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Canadian Journal of Public Health

, Volume 109, Issue 5–6, pp 611–612 | Cite as

Canadian Journal of Public Health commits to qualitative research

La Revue canadienne de santé publique s’engage envers la recherche qualitative
  • Louise PotvinEmail author
Editorial/Éditorial

In this issue, we are publishing four articles submitted in response to a call for papers describing critically and theoretically oriented qualitative studies. This call was managed by Eric Mykhalovskiy, Senior Editor, responsible for the Journal’s qualitative research section. As we are reminded in the commentary by Mykhalovskiy and his colleagues (Mykhalovskiy et al. 2018)—the associate editors for the same section—the Canadian Journal of Public Health’s (CJPH) commitment to publish qualitative studies is not new. CJPH Editors-in-Chief preceding me maintained a long tradition of methodological diversity and a service orientation to the Canadian public health community. What we want to signal by this call for submissions and by this commentary is not a rupture of this tradition, but a proposal to further define its outlines.

As indicated in the commentary, qualitative research is not just about reporting, in synthetic categories, individuals’ comments about a shared experience. This descriptive exercise, clearly necessary as the first step in a critical interpretive analysis, cannot claim to provide new knowledge—an essential prerequisite for publication in a scientific journal such as ours. To use a quantitative analogy, it would be a little like publishing only a frequency table—something that does not constitute a quantitative research result.

To contribute to knowledge through qualitative studies, according to Mykhalovskiy and his colleagues, a researcher must carry out an interpretive exercise informed by critical positioning and by a theoretical perspective. In fact, as pointed out by D.T. Campbell (1978), one of the pioneers of quasi-experimental methods, quantitative data only have meaning because they represent and synthesize a body of theoretical and empirical knowledge codified at a given point in time. It is a posteriori that the qualitative researcher has to tie his data to existing knowledge, in the form of theories or of critical interpretive synthesis. In other words, a quantitative fact such as a score on a scale of depressive symptoms represents both a theory of the depression and its manifestations that allowed the development of the scale, and the entirety of the data on the use of this scale that enables interpretation of the comparative value of the quantitative fact. That is why, in a quantitative article it is imperative that each variable used be defined in advance and that the methods of gathering this information be standardized and described in detail. In contrast to quantitative data, qualitative data taken from a discursive or a visual representation has no a priori scientific value. It is the representation of a singular and unique experience that is clearly important for the individual but which has to be decoded and recontextualized to answer the research question. Its scientific value is tied to the work of the researcher to interpret its significance in connection to existing knowledge, hence the insistence that the researchers clarify in a critical way their theoretical position and the work carried out from the descriptive material gathered.

It is clear that knowledge arising from qualitative research must be presented in the CJPH, and the studies that we publish must meet the highest quality standards for this type of study. That is why the work of the editors of the “qualitative research” section is essential to ensure the leadership of the Journal in this field. We hope that the publication of the special section in this issue will contribute to improving the quality of the work that is submitted to us to critically illuminate population health events and the practices and programs put in place by public health to respond to them.

Louise Potvin

Editor-in-Chief

Louise.potvin@umontreal.ca

Éditorial

Dans ce numéro, nous publions quatre articles résultant d’un appel à soumissions pour des articles rapportant des études qualitatives critiques et théoriquement orientées. Cet appel a été piloté par Eric Mykhalovskiy, le rédacteur en charge de la section de recherche qualitative pour la revue. Comme le rappelle le commentaire de Mykhalovskiy et ses collègues (Mykhalovskiy et coll. 2018), rédacteurs adjoints pour la même section, l’engagement de la Revue canadienne de santé publique (RCSP) pour publier des études qualitatives, n’est pas récent. Les rédacteurs en chef de la revue, avant moi, ont maintenu une longue tradition de pluralité méthodologique et une orientation de service à la communauté canadienne de santé publique. Ce que nous voulons signifier par cet appel à soumissions et par ce commentaire, n’est pas en rupture avec cette tradition, mais propose d’en définir davantage les contours.

Comme indiqué dans le commentaire, la recherche qualitative ne se résume pas à rapporter dans des catégories synthétiques le discours d’individus par rapport à une expérience partagée. Cet exercice descriptif, certes nécessaire comme première étape d’une analyse interprétative critique, ne peut pas prétendre apporter une connaissance nouvelle, condition préalable essentielle pour une publication dans une revue scientifique comme la nôtre. Pour utiliser une analogie quantitative, ce serait un peu comme publier un tableau de fréquence, ce qui ne constitue pas, en soi, un résultat de recherche quantitative.

Pour contribuer à la connaissance par des études qualitatives, nous disent Mykhalovskiy et ses collaborateurs, le chercheur doit faire un exercice interprétatif informé par un positionnement critique et par une perspective théorique. En fait, comme le soulignait un des pionniers des méthodes quasi-expérimentales, D.T. Campbell (1978), alors que les données quantitatives n’ont de sens que parce qu’elles représentent et synthétisent un ensemble de connaissances théoriques et empiriques codifiées à un moment donné, c’est a posteriori que le chercheur qualitatif doit relier ses données à des connaissances existantes, sous la forme de théorie ou de synthèse interprétative critique. Autrement dit, une donnée chiffrée comme un score à une échelle de symptômes dépressifs représente à la fois une théorie sur la dépression et ses manifestations qui a permis l’élaboration de l’échelle, et tout le corpus de données d’utilisation de cette échelle qui permet d’interpréter la valeur comparative de la donnée chiffrée. C’est la raison pour laquelle dans un article quantitatif, on insiste pour que chaque variable utilisée soit définie au préalable et que les méthodes de cueillette de cette information soient standardisées et décrites en détail. Contrairement à une donnée chiffrée, une donnée qualitative tirée d’un discours ou d’une représentation visuelle n’a pas de valeur scientifique a priori. C’est la représentation d’une expérience singulière et unique qui est évidemment importante pour l’individu mais qui demande à être décodée et recontextualisée pour répondre à la question de recherche. Sa valeur scientifique est liée au travail du chercheur pour interpréter sa signification en lien avec des connaissances existantes, d’où l’insistance pour que le chercheur explicite de manière critique, sa position théorique et le travail effectué à partir du matériel descriptif recueilli.

Il est évident que les connaissances issues de recherches qualitatives doivent être valorisées dans la RCSP, et les études que nous publions doivent rencontrer les plus hauts standards de qualité de ce type d’études. C’est pourquoi le travail des éditeurs de la section « recherche qualitative » est essentiel pour assurer le leadership de la revue dans ce domaine. Nous espérons que la publication de la section spéciale dans ce numéro contribuera à accroître la qualité des travaux qui nous sont soumis pour éclairer de manière critique les phénomènes de santé des populations et les pratiques et programmes mis en œuvre par la santé publique pour y répondre.

Louise Potvin

Rédactrice en chef

Louise.potvin@umontreal.ca

Notes

References/Références bibliographiques

  1. Campbell, D. T. (1978). Qualitative knowing in action research. In M. Brenner, P. Marsh, & M. Brenner (Eds.), The social context of methods (pp. 184-209). London: Croom Helm.Google Scholar
  2. Mykhalovskiy, E., Eakin, J., Beagan, B., Beausoleil, N., Gibson, B.E., Macdonald, M.E., Rock, M.J. (2018). Beyond bare bones: critical, theoretically-engaged qualitative research in public health. [Invited Commentary] Can J Public Health 109(5-6). Google Scholar

Copyright information

© The Canadian Public Health Association 2018

Authors and Affiliations

  1. 1.École de santé publique et Institut de recherche en santé publique, Université de MontréalMontrealCanada

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