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Entomophaga

, Volume 7, Issue 3, pp 269–270 | Cite as

Les possibilités de l'application des germes pathogènes dans la lutte contre les chenilles défoliatrices

  • P. Grison
Mémoires Originaux

Résumé

L'utilisation des germes pathogènes est une solution du problème de la sélectivité. Des solutions concurrentes existent avec certains pesticides chimiques.

L'utilisation des germes pathogènes est donc envisagée d'une manière pragmatique en négligeant les problèmes de recherches fondamentales.

Pour cette raison les mycoses et les protozoonoses ne sont pas retenues.

Les viroses offrent un exemple de la plus grande spécificité d'action. L'application des virus d'insectes a été surtout développée en sylviculture. Une grande difficulté est la multiplication des virus sur organismes vivants.

Les bactérioses peuvent être seules retenues pour l'agriculture et l'arboriculture intensives: elles ont un spectre d'action assez étendu mais suffisamment sélectif; les bactéries qui nous intérresent peuvent être multipliées industriellement.

Le statut deBacillus thuringiensisBerliner et les propriétés des préparations commerciales ont fait l'objet de développements récents.

Dans une revue critique des applications de ces préparations en arboriculture fruitière, on considère d'abord le cas des Mineuses et des Tordeuses. Presque toutes ces chenilles sont susceptibles àB. thuringiensis. Mais la difficulté d'utilisation des préparations est de nature éthologique. De bons résultats sont obtenus au Canada contreArgyrotaenia et en U.R.S.S. contreHyponomcuta.

En U.R.S.S. on utilise des produits mixtes à concentration réduite (0,5%) de préparation bactérienne et à concentration extrêmement faible (0,002%) de D.D.T.

Les résultats contre le Carpocapse sont négatifs.

Les résultats contre les chenilles défoliatrices sont très satisfaisants: en Hollande et au Canada contreMalacosoma; au Canada contre les Géométrides,Operophtera etAlsophila espèces très susceptibles àB. thuringiensis, à la dose de 1 à 2 pounds de préparation (titrant 30×109 spores viables par gramme) pour 100 gallons, soit environ, 1,5%; en France, ces résultats sont confirmés.

En conclusion, l'utilisation en verger des prépararations commerciales deBacillus thuringiensis doit être «intégrée» dans un programme général de protection comprenant à la fois les traitements chimiques et les méthodes culturales. De tels programmes sont actuellement expérimentés dans certains vergers de Pommiers par l'I.P.O. et le T.N.O. en Hollande.

Copyright information

© Le François 1962

Authors and Affiliations

  • P. Grison
    • 1
  1. 1.Laboratoire de Biocoenotique et de Lutte biologiqueLa Minière (Par Versailles)France

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