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Mondialisation et Traduction Juridique: Nouveaux Parcours de Recherche

  • Fabrizio Megale
Article

Abstract

So far, legal translation studies have generally been concerned with multilingual legislation, which they have dissected using comparative law methods. The time seems to have come for a differentiated research that recognises various types of legal translation, including the (vast) category of translation by professionals for public authorities and business concerns. This latter category’s context is rapidly changing. Globalization is aggravating the crisis of national legislation. First and foremost, networks of authorities have sprung up alongside international organisations. The texts translated are regulatory rather than prescriptive. Then, in the field of international commerce, a standardization of contracts is occurring. Globalized administrative and commercial varieties of English are no longer the English of the common law but, rather, a neutral or hybrid English that needs to be further sub-classified by reference to specific legal sectors. Furthermore, by reducing costs and deadlines, globalization and digitalization have forced translation to be economically efficient. Several legislative provisions now allow the translation of legal texts by way of extracts or summaries. In multilingual monitoring translators are being asked to assess and select the documents for translation themselves. The quality required is often that which is “sufficient” to achieve the sought-after goal. All these changes must be incorporated into the university education of translators (i.e. by including regulatory and contractual texts, neutral varieties of English, translations in reduced form, assessment and selection of texts and quality calibration).

Keywords

Globalization of law Legal translation Translation Studies 

Résumé

Les études sur la traduction juridique ont visé pour la plupart le multilinguisme législatif, disséqué grâce aux méthodes du droit comparé. Le moment semble venu de différencier la recherche, en reconnaissant plusieurs traductions juridiques, parmi lesquelles le vaste champ de la traduction professionnelle, pour le compte d’administrations et d’entreprises. Le contexte de cette traduction évolue rapidement. La mondialisation aggrave la crise de la loi. D’abord, des réseaux d’administrations ont pris forme à côté des organisations internationales. Les textes traduits ne sont pas normatifs, mais plutôt régulateurs. Ensuite, dans le commerce international on assiste à une modélisation des contrats. L’anglais administratif et commercial mondialisé n’est plus l’anglais du common law, mais un anglais neutre ou hybride, qu’il convient de décliner en parlant d’anglais juridiques sectoriels. En outre la mondialisation et la numérisation, en comprimant coûts et délais, ont imposé l’efficacité économique de la traduction. Plusieurs dispositions législatives admettent désormais la traduction de textes juridiques par extraits ou par résumé. Dans la veille juridique multilingue on demande au traducteur d’évaluer et sélectionner lui-même les documents à traduire. Enfin, la qualité requise est souvent celle qui est «suffisante» pour atteindre le but recherché. Tous ces changements doivent entrer dans la formation universitaire des traducteurs (textes régulateurs et contractuels, anglais neutres, traductions sélectives, évaluation et sélection documentaire, calibrage de la qualité).

Mots-clés

Mondialisation du droit Traduction juridique Traductologie 

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Copyright information

© Springer Science+Business Media Dordrecht 2014

Authors and Affiliations

  1. 1.Facoltà di Interpretariato e TraduzioneUniversità degli Studi Internazionali di Roma (UNINT)RomeItaly

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