Zeitschrift für Präventivmedizin

, Volume 7, Issue 1, pp 118–134 | Cite as

Über die Toxikologie des Tabakgenusses

  • Franz Borbély
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Zusammenfassung

1. Die allgemeine Bekämpfung des Tabakgenusses ist bis heute erfolglos geblieben.

2. Die Art des Tabakgenusses hat sich in drei Richtungen entwickelt: a) Aufnahme in Aerosolform, b) Verminderung der auf einmal gerauchten Tabakmenge (vorab bei Zigaretten), c) Verschiebung der Reaktion des Tabakrauchs in die saure Richtung (vorab bei Zigaretten).

3. Toxikologisch teilen wir die Tabakrauchbestandteile in vier Gruppen ein: a) Nikotin und verwandte Alkaloide, b) reizwirksame Stoffe, c) anoxieverursachende Stoffe, d) krebsfördernde Stoffe.

4. Das Wesen des Rauchgenusses ist die Befriedigung des erworbenen Nikotonanspruches.

5. Die Nikotinaufnahme wird durch unwillkürliche Veränderungen der Rauchtechnik gesteuert.

6. Die Reizwirksamkeit des Tabakrauches entfaltet sich vor allem parallel zu seiner Alkalizität.

7. Unter den im Tabakrauch enthaltenen anoxieverursachenden Stoffen ist Kohlenoxyd im Blut leicht nachweisbar und kann zur Bestimmung der Inhalationstiefe herangezogen werden.

8. Gewebetoxikologische Analogien weisen darauf hin, daß die karzinogene Wirksamkeit des Tabakrauches vor allem aus seinem Teergehalt herzuleiten ist. Für die karzinogene Wirksamkeit des Teers sind vor allem die Schleimhäute der Bronchien empfindlich. Voraussetzung für die Ausbildung eines Raucherkrebses ist der direkte Kontakt des Rauches mit der Bronchialschleimhaut, also die Inhalation des Rauches.

9. Die Nikotinaufnahme kann einen bestehenden Herzinfarkt ungünstig beeinflussen (Causa aggravationis), bei bestehender Koronarsklerose einen Herzinfarkt auslösen (Causa manifestationis); als Ursache (Causa causans) für die Koronarsklerose stellt die Nikotinaufnahme nur einen Faktor unter vielen anderen dar.

10. Sowohl prophylaktisch wie therapeutisch ergeben sich für das Rauchen allgemeine und spezielle Kontraindikationen.

11. Gewisse Medikamente sind geeignet bei der Entwöhnung auftretende Abstinenzerscheinungen zu mildern.

12. Die Entschärfung des Tabakgenusses muß vom Standpunkt des Raucherkrebses und Herzinfarktes betrachtet werden. Hinsichtlich Raucherkrebs ist der saure Tabakrauch mit milder Reizwirkung und niedrigem Nikotingehalt in der Gasphase (Rauch der modernen Zigaretten) am gefährlichsten, da er zwangsweise zu tiefer Inhalation verleitet; aus dem selben Grunde erscheint uns auch die Einführung noch so wirksamer Filter nicht zufriedenstellend. Pfeifen- und Zigarrenrauch sind fähig, den Nikotinanspruch schon mit der Mundresorption zu befriedigen, sie zwingen den Raucher zwecks Befriedigung des Nikotinanspruches nicht zur Inhalation; diese wird durch den stark reizwirksamen alkalischen Rauch gewissermaßen sogar verhindert. Auf den Raucherkrebs bezogen, ist demnach ein «milder Tabak» als stark und ein «starker Tabak» als mild zu betrachten. Die Tiefe der Rauchinhalation und somit die individuelle Krebsgefährdung eines Rauchers können wir vermittels COHb-Bestimmung zahlenmäßig erfassen.

Die Förderung des Herzinfarktes oder anderer unerwünschter Gefäßreaktionen bei vorbeschädigten Personen hängt mit dem Wesen des Rauchens, mit der Nikotinaufnahme, zusammen. Pathologische Gefäßreaktionen können durch gezielte Untersuchungen erfaßt werden, indem das Rauchen als Belastung benützt wird. In solchen Fällen ist das Rauchen speziell kontraindiziert.

Résumé

1. La lutte contre la fumée du tabac est restée sans succès jusqu'à ce jour.

2. Trois formes de l'usage du tabac se sont développées: a) absorption sous forme d'aérosol, b) diminution de la quantité de tabac fumé à la fois (surtout avec les cigarettes), c) déplacement vers l'acidité de la réaction de la fumée de tabac (surtout avec les cigarettes).

3. Quatre composants sont importants pour la toxicologie de la fumée de tabac: a) nicotine et alcaloïdes apparentés, b) substances irritantes, c) substances causant l'anoxie, d) substances cancérigènes.

4. On cherche dans la fumée la satisfaction d'un besoin de nicotine acquis.

5. L'absorption de nicotine est réglée par des modifications involontaires de la manière de fumer.

6. L'action irritante de la fumée de tabac est en relation directe avec son alcalinité.

7. L'oxyde de carbone — une des substances causant l'anoxie — est aisément décelable dans le sang et permet de déterminer la profondeur d'inhalation.

8. Par analogie avec la toxicologie professionnelle on voit que l'action cancérigène de la fumée de tabac est due principalement au goudron. Ce sont avant tout les muqueuses des bronches qui sont sensibles à l'action cancérigène du goudron. Le contact de la fumée avec les muqueuses des bronches dû à l'inhalation est à l'origine du cancer du fumeur.

9. L'absorption de nicotine peut aggraver un infarctus cardiaque préexistant (causa aggravationis) et peut le provoquer dans un cas de sclérose coronaire (causa manifestationis). La nicotine n'est qu'une des causes directes (causa causans) de la sclérose coronaire.

10. Sur les plans prophylactique et thérapeutique il existe des contre-indications générales et spéciales pour la fumée.

11. Il existe certains médicaments diminuant les manifestations d'abstinence.

12. La réduction des effets toxiques du tabac doit être considérée sous l'angle de l'infarctus cardiaque et du cancer du fumeur. En ce qui concerne ce dernier, la fumée de tabac acide, peu irritante et contenant peu de nicotine dans sa phase gazeuse (cela concerne les cigarettes modernes), est la plus dangereuse car elle incite forcément à une inhalation profonde; pour cette même raison l'introduction de filtres — même efficaces — n'est pas satisfaisante. Lorsqu'on fume la pipe ou le cigare la résorption au niveau de la bouche suffit à satisfaire le besoin de nicotine. L'inhalation est même entravée par l'action irritante de l'alcalinité de la fumée de la pipe et du cigare. Du point de vue du cancer du fumeur, un «tabac doux» doit donc être considéré comme fort, et un «tabac fort» plutôt comme doux. On peut connaître la profondeur d'inhalation de la fumée, et par conséquent évaluer le danger de cancer du fumeur, en déterminant le taux de CO-Hb.

L'action de provoquer l'infarctus cardiaque et d'autres réactions vasculaires indésirables chez des personnes déjà atteintes dépend de la manière de fumer et de l'absorption de nicotine.

Les réactions vasculaires pathologiques peuvent être étudiées par des expériences spécifiques. Dans le cas de résultat positif la fumée est particulièrement contre-indiquée.

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Copyright information

© Schweiz. Serum- & Impfinstitut 1962

Authors and Affiliations

  • Franz Borbély
    • 1
  1. 1.Aus dem Gerichtlich-medizinischen Institut der Universität ZürichSwitzerland

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