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‘It’s More Than Knowing the Science’: A Case Study in Elementary Science Curriculum Review

  • Brian Lewthwaite
Article

Abstract

This research exercise, based on the initial stage of a school-wide science curriculum improvement project, explores the factors influencing science program delivery in a multicultural elementary school in northwestern Canada. Using a validated science program delivery evaluation tool, the Science Curriculum Implementation Questionnaire (SCIQ), as a foundation for data collection, staff discussion, and collaborative decision making, a school embarks on a self-review process to, first of all, identify factors influencing science program delivery and, second, identify strategies for improvement of science delivery. Implications of this self-review process on science program delivery improvement are discussed, especially within the context of the adequacy of teacher pedagogical-content knowledge within a multicultural context. As well, recognizing the limitations of the SCIQ within the context of study, modifications to the SCIQ are also presented.

Sommaire exécutif

L’objectif principal de cette recherche était d’utiliser un outil d’évaluation validé mesurant la transmission des contenus prévus par les curriculums, comme véhicule servant à améliorer la communication des contenus scientifiques dans une école primaire du Nord-ouest du Canada (de la lere à la 6e année). L’étude analyse différentes stratégies d’amélioration, d’une part grâce à la discussion basée sur la collaboration, et d’autre part grâce a la prise de décision basée sur la cueillette de données. De plus, l’étude implique l’application, dans un contexte canadien, d’un outil d’évaluation développé, validé et utilisé de façon très répandue dans les écoles primaires de Nouvelle Zélande. Puisque l’exercice d’application évalue l’efficacité du questionnaire SCIQ lorsqu’il s’agit de mesurer l’ampleur et la profondeur des facteurs qui influencent la transmission des contenus, en particulier la mise en application des curriculums scientifiques dans une école multiculturelle où tous les enseignants donnent des cours de sciences comme partie intégrante de leur tâche, cette étude constitue également une évaluation de la validité des contenus du questionnaire.

Le questionnaire SCIQ (Science Curriculum Implementation Questionnaire), qui est un outil polyvalent mis au point et validé récemment, a été utilisé pour l’évaluation des facteurs qui influencent la communication des contenus scientifiques à l’école Northwest, école à majorité autochtone située dans un centre urbain du Nord-ouest canadien. Le SCIQ est un questionnaire à sept échelles et 49 questions, fournissant des informations sur les facteurs qui influencent l’application des programmes scientifiques dans la salle de classe, et ce dans des écoles où l’enseignement des sciences fait partie des tâches quotidiennes de tous les enseignants. Quatre échelles se rapportent à l’environnement scolaire. Ces échelles environnementales, ou échelles extrinsèques, sont la qualité des ressources, la gestion du temps, la philosophie de l’école et le soutien professionnel de la part du milieu. Les trois autres échelles portent sur les caractéristiques personnelles des enseignants. Ces facteurs intrinsèques sont les connaissances scientifiques, la compétence professionnelle et la motivation. Le SCIQ est disponible en deux versions, dites «courante» et «souhaitable», toutes deux remplies par le corps enseignant dans son entier. La version «courante» indique la situation telle qu’elle se présente à l’heure actuelle, tandis que la version «souhaitable» renvoie à la situation telle que les enseignants souhaiteraient qu’elle soit. Tous les enseignants (n=12) de l’école Northwest ont répondu aux deux questionnaires. La moyenne et l’écart type pour chacune des échelles ont d’abord été calculés, pour ensuite servir de base de discussion afin de permettre aux membres du personnel de décider ensemble des façons de procéder pour une évolution stratégique des curriculums.

Suivant un modèle de développement scolaire sanctionné par Stewart et Prebble (1985), selon lequel la cueillette et la présentation des données deviennent la base de la discussion visant à la prise de décision en commun, l’auteur a explicité aux enseignants le but du SCIQ et le signifié des échelles et des données recueillies. On a demandé aux enseignants de commenter la justesse de chacune des échelles et les tendances générales mises en évidence dans les données. Selon eux, l’efficacité de la communication en sciences était attribuable a une série de facteurs, tous évalués par le SCIQ (par exemple une gestion des ressources bien documentée, une gestion efficace du temps, le soutien de la part de l’école et des collègues), et il ressort que la plupart de ces facteurs avaient été largement influencés par une volonté collective, de la part du personnel enseignant et de l’administration, d’offrir une excellente qualité d’enseignement dans toutes les matières du programme, et non seulement dans les matières scientifiques. Les enseignants reconnaissaient que le directeur de l’école n’était pas seulement un bon gestionnaire scolaire, mais qu’il était aussi un leader et un catalyseur dans une optique de recherche constante d’amélioration des programmes. Ici aussi, ces aspects ont été mis en évidence grâce au SCIQ. L’auteur a mené la discussion vers les qualités professionnelles, ou facteurs intrinsèques, qui influencent l’efficacité des curriculums scientifiques. En particulier, l’écart entre les résultats des deux versions du questionnaire, pour ce qui est de la compétence professionnelle et du niveau de connaissances scientifiques identifiés par le SCIQ, a été signalé. Les commentaires des enseignants montrent clairement que des facteurs fréquemment cités, comme l’autosuffisance en matière d’enseignement des sciences, les connaissances scientifiques et la motivation, jouent un rôle fondamental dans la transmission efficace des contenus du programme scientifique à l’école Northwest. La base de connaissances professionnelles multidimensionnelles requises chez les enseignants était par ailleurs clairement mise en évidence dans les commentaires des enseignants. Ceux-ci reconnaissaient avoir besoin d’une base de connaissances complexes pour faire leur travail, allant de la connaissance de stratégies scientifiques efficaces, aux objectifs déclarés du curriculum, à la connaissance des matières au programme, en passant par une connaissance des apprenants, surtout pour tout ce qui touche au bagage culturel et au vécu des étudiants. Cette discussion entre les membres du personnel marquait la fin de l’autoévaluation préliminaire de l’école. Ensuite, la discussion a été centrée sur la prise de décision en commun dans le but d’améliorer la transmission des contenus du programme scientifique. Les enseignants affirmaient vouloir perfectionner leur base de connaissances scientifiques à l’intérieur d’un champ précis du curriculum. II était particulièrement important pour eux d’arriver à mieux comprendre les idées préconçues courantes sur les apprenants et de développer des stratégies efficaces pour l’enseignement de concepts scientifiques tels que la lumière, les champs magnétiques, les forces et les changements qui affectent la matière, dans le cadre de contextes qui soient appropriés sur le plan culturel. La discussion qui accompagnait la présentation des données a été déterminante pour l’identification des défauts du SCIQ comme outil diagnostique servant à identifier les facteurs qui influencent la transmission efficace des contenus du programme scientifique. En conséquence, la connaissance du curriculum et la connaissance des apprenants ont été ajoutées à l’échelle appelée «connaissance des savoirs scientifiques» du SCIQ, afin d’aborder la question de la base de connaissances complexes qu’on demande aux enseignants de maîtriser pour l’enseignement des sciences.

Selon cette étude, une série de facteurs environnementaux et personnels influencent l’efficacité de la transmission des contenus scientifiques à l’école. Bien que l’étude souligne l’importance des facteurs extrinsèques liés à l’environnement scolaire, en particulier ceux qui ont trait au rôle du directeur comme leader pédagogique, les facteurs intrinsèques tels que la base des connaissances des enseignants, leurs opinions et leur attitude influencent considérablement l’efficacité de la communication des contenus scientifiques prévus pas le programme. De plus, elle montre qu’on peut faire l’analyse systématique de ces facteurs par le biais d’instruments de mesure capables d’évaluer les différentes caractéristiques du milieu pédagogique. L’utilisation d’instruments standards tels que le SCIQ pour recueillir les données de base, ainsi que les récits fournis par les discussions entre les membres du personnel, sont jugés comme des moyens fiables et efficaces pour mieux cerner les forces qui entrent en jeu dans le cadre du contexte éducatif, et mettre au point des stratégies centrées sur le perfectionnement des curriculums.

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Copyright information

© Ontario Institute for Studies in Education 2005

Authors and Affiliations

  • Brian Lewthwaite
    • 1
  1. 1.University of ManitobaCanada

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