Objectif
L’adréno-leucodystrophie (ALD) est une affection héréditaire rare. Ses manifestations comprennent des troubles divers du système nerveux central associés à une insuffisance surrénale. Nous présentons le cas d’un homme atteint d’ALD liée au sexe, devant subir une chirurgie.
Aspects cliniques
Un homme de 40 ans atteint d’ALD génétique s’est présenté souffrant d’une fracture transtrochantérienne du fémur. L’histoire médicale révélait une atélectasie récurrente, de l’incontinence urinaire, un retard mental, des crises convulsives et de l’insuffisance surrénalienne. Aucune prémédication n’a été administrée, mais une dose de protection périopératoire de stéroïde avec 100 mg d’hydrocortisone a été donnée. Dans la salle d’opération, le patient n’acceptait pas la mise en place des différents appareils de surveillance. Par conséquent, on a utilisé 1 mg de midazolam, puis 275 mg de thiopental suivis immédiatement de 40 mg de rocuronium pour induire l’anesthésie avec l’application d’une pression cricoïthenne suivie de la mise en place des autres appareils. Aussitôt après l’induction, on a administré 50 μgiv de fentanyl et l’anesthésie a été maintenue avec du protoxyde d’azote et de l’isoflurane. Aucun autre myorelaxant ou opioïde n’ont été administrés et l’anesthésie s’est déroulée sans incident. L’extubation de la trachée s’est faite chez le patient éveillé qui présentait un état stable lors de son transfert à la salle de réveil.
Conclusion
Les patients atteints d’ALD génétique sont rarement traités en clinique, vu leur condition particulière. Linsuffisance surrénalienne, le retard mental et l’ostéoporose constituent d’importantes préoccupations dans le traitement de ces patients. De plus, ce sont des patients qui risquent de présenter du reflux, des crises et des complications postopératoires majeures.