On a administré à des porcs susceptibles ďhyperthermie maligne, une dose de 3.5 mg·kg-1 de dantrolène dans le but de produire une dépression maximale de la contraction provoquée de ľorteil. Des biopsies du muscle droit interne de la cuisse ont été prélevées avant et après ľadministration de la drogue pour évaluer les modifications qu’elle pourrait apporter aux épreuves diagnostiques basées sur ľévaluation in vitro de la contracture du muscle en contact avec ľhalothane, la caféine ou une combinaison de ces deux drogues. Les épreuves de contraction furent réalisées immédiatement, une heure ou deux après chaque biopsie.
Lors de ľépreuve à ľhalothane, le dantrolène n’a eu aucun effet sur la réceptivité du muscle et la contracture se mesurait à 0.8 g en moyenne avant et à 0.7g après traitement. Au contact de ľhalothane la contracture augmentait avec la longueur de ľintervale qui séparait le prélèvement de ľépreuve et le dantrolène n’a pas modifié cet effet particulier. La concentration spécifique de caféine nécessaire pour une contracture isométrique mesurée à I g du muscle susceptible à ľhyperthermie maligne n’a pas été modifiée par le dantrolène (2.56 mM avant et 2.60 mM après dantrolène). Ľintervale entre le prélèvement et ľépreuve n’a pas affecté de façon significative la réponse à la caféine seule, alors que ľassociation halothane- caféine augmente ľeffet de contracture après dantrolène. On en conclut que ľadministration préalable de dantrolène n’a pas ďeffet sur le dèroulement des épreuves pharmacologiques in vitro de ľhypothermie maligne.