de scolarité in archives de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, 774 FOSS 33.Google Scholar
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    Sur les conditions du concours d’internat, on pourra lire: Vergez-Chaignon B (2002) Les Internes des Hôpitaux de Paris, 1802–1952. Hachette Littérature, Paris.Google Scholar
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    Á partir de 1816 des internes suppléants furent nommés pour remplacer en cas de vacance les internes titulaires. Le titre d’interne provisoire apparaît á partir de 1821. Durand-Fardel R (1902) L’Internat en médecine et en chirurgie des hôpitaux et hospices civils de Paris. Steinheil, Paris.Google Scholar
  29. 136-.
    Quarante-deux externes furent désignés par arrêté du 29 janvier 1889 pour remplir les fonctions d’interne provisoire pendant l’année 1889. Séance du 21 mars 1889, distribution des prix et liste de nomination des élèves internes et externes en médecine et en chirurgie, Administration générale de l’Assistance publique á Paris, liasse 680, Archives APHP.Google Scholar
  30. 137-.
    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit. Google Scholar
  31. 138-.
    Le nombre de places mises au concours donnait lieu chaque année á un exercice comptable qui devait tenir compte des internes sortants, des internes devenus docteurs en médecine et de ceux qui avaient dû démissionner pour des raisons diverses et des internes décédés. Pour le concours de 1888, cette question donna lieu á contestation du fait d’une modification de ce nombre entre le début du concours et la prise de fonction des internes. Le nombre de places mises au concours avait été fixé á 46 sur proposition de Hardy, président de la société des internes, avant la clôture des inscriptions.Mais entre-temps des places supplémentaires étaient devenues vacantes. Les provisoires réclamèrent que le nombre d’internes soit revu á la hausse pour tenir compte des places vacantes nouvelles imprévues au moment de la détermination du nombre de postes mis au concours. Concours de l’internat en médecine 1888.Google Scholar
  32. 139-.
    Sur l’histoire de l’hôpital Saint-Louis et particulièrement de la dermatologie dans cet établissement, on pourra lire: Sabouraud R (1937) L’Hôpital Saint-Louis, Laboratoires Ciba, Lyon. Brunel O (1977) L’Enseignement de la dermatologie á l’hôpital Saint-Louis au xix e siècle, thèse pour le doctorat en médecine, Paris. Casabianca S (1982) L’Hôpital Saint-Louis, autour et alentour, Thèse pour le doctorat en médecine, Paris. Sainte-Fare-Garnot N (1986) L’Hôpital Saint-Louis, l’Arbre á Images, Paris. Tilles G (2002) « L’hôpital Saint-Louis, 1801–1945 » in La Dermatologie en France, op. cit., p.381–458. Schnitzler L, « L’hôpital Saint-Louis, 1945–2002 » in La Dermatologie en France, op. cit., pp. 459–491.Google Scholar
  33. 140-.
    En 1897, Wickham succéda á Henri Feulard — mort dans l’incendie du bazar de la Charité — comme conservateur de la bibliothèque médicale de l’hôpital Saint-Louis. La même année, Wickham fut nommé médecin de l’hôpital Saint-Lazare avant de fonder en 1906 le laboratoire de biologie du radium où il développa la radiothérapie des cancers cutanés.Google Scholar
  34. 141-.
    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit. Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit. Google Scholar
  38. 145-.
    Appréciation de Vidal: « très laborieux, instruit, m’a parfaitement secondé en remplissant avec zèle et intelligence les fonctions d’interne; a toutes les qualités nécessaires pour faire un excellent interne ». Archives de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, 774 FOSS 33.Google Scholar
  39. 146-.
    La consultation-porte était effectuée par chaque service un jour par semaine: il s’agissait d’une activité essentielle au recrutement des services où les patrons et leurs internes examinaient environ 300 patients chaque jour et faisaient hospitaliser les malades qui leur paraissaient les plus intéressants ou le nécessitant. Wickham L (1889) « L’Hôpital Saint-Louis, Paris », Br J Dermatol, vol. I: 120–127.Google Scholar
  40. 147-.
    Selon Sabouraud, Vidal fonda la Société française de dermatologie et de syphiligraphie pour « faire pièce » aux réunions du jeudi, dénommées « comités », organisées sur l’initiative de Besnier. Ces réunions avaient lieu dans l’amphithéâtre du service Fournier et étaient le lieu de présentations de cas cliniques observés pendant la semaine précédente. Vidal a joué un rôle actif dans la fondation de cette société savante toujours en activité; la réunion fondatrice s’est tenue le 22 juin 1889 chez lui, 45 rue Cambon. Vidal a d’ailleurs été choisi comme le premier secrétaire général de cette nouvelle société savante. Tilles G, Wallach D (1989) « 22 juin 1889: fondation de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie », Ann Dermatol Vénéréol, 116: 965–972. Outre la fondation de la Société française de dermatologie, la grande affaire des dermatologues de Saint-Louis en 1889 fut l’organisation du Ier congrès international de dermatologie, tenu du 5 au 10 août dans la salle du musée des moulages, inauguré pour la circonstance. Sabouraud qui n’est alors qu’interne provisoire n’y prend pas part, et ses mémoires n’en rapportent aucun souvenir.PubMedGoogle Scholar
  41. 148-.
    Concours de l’Internat en médecine 1889. Archives APHP 761 FOSS 18. Nomination par arrêté du 29 janvier 1890 pour entrer en fonction le 1er février 1890. Sabouraud a obtenu 26 à l’épreuve écrite, 16 à l’épreuve orale. Sabouraud est alors domicilié 95 bd de Sébastopol.Google Scholar
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    François Henri Hallopeau (1842–1919), médecin des Hôpitaux de Paris en 1877, professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris en 1878, fut successivement chef de service à l’hôpital Tenon en 1880, à l’hôpital Saint-Antoine de 1881 à 1883 avant de venir à Saint-Louis en 1884. Candidat à la succession de Fournier à la chaire de clinique des maladies cutanées et syphilitiques, Hallopeau manqua d’une voix cette succession au profit de Gaucher. Membre d’un grand nombre de sociétés savantes, Hallopeau fut vice-président du IIe congrès international de dermatologie tenu à Vienne en 1892, membre de l’Académie de médecine en 1893, secrétaire général de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie de 1893 à 1902. Titres et travaux du docteur Hallopeau (1902). Typographie Philippe Renouard, Paris.Google Scholar
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    Né à Confolens (Charente), le 17 décembre 1853, Roux commence ses études médicales à l’École de médecine de Clermont-Ferrand. Préparateur dans le laboratoire d’Émile Duclaux, professeur de chimie à la faculté des sciences, Roux est présenté à Pasteur qui cherche un jeune médecin pour l’assister dans ses recherches sur les maladies microbiennes. Roux devient alors préparateur, au laboratoire de Pasteur à l’École normale supérieure (Paris), docteur en médecine en 1883 («Des nouvelles acquisitions sur la rage»), directeur-adjoint au laboratoire de Pasteur, rue d’Ulm de 1883 à 1888, Émile Roux est nommé chef de service à l’Institut Pasteur jusqu’en 1895. De 1888 à 1890 Roux et Yersin apportent la preuve définitive que le bacille de Klebs-Löeffler est bien la cause de la diphtérie, découvrent que ce bacille produit une toxine. Roux acquiert une renommée internationale en mettant au point de 1891 à 1894 la sérothérapie antidiphtérique qui sauve la vie d’enfants auparavant condamnés. La sérothérapie antidiphtérique qui a commencé à l’hôpital des Enfants-Malades en janvier 1894 et à l’hôpital Trousseau à dater du 18 septembre a fait chuter la mortalité des enfants atteints de diphtérie de 50 à 60 % [...] à 22 % à l’hôpital des Enfants-Malades et à 10 % à Trousseau à 10 %». Communication de M. le directeur au sujet du traitement de la diphtérie par la méthode de M. le docteur Roux, Procès-verbal du Conseil de surveillance, jeudi 25 octobre 1894, p. 9–14. Sous-directeur de l’Institut Pasteur de 1895 à 1904, membre de l’Académie de médecine en 1896, Roux assura la direction de l’Institut Pasteur pendant près de trente ans de 1904 à 1933. Sa mort le 3 novembre 1933 donna lieu à des funérailles nationales. «Émile Roux, 1853–1933», Ann Inst Pasteur, novembre 1933, t. LI, no 5: 545–552. (www.pasteur.fr/infosci/archives/rou0.html).Google Scholar
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    À notre connaissance aucun médecin de Saint-Louis n’assista aux cours de Roux. Seul Leredde, interne dans le service de Besnier, assista à la 5e session du 2 juin au 5 juillet 1890.Google Scholar
  63. 172-.
    Une copie du cahier des inscrits au cours de microbiologie, tenu sans interruption de 1890 à 1970, est conservée au musée Pasteur. Pendant les vingt-cinq premières années, le cours de Roux a formé plus de 2 000 microbiologistes qui ont essaimé en France et dans de nombreux pays étrangers les méthodes et les connaissances pasteuriennes. Après une interruption pendant les années de guerre, le cours reprend en 1922. Après une nouvelle interruption pendant la Seconde Guerre mondiale, le Grand Cours fut confronté à la concurrence des facultés des sciences, de médecine, de pharmacie et des écoles vétérinaires. À partir des années 1950, le Cours dont l’unité avait été maintenue est scindé en deux parties: l’immunologie se sépare de la bactériologie puis, à partir des années 1970, le développement des connaissances oblige à un éclatement du Cours d’où émergent des enseignements séparés de bactériologie et de virologie dirigés par des spécialistes de chaque discipline. Faure M (1991) Cent années d’enseignement à l’Institut Pasteur, L’Institut Pasteur, contribution à son histoire, op. cit, pp. 62–74.Google Scholar
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    Né à Honfleur le 20 avril 1831, médecin des Hôpitaux de Paris en 1863, Besnier a succédé en 1873 à Bazin comme chef de service à Saint-Louis. Secrétaire de la Société médicale des Hôpitaux de Paris en 1867, Besnier publie pendant quinze ans des Rapports trimestriels sur les maladies régnantes, oeuvre d’hygiéniste sous forme de bulletins épidémiologiques qui lui valurent d’être nommé en 1881 à la section d’hygiène de l’Académie de médecine. Besnier n’occupa pas de poste universitaire malgré une tentative en 1877. Sous la présidence de Mac-Mahon, le ministre de l’Instruction publique, Joseph Brunet, avait fait créer par décret du 20 août 1877 un enseignement des spécialités à la faculté de médecine de Paris. Un arrêté du 11 octobre de la même année décidait de la nomination de chargés de cours annexes de maladies de la peau, des enfants, des yeux, des voies génito-urinaires, des maladies syphilitiques et mentales. Quatre médecins devant occuper ces postes étaient agrégés, les quatre autres, dont Besnier, ne l’étaient pas. La faculté de médecine s’émut de cette situation qui permettait à des non-agrégés d’enseigner. Besnier préféra renoncer. Entre-temps le ministère changea et la question fut reportée. Deux ans plus tard, en 1879, Alfred Fournier, était nommé pour occuper la première chaire de clinique des maladies cutanées et syphilitiques à la faculté de médecine de Paris. Besnier dirigea les Annales de Dermatologie et de Syphiligraphie de 1881 à 1888 et son élection à la présidence du congrès international en 1900 témoigne de la place qu’il occupait dans l’école française de dermatologie et dans la communauté internationale. Fidèle à la grande tradition de la clinique médicale, Besnier apporte à la dermatologie un esprit d’ouverture. En 1881, avec Doyon, il traduit et commente l’ouvrage de Kaposi, maître de la dermatologie viennoise vers qui convergent des étudiants de tous pays. Besnier et Doyon en profitent pour dresser un inventaire des faiblesses de l’école de Paris, particulièrement en matière d’organisation de l’enseignement. Nécrologie (1909) « Ernest Besnier (1831–1909) », Bull Soc Méd Hôp Paris: 1029–1040. Thibierge G (1909) « Ernest Besnier » Presse Med, 40: 393–395.Google Scholar
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    Né le 29 octobre 1860, interne des Hôpitaux de Paris en 1883, chef de service à Saint-Antoine au moment de sa mort, codirecteur de la Pratique Dermatologique avec Besnier et Brocq, très engagé dans la lutte contre l’alcoolisme, décédé en 1914. Brocq L (1914) « Lucien Jacquet 1860–1914 », Ann Dermatol Syphil: 569–577.Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit.Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit.Google Scholar
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    Lettre de Sabouraud à son père, 11 juillet 1894, coll. Dr M. de Brunhoff.Google Scholar
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    Docteur en médecine, Ernest Peyron succéda à Quentin le 7 novembre 1884 en tant que directeur de l’Assistance publique, après avoir été conseiller général de Seine-et-Oise et directeur de l’institution des Sourds-Muets de Paris. On notera que c’est sous la direction de Peyron que les femmes furent autorisées en 1885 à concourir à l’internat en médecine, que fut créée l’école des teigneux à Saint-Louis et que furent créées ou transformées des salles d’opération et d’accouchement plus conformes aux connaissances bactériologiques nouvelles. L’Assistance publique en 1900, Assistance publique, Paris.Google Scholar
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    L’hôpital maritime de Berck a été fondé par l’Assistance publique en 1867 pour accueillir les enfants tuberculeux. Il contenait environ 500 lits au début des années 1890. « Historique de l’hôpital maritime de Berck » (1894) in Archives de l’Assistance publique, p. 319–321, cote D 286.Google Scholar
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    En 1895, une épidémie de teigne ayant repris à Berck, Sabouraud fut de nouveau sollicité pour y mettre un terme. « Au sujet de l’épidémie de teigne à l’hôpital de Berck » Procès-verbal du conseil de surveillance, 1er décembre 1895.Google Scholar
  90. 203-.
    « Création d’un laboratoire dans le service de M. le docteur Besnier ». Procès-verbal du conseil de surveillance de l’Assistance publique, séance du 7 décembre 1893.Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit.Google Scholar
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    Né en 1832, médecin des Hôpitaux de Paris en 1863, agrégé de la faculté de médecine de Paris la même année, chef de service à l’hôpital de Lourcine en 1868, chef de service à Saint-Louis en 1876, successeur de Hardy, Fournier fut chargé en 1870 du cours complémentaire des affections syphilitiques à la faculté de médecine de Paris avant d’être nommé le 31 décembre 1879 le premier titulaire de la chaire de clinique des maladies cutanées et syphilitiques à la faculté de médecine de Paris. Membre de l’Académie de médecine, président-fondateur de la Société française de dermatologie, Fournier fut commandeur de la Légion d’honneur. Fournier rédigea plusieurs milliers de pages consacrées à la syphilis dans ses différentes formes cliniques, ses aspects épidémiologiques, sociaux et prophylactiques. Deux timbres-poste à l’effigie de Fournier furent émis en 1946 et 1947 au profit de la Société française de prophylaxie sanitaire et morale qu’il fonda en 1901. Alfred Fournier est également représenté dans un tableau de Toulouse-Lautrec intitulé Un examen à la Faculté de Médecine de Paris (1901) exposé au musée Lautrec à Albi. Fournier mourut le 23 décembre 1914 à son domicile parisien, 77 rue de Miromesnil et fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise. « Exposé de titres et travaux d’Alfred Fournier » in Bibliothèque Henri-Feulard, hôpital Saint-Louis. Gougerot H, Brodier L (1932) L’Hôpital Saint-Louis et la clinique d’Alfred Fournier. Peyronnet, Paris.Google Scholar
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    Sabouraud R, « Souvenirs de l’hôpital Saint-Louis » in Deliberationes congressus dermatologorum internationalis IX-I Budapestini, 13–21 sept. 1935, p. 323–326.Google Scholar
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    Sabouraud R (1894) Les Trichophyties humaines, 2 vol., Rueff, Paris.Google Scholar
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    Revue de thèses de dermatologie (1894) R Sabouraud, « Les trichophyties humaines », Ann Dermatol Syphil, t. V: 130.Google Scholar
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    Sabouraud a été nommé chef de laboratoire de Fournier en 1894, successeur de Darier, nommé médecin des Hôpitaux. Sabouraud occupa le poste jusqu’en 1897.Google Scholar
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    Médecin des Hôpitaux de Paris en 1878, professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris en 1883, Quinquaud devint chef de service à Saint-Louis en 1885 et succéda à Lailler à la direction de l’école des teigneux. Cofondateur de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie en 1889, membre de l’Académie de médecine élu en 1891. Huguet F (1991) Les professeurs de la faculté de médecine de Paris, index biographique 1794–1939. Institut national de la recherche pédagogique, CNRS, Paris.Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit. Google Scholar
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    « Rattachement à l’école Lailler de l’hôpital Saint-Louis du laboratoire de M. le docteur Quinquaud décédé ». Procès-verbal du conseil de surveillance, 10 janvier 1895, p. 247–250. Compte tenu de la décision d’abord envisagée par la Ville de Paris de supprimer la subvention attribuée à Quinquaud, Besnier avait proposé que la subvention donnée à son laboratoire (3 500 francs) ainsi que les instruments soient attribués au laboratoire de l’école des teigneux, la Ville de Paris ayant accepté de reporter sur le nom de Tenneson la subvention auparavant versée à Besnier.Google Scholar
  109. 230-.
    « Rattachement à l’école Lailler du laboratoire du docteur Quinquaud décédé ». Procès-verbal du conseil de surveillance de l’Assistance publique, 10 janvier 1895.Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit.Google Scholar
  112. 233-.
    La loi du 10 janvier 1849 avait réuni en une seule administration l’Hôtel-Dieu, les hôpitaux réunis sous le nom d’Hôpital Général et de Grand Bureau des Pauvres, appelé aussi Bureau Central. L’article 6 de loi stipulait que les médecins, chirurgiens et pharmaciens des hôpitaux seraient nommés au concours alors qu’auparavant seuls les médecins et chirurgiens du Bureau Central chargés des consultations gratuites aux indigents étaient choisis selon ce mode de recrutement. Le nouveau régime créait un corps de médecins des Hôpitaux de Paris, homogène. Les médecins décidèrent alors de se grouper en une société dont l’association existante des médecins du Bureau Central fut le noyau. Ceux-ci adressèrent à leurs collègues un courrier leur montrant les avantages d’une telle société en soulignant à la fois l’intérêt scientifique des échanges réguliers et les intérêts corporatistes: « Au moment où l’organisation nouvelle de l’Assistance publique, à Paris, appelle les médecins à participer de manière active, quoique dans une limite étroite, à l’administration des établissements hospitaliers, il est de la plus haute importance que nous ne nous trouvions pas pris au dépourvu et que nous travaillions ensemble à nous pénétrer de ces nouveaux devoirs et à connaître ceux d’entre nous qui nous paraîtront les plus dignes de nous représenter dans les conseils où nous devons trouver place. » La première réunion de la Société médicale des Hôpitaux de Paris eut lieu le 25 juin 1849 à l’amphithéâtre de l’administration centrale des Hôpitaux de Paris, 2 rue Neuve-Notre-Dame. Haas Ch (1999) « La naissance de la Société médicale des Hôpitaux de Paris », Ann Med Int, 1: 10–16.Google Scholar
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    Brocq AJL (1917) « Le personnel médical des hôpitaux de Paris et l’après-guerre », Bull Méd: 496.Google Scholar
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    Brocq AJL (1917) « Le personnel médical des hôpitaux de Paris et l’après-guerre », art. cité, 480–482.Google Scholar
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    Lettre à Payenneville, le 1er août 1937.Google Scholar
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    Lettre à Payenneville, 28 novembre 1937, coll. Dr M. de Brunhoff.Google Scholar
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    Né à Laroque-Thimbault près d’Agen, Brocq, nommé premier à l’internat des Hôpitaux de Paris en 1878, fut reçu docteur en médecine en 1882, médecin de l’hospice de La Rochefoucauld en 1891, chef de service à l’hôpital Broca en 1896 et chef de service à Saint-Louis en 1906 où il resta jusqu’à sa retraite en 1921. Avant la Première Guerre mondiale, la présidence de la Société française de dermatologie avait été refusée à Brocq en raison d’un conflit avec Gaucher, « collègue infatué plus que de raison de la toge professorale », Brocq organisa alors avec Thibierge et Darier des réunions concurrentes au musée de Saint-Louis. Ce ne fut qu’en 1919 que la Société française de dermatologie, appela Brocq à sa présidence. Gougerot, assistant de Brocq, rapporte que son maître « malgré son mauvais état de santé venait tous les jours à Saint-Louis [...] il arrivait tôt à 8 heures 30, par une petite porte afin d’éviter les importuns: le plus souvent il s’asseyait dans son bureau, fatigué par une nuit de dyspnée et de douleurs et commençait par nous dire qu’il était trop souffrant pour voir des malades. Il se reposait, buvait sa tasse de lait chaud, se reprenait ». Outre le rôle qu’il joua dans la rédaction de la Pratique Dermatologique, Brocq publia notamment un Traité élémentaire de dermatologie pratique comprenant les syphilides cutanées en 1907 et un Précis atlas de pratique dermatologique en 1921. Brocq mourut à Paris le 18 décembre 1928. Son nom fut donné à un pavillon de l’hôpital Saint-Louis en 1929 et à un pavillon de l’hôpital Cochin en 1933. Louis Brocq (1856–1928) (1929) Bull Soc Med Hôp Paris: 1529–1533. Rist E (1955) « Louis Brocq » in 25 portraits de médecins français, 1900–1950, Masson, Paris, p. 73–79.Google Scholar
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    Renault A (1919) « Allocution du président », Bull Soc Fran Dermatol Syphil: 3–4.Google Scholar
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    Issu d’une famille protestante française, Darier (1856–1936) est né à Pest en Hongrie le 26 avril 1856. La famille Darier originaire de Beaune-les-Arnauds (Isère) quitta la France au XVIIIe siècle après la révocation de l’édit de Nantes en 1685. Jules Darier, père de Jean Darier, fonda la banque Darier Chaponnière et Cie. Après des études primaires et secondaires à Genève puis deux années d’études médicales en 1876 et 1877, Darier vint à Paris en 1877. Docteur en médecine en 1885, naturalisé français la même année, répétiteur d’histologie au Collège de France dans le laboratoire de Ranvier, chef de laboratoire de Fournier à Saint-Louis de 1885 à 1894, médecin des Hôpitaux de Paris en 1894, Darier fut chef de service à l’hôpital de La Rochefoucault en 1896, chef de service à l’hôpital de la Pitié de 1901 à 1905, chef de service à l’hôpital Broca successeur de Brocq et chef de service à Saint-Louis nommé en décembre 1909 et jusqu’à sa retraite en 1922. Vice-président de la Société de biologie en 1905, président de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie en 1921 et 1922, président d’honneur du IXe congrès international de dermatologie à Budapest en 1935, commandeur de la Légion d’honneur, Darier fut élu maire de Longpont-sur-Orge commune proche de Paris de 1925 à 1935. Principal directeur de la Nouvelle Pratique Dermatologique, ouvrage collectif de l’école française de dermatologie fait de huit volumes publiés en 1936, il fut également auteur d’un Précis de dermatologie publié en 1909, réédité quatre fois, traduit en anglais et en allemand. Descripteur de plusieurs maladies cutanées dont la maladie qui porte son nom, Darier est mort le 4 juin 1938 et est inhumé au cimetière de Longpont-sur-Orge. Civatte A (1938) « Jean Darier », Bull Soc Fran Dermatol Syphil: 895–900. Ledoux M-P, Ledoux G (1987) Un homme, une œuvre: Ferdinand Jean Darier. 1856–1938. Société historique de Longpont-sur-Orge.Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit. Google Scholar
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    Discours de M. Sabouraud (1925) Bull Soc Fran Dermatol Syphil: 255–260.Google Scholar
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    Jubilé scientifique du Docteur Sabouraud, 28 juillet 1929.Google Scholar
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    Maurice Pignot succéda à Brodier en tant que conservateur du musée des moulages et de la bibliothèque Henri-Feulard à partir de 1939.Google Scholar
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    Rivalier Émile (1893–1979): interne des Hôpitaux de Paris en 1920, chef de laboratoire à l’hôpital Saint-Louis à partir de 1930, membre fondateur de la Société française de mycologie médicale, président de cette société en 1971, président d’honneur de la Société française de dermatologie, chevalier de la Légion d’honneur.Google Scholar
  131. 260-.
    La disparition d’Alain Sabouraud fut entourée de circonstances particulières qui ajoutèrent à la souffrance du deuil. Après qu’Alain Sabouraud fut emporté par un paquet de mer, le bateau dériva jusqu’à La Spezia où la police italienne crut voir la preuve d’un meurtre dans la présence d’une mince blessure sur le cou de la passagère décédée et restée seule à bord alors que le corps d’Alain Sabouraud ne fut jamais retrouvé. Une enquête fut alors ouverte, connue des journalistes italiens puis français. Après que la thèse d’un meurtre par balle fut abandonnée, l’hypothèse d’un empoisonnement volontaire lui succéda et pendant plusieurs mois, le fils du docteur Sabouraud, médecin parisien de renom, fut considéré comme un meurtrier avant que l’autopsie de la passagère montre que celle-ci était en fait morte de faim et de soif sur le bateau abandonné à lui-même. Sabouraud en fut très affecté, mettant en cause le nationalisme des policiers italiens dans ce qu’il considérait comme un climat général antifrançais en Italie. Dr M. de Brunhoff, communication personnelle, 2005.Google Scholar
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    Simon Cl (1938) « Souvenirs sur Sabouraud », Bull Med, 193,25: 445–448.Google Scholar
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    En 1905, Sabouraud rencontre Odilon Redon, avec lequel il se lie d’amitié et échange une correspondance régulière. Lettres d’Odilon Redon, 1878–1916, publiées par sa famille, Paris et Bruxelles, G. van Oest éd, 1923. Redon réalisa en 1907 un portrait au pastel de Thérèse Sabouraud. Ce portrait après avoir été vendu à Londres chez Sotheby’s le 29 novembre 1967 a été exposé à la Galerie Slatkin à New York puis est devenu la propriété d’Arthur G Cohen à New York en 1981. Wildenstein A (1992) Odilon Redon, catalogue raisonné de l’œuvre peint et dessiné, Wildenstein Institute, Paris.Google Scholar
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    Sabouraud R, La Sculpture, novembre 1937, texte conservé par le Pr Olivier Sabouraud (†). 267-Ces tableaux furent vendus à la mort de Sabouraud par ses héritiers. Pr Olivier Sabouraud (†), communication personnelle, 2005. 268-Ces textes dactylographiés sont conservés par le docteur M. de Brunhoff et par le Pr O. Sabouraud (†).Google Scholar
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    Lettre à Payenneville, 18 mars 1936, coll. Dr M. de Brunhoff.Google Scholar
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    Payenneville Joseph (1877–1949): médecin adjoint des hôpitaux de Rouen en juin 1909, chef du service de dermato-vénéréologie en mai 1919. Payenneville eut un rôle actif dans la lutte contre la syphilis dans l’entre-deux-guerres. Chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire en 1919, Payenneville fut élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur en 1929, décoration remise par Sabouraud. Dr Karl Feltgen, Groupe d’Histoire des Hôpitaux de Rouen, communication personnelle, 2006. La correspondance Sabouraud-Payenneville s’étend du 12 juillet 1931 au 27 janvier 1938, lettres rédigées d’une écriture régulière à l’encre bleue dans lesquelles Sabouraud décrit à son ami le quotidien monotone des dernières années de sa vie. Cette correspondance, donnée par Payenneville à la famille Sabouraud, est conservée par le Dr Mathieu de Brunhoff.Google Scholar
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    Le traité des Maladies du cuir chevelu est complet en cinq volumes: I Les maladies séborrhéiques: séborrhée, acnés, calvitie (1902) Masson, Paris; II Les maladies desquamatives: pityriasis et alopécies pelliculaires (1904) Masson, Paris; III Les maladies cryptogamiques: Les teignes (1910) Masson, Paris; IV Les maladies suppuratives et exsudatives: pyodermites et eczémas (1928) Masson, Paris; V Les syndromes alopéciques, pelades et alopécies en aires (1930) Masson Paris. À ces volumes s’ajoutent Les trichophyties humaines (1894) Rueff, Paris; Diagnostic et traitement de la pelade et des teignes de l’enfant (1895) Rueff, Paris. Manuel élémentaire de dermatologie topographique régionale (1905) Masson, Paris et la série des Entretiens dermatologiques à l’École Lailler, Doin, Paris, 1913, 1922, 1924; Diagnostic et traitement des affections du cuir chevelu (1932),Masson, Paris.Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit.Google Scholar
  174. 313-.
    Sabouraud décrivait Jacquet comme « un homme fort intelligent, atteint de calvitie précoce et dont le front se continuait jusqu’à la nuque avec deux touffes de cheveux sur les tempes. L≐oeil clair, la parole facile, un peu trop nuancée, à la façon des orateurs et aussi un peu recherchée. Parfois il semblait s’écouter parler et il avait pris des leçons de diction. Esprit ouvert à beaucoup de choses, aimant les arts plastiques, s’entourant de photos d’art antique mais ne pratiquant aucun art et au fond un dilettante un peu paresseux. Ses tendances d’esprit étaient tout à fait inverses des miennes. Disons que c’eût été un physiologiste et moi un microbiologiste [...] Jacquet et moi appréciions nos qualités. J’aimais beaucoup sa franchise, son primesault, ses vues ingénieuses sur tous sujets et sa façon personnelle et intelligente de présenter ses idées. Et il appréciait chez moi des qualités équivalentes et un pouvoir de travail assidu qu’il n’avait pas ». Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit.Google Scholar
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    Jacquet L (1898) « Traitement de la pelade par l’irritation simple aseptique », Ann Dermatol Syphil: 1136–1139.Google Scholar
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    Sabouraud participa aux débats sur l’étiologie microbienne de l’eczéma, autre témoin des excès du microbisme en dermatologie illustrés notamment par les travaux d’Unna et qui furent un des thèmes de discussions du congrès international de dermatologie de Paris en 1900. Après avoir longtemps sur l’origine microbienne de l’eczéma, Sabouraud finissait par se ranger aux opinions des adversaires du microbisme, indiquant que « l’eczéma n’est pas une maladie primitivement microbienne [...] il est possible qu’on range actuellement dans l’eczéma des épidermites microbiennes qui n’en doivent pas faire partie et doivent être décrites hors de lui. » Sur ce sujet, on pourra lire Wallach D, Taieb A, Tilles G (2004), Histoire de la dermatite atopique. Masson, Paris, p.142–153.Google Scholar
  177. 316-.
    Sabouraud R (1897) « Discussion sur la séborrhée et les alopécies », Bull Soc Franc Dermatol Syphil: 265–295.Google Scholar
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    « Annales politiques et littéraires », (21 mars 1897), archives du musée de l’hôpital Saint-Louis, cote ARK 98.Google Scholar
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    Le Figaro, 30 juin 1897, no181.Google Scholar
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    Sabouraud R (1936) Mes hôpitaux, op. cit. Google Scholar
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    Duclaux E (1902) L’hygiène sociale. Paris cité par Guillaume P (1996) Le rôle social du médecin depuis deux siècles (1800–1945). Association pour l’étude de la sécurité sociale, Paris, p. 100.Google Scholar
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    Sabouraud R (1894) Les Trichophyties humaines, op. cit., p. VIII–X.Google Scholar
  188. 328-.
    Unna, dermatologue allemand, contemporain de Sabouraud, établit le même rapprochement indiquant que « les microorganismes sont en guerre avec l’homme » de la même manière que les conditions extérieures ont influencé le développement de l’espèce humaine. Unna PG (1890) « On the nature and treatment of eczema », Br J Dermatol: 231–245.Google Scholar
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    Cité in Tilles G Wallach D (2002) « Éléments d’histoire sociale du péril vénérien » in La Dermatologie en France, op. cit. Google Scholar
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    Pautrier L (1917) « Sur l’organisation générale des hôpitaux militaires de vénériens et des services-annexes », Ann Dermatol Syphilol: 233–256.Google Scholar
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    « Renvoi à la 5e commission et à l’administration d’une proposition de MM Henri Rousselle et Louis Dausset tendant à la création d’un Institut Municipal de prophylaxie spécifique », Bulletin Municipal Officiel, 30 décembre 1915: 2931–2933.Google Scholar
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    Tilles G (2007) Il y a 100 ans le BW, avatars d’une découverte. Presse Med 36, p. 366–399.Google Scholar
  194. 337-.
    Correspondance Sabouraud-Brocq (1917), archives du musée de l’hôpital Saint-Louis, cote ARK 98. On notera qu’à l’époque où était créé un hôpital spécial pour enfants teigneux à Saint-Louis, la tendance en matière de syphilis était plutôt d’ouvrir les hôpitaux spéciaux à d’autres pathologies. L’hôpital de Lourcine d’abord spécialisé dans le traitement des femmes syphilitiques s’ouvrit à la dermatologie en 1893 et fut renommé la même année par le conseil municipal de Paris, hôpital Broca pour abolir toute prévention dans l’esprit des malades. Henry F (1908) L’hôpital Broca, étude historique et sociale. Thèse pour le doctorat en médecine, Paris.Google Scholar
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    Sabouraud R (1924) « La syphilis héréditaire qu’on ignore » in Entretiens dermatologiques, Masson, Paris, p. 234–246.Google Scholar
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    Sabouraud R (1934) Le Médecin hors la médecine. Masson, Paris, p. 1; 2; 16.Google Scholar
  197. 349-.
    Lorsque Sabouraud y inscrit son fils aîné — au début des années 1910 — l’école des Roches est un établissement de création récente qui s’inscrit dans le mouvement des écoles nouvelles créées à la fin du XIXe siècle et dont la première fut fondée en 1889 à Abbotsholme en Angleterre. En 1899, Edmond Demolins (1852–1907), disciple de Le Play (1806–1882), s’inspire de ce modèle anglais, paré de toutes les vertus, pour fonder à Verneuil-sur-Avre dans la campagne normande, l’école des Roches. Sur l’école de Roches on pourra lire: « L’École des Roches, creuset d’une éducation nouvelle » (1998) Les Études Sociales, no 127–128: 1–264. Cécile Sabouraud fut élève d’une institution catholique située rue Madame à Paris. Source: Dr M. de Brunhoff, communication personnelle, octobre 2005.Google Scholar
  198. 351-.
    Sabouraud R (1933) Pêle-Mêle. Regards en moi et autour de moi, op. cit., p. 68.Google Scholar
  199. 352-.
    « Voyez le Duce, c’est la même finesse, le même sang-froid, la même profondeur et la même familiarité avec ses fidèles dont Napoléon avait fourni le modèle. L’impulsion qu’il a donnée à tous les rouages de l’État, faussée avant lui est évidente. Quoi qu’il arrive, il a doté l’Italie d’une cohérence, d’une volonté de puissance qu’elle était bien loin d’avoir et il la laissera meilleure qu’il l’avait prise en mains. [...] Cet homme est avant tout un animateur, un suscitateur d’énergie, parce qu’il sème l’enthousiasme. Cet enthousiasme, il l’a fait naître et il en cultive le développement. Sous cette poussée, chacun fait de bon coeur ce qu’il faisait de mauvais gré. Chacun a repris le sentiment qu’il doit remplir le rôle que le pays lui a confié. Chacun fait par amour ce qu’il faisait par obligation. Quelle différence ! [...] C’est ce que nous voyons sur nos deux frontières et dont nous ne comprenons pas encore la redoutable puissance [...] Il faut aimer ces états de demi-folie, créateurs de grande chose, plus que la stagnation « raisonnable » de la vie humaine réduite à ses besoins matériels. » Sabouraud R (1937) « Enthousiasme ». Texte conservé par le Pr Olivier Sabouraud (†).Google Scholar
  200. 353-.
    Sur cette question, on pourra lire Winock M (2004) La France et les Juifs, de 1789 à nos jours. Seuil, coll. « Points Histoire », p.185–215. Une riche bibliographie y est proposée.Google Scholar
  201. 354-.
    Sabouraud R (1937) Sur les pas de Montaigne, op. cit., p. 23–25. Cette question de l’antisémitisme peut être posée par la lecture d’un texte non publié, au contenu parfois ambigu, intitulé « Le courage sémite », rédigé en 1937. Texte conservé par le Pr O. Sabouraud.Google Scholar
  202. 355-.
    Sabouraud R (1937) Sur les pas de Montaigne, op. cit., p. 23–25. La tradition familiale fait de Sabouraud un partisan de Dreyfus. Plus tard, lorsque Sabouraud évoqua l’affaire Dreyfus ce fut pour la qualifier de « passion collective » comparable selon lui à la guerre sans révéler la moindre piste qui pourrait faire connaître une prise de position.Google Scholar
  203. 356-.
    Après avoir mis en exergue de son ouvrage une citation de Maurras, Payenneville poursuit: « Sous l’égide du Maréchal qui a entrepris si courageusement la régénération de notre Pays, nous voulons croire que nous réussirons aussi à faire disparaître la plupart des facteurs de la propagation des maladies vénériennes [...] programme de relèvement de notre pays, si courageusement élaboré par le maréchal Pétain et les collaborateurs qui l’entourent. » Payenneville J (1942) Le Péril vénérien, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » p. 100. On notera que dans l’édition suivante publiée après guerre la référence à Pétain a opportunément disparu. On imagine que Payenneville était en accord avec les commentaires de son préfacier (Louise Hervieu qui cite comme modèle « les peuples qui ont reconquis leur jeunesse et parmi eux nos vainqueurs qui se sont d’abord purifiés du mal vénérien ». Écrivain, lauréat du prix Fémina en 1936 pour Sangs, officier de la Légion d’honneur, Louise Hervieu [1878–1954] était atteinte d’une syphilis congénitale [dite alors héréditaire]. Elle mena campagne pour l’instauration du carnet de santé pour les syphilitiques. Séance solennelle en février 1938 à l’amphithéâtre Richelieu à la Sorbonne. Le carnet de santé a été voté par l’Assemblée nationale le 29 janvier 1939).Google Scholar
  204. 357-.
    Paris-Soir, 6 décembre 1937 cité dans la préface du livre de Payenneville (1942) Le Péril vénérien, op. cit. Google Scholar
  205. 358-.
    Huet M (1995) Le Pommier et l’olivier, Charles Nicolle, une biographie (1866–1936). Sauramps Médical, Paris, p. 108.Google Scholar
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    Neveux PL (1937) in Sabouraud R. Sur les pas de Montaigne, op. cit. Google Scholar
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    Pautrier L (1938) « Raimond Sabouraud ». La Presse Médicale: 361–362.Google Scholar
  208. 361-.
    Payenneville J (1938) « Le docteur Raymond Sabouraud 1864–1938 », La Normandie médicale, no 3: 50.Google Scholar

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