Objectif
Le desflurane, nouvel anesthésique d’inhalation, est reconnu comme un médicament supérieur parce qu’il permet un réveil postanesthésique plus rapide. Mais cela ne vaut que pour des opérations de longue durée, c’est-à-dire plus d’une heure. Nous avons évalué notre expérience de l’utilisation du desflurane pour des opérations de courte durée en procédant à l’analyse rétrospective des cas réglés de cholécystectomie laparoscopique d’un seul chirurgien.
Méthode
Une fois obtenu l’accord de l’institution, nous avons réalisé une comparaison rétrospective de la récupération postopératoire des patients ayant reçu desflurane/air/oxygène ou, dans le cas des patients témoins historiques, isoflurane/N2O/oxygène.
Résultats
Les caractéristiques préopératoires des patients étaient comparables dans les deux groupes. La durée de l’opération et le temps écoulé entre la fin de l’opération et le départ du patient vers la salle de réveil (SDR) ont été, pour l’utilisation du desflurane et de l’isoflurane/N2O respectivement, de (en minutes) 42,7 ± 13,5 et de 9,6 ± 4,6 vs 41,2 ± 15,1 et de 8,5 ± 4,1 (P = NS). Les scores totaux d’AIdrete à l’arrivée en SDR ont été de 8,1 ± 1,4 et de 7,9 ± 1,8 pour les deux groupes respectivement (P = NS). Le pourcentage de patients arrivés à la SDR avec des scores de conscience de 2, 1,0 pour le desflurane et l’isoflurane/N2O ont été de 20,4, 75,5 et 4,1 vs 14,6, 73,2 et 12,2 respectivement (P = NS). Le séjour moyen en SDR a été de 160 ± 111 et de 156 ± 114 min (P = NS).
Conclusion
Nos résultats montrent que l’usage du desflurane pour des opérations de courte durée ne conduit pas nécessairement à une récupération plus rapide ou à un départ plus hâtif de la SDR.