L’incidence de nausées et vomissements en période postopératoire et le besoin de médication antiémétique a été évalué chez 80 patientes devant subir une anesthésie (cas d’un jour) pendant une séance de conception assistée. L’induction de l’anesthésie s’est faite à l’aide d’alfentanil 50 μg · kg−1 et de propofol 1 mg · kg−1; l’intubation endotrachéale a été facilitée à l’aide d’atracurium 0,5 mg · kg−1. L’anesthésie était maintenue soit à l’aide d’une technique intraveineuse totale, en utilisant une infusion de propofol et des bolus d’alfentanil (groupe P), soit à l’aide d’une technique d’inhalation en utilisant le protoxyde d’azote et l’enflurane (groupe E). Pendant la période postopératoire, les nausées, les efforts de vomissement, les vomissements, le besoin de thérapie antiémétique, et les admissions hospitalières imprévues pour une nuit étaient notés. L’incidence globale de nausées était de 64% dans le groupe E et 39% dans le groupe P (P < 0,05). L’incidence de vomissements était de 67% dans le groupe E et de 34% dans le groupe P (P < 0,05). Soixante-deux pourcent des patientes du groupe E ont demandé du métoclopramide, comparativement à 32% du groupe P (P < 0,05); 21% des patientes du grope E ont été admises à l’hôpital pour une nuit, tandis que seulement 5% des patientes du groupe P l’ont été (P < 0,05). Nous concluons que l’anesthésie à l’aide d’une technique intraveineuse totale, avec propofol et alfentanil, est supérieure à une anesthésie par inhalation à l’aide de protoxyde d’azote et d’enflurane car elle est associée à une incidence moins élevée de nausées et vomissements, un besoin moindre de médication antiémétique, et une probabilité plus faible d’admissions hospitalières imprévues après une chirurgie gynécologique d’un jour.