Objectif
Comparer les effets analgésiques du rémifentanil et de l’alfentanil pendant la biopsie mammaire sous surveillance anesthésique (SA).
Méthode
Soixante patientes ont reçu une sédation avec du propofol (50 μg· kg−1· min−1). Après une dose de charge d’opioïde (soit le rémifentanil 0,5 )μg· kg−1 ou l’alfentanil 2,5 μg · kg−1), une perfusion a été amorcée (0,05 )μg · kg−1 · min−1 de rémifentanil ou 0,25 μg · kg−1· min−1 d’alfentanil) et complétée par une infiltration d’anesthésique local. La douleur a été évaluée avec une échelle visuelle analogique en dix points (EVA) pendant l’infiltration et la dissection des tissus profonds. L’analgésie incomplète, définie par un score ≥ 5 à l’EVA, a été traitée d’abord avec des bolus d’opioïde (10 μg de rémifentanil ou 50 μg d’alfentanil), puis avec un anesthésique local si l’analgésie était incomplète après deux doses. Après l’opération, nous avons noté le délai nécessaire à l’atteinte des critères de sortie et le temps réel avant la sortie des patientes.
Résultats
Les scores de douleur ont été similaires dans les deux groupes pendant les injections initiales d’anesthésique local dans le sein, quoique les patientes qui ont reçu le rémifentanil aient présenté des scores de douleur moyens plus bas pendant la dissection tissulaire (2,3 vs 4,3, P < 0,01). Les patientes sous rémifentanil ont demandé moins d’opioïde de secours (1,9 vs 3,6, P < 0,03) et d’anesthésique local (5 vs 15, P < 0,006). Les temps de récupération ont été comparables entre les groupes.
Conclusion
Le choix du rémifentanil s’est révélé meilleur que celui de l’alfentanil pour la biopsie mammaire sous SA aux doses étudiées, mais n’a pas raccourci la récupération postopératoire.