Incorporation of massive allografts in animals: are perforations or the addition of an osteo-inductive cuff of value? Preliminary radiographic results

  • P. Simon
  • C. Delloye
  • F. Bresler
  • D. Schmitt
  • S. R. Babin
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Summary

The authors review the poor reinvasion of massive cortical allografts. To promote revascularisation they tested the efficacy of cortical perforations and of an osteo-inductive material, ie powdered decalcified bone. The experiment consisted of performing in adult sheep a 5-cm resection of the tibial diaphyhsis bridged by a locked nail and its replacement by a cement spacer or by nothing at all in a first group, by a simple allograft in a second group, by a perforated allograft in a third and by an allograft surrounded by an osteo-inductive cuff in the fourth. Radiographic study at sacrifice showed no significant difference between the 3 groups of allografts, even though incorporation of the perforated allografts is better than that of nonperforated allografts. Though the osteoinductive cuff certainly induces new bone, it does not decrease the percentage of pseudarthroses.

Key words

Allograft Osteoinduction Pseudarthrosis 

Incorporation des allogreffes osseuses massives chez l'animal. Les perforations ou l'adjonction d'un manchon ostéoinducteur ont-elles un intérêt?

Résumé

Les auteurs rappellent la mauvaise r#x00E9;habitation des allogreffes corticales massives. Pour favoriser cette revascularisation ils ont voulu tester l'efficacité des perforations corticales et d'un matériau ostéoinducteur à savoir la poudre d'os décalcifié.

L'utilisation des allogreffes massives pour combler des pertes de substance osseuse étendues s'est largement développée depuis ao ans mais continue de poser des problèmes non résolus. L'idéal serait en effet de pouvoir disposer d'allogreffes susceptibles d'être réhabitées totalement par de l'os vivant de façon à résister durablement aux contraintes et à permettre une fixation fiable des parties molles. Mais les allogreffes ne sont en fait qu'un solide tuteur d'os mort ou encore une prothèse biologiquement ancrée. Elles ne comportent qu'une faible proportion d'os vivant, remanié et substitué, 10 à 20 % selon Enneking [5], et c'est ce qui explique la fréquence des fractures de fatigue, l'absence de véritable accrochage des parties molles, le pourcentage d'infection et finalement le taux d'échec voisin de 40 à 50 % selon les séries [5, 3]. Les études histologiques ou microradiographiques sur biopsies ou sur pièces explantées confirment la substitution très limitée de l'allogreffe corticale avec une résorption plus lente et plus faible que pour les autogreffes et un os nouveau qui n'est que rarement haversien. Les remaniements n'affectent que le tiers externe de la corticale sur a à 3 mm et les jonctions avec l'os receveur sur 15 à 20 mm.

Les raisons de cette substitution limitée sont multiples. En dehors des problémes immunitaires, peut-être moins négligeables qu'il est classique de le dire, les raisons essentielles sont vraisemblablement cellulaires et vascu laires. Il est admis, sauf par les partisans de la conservation dans l'azote liquide, que les procédés de conservation conduisent à la mort cellulaire tant les ostéoblastes que les ostéoclastes. De plus le réenvahissement vasculaire, préalable indispensable à la creeping substitution, s'effectue difficilement dans l'os cortical. La revascularisation s'effectue soit par l'intermédiaire d'anciens canaux de Havers, soit par forage de nouvelles cavités de résorption.

L'expérimentation a consisté à pratiquer chez le mouton adulte une résection diaphysaire tibiale de 5 cm pontée par un clou verrouillé et à la remplacer par un espaceur au ciment ou par rien dans un premier groupe, par une allogreffe simple dans un deuxiême groupe, par une allogreffe perforée dans le troisième et par une allogreffe entourée d'un manchon ostéoinducteur dans le quatrième.

L'étude radiographique au sacrifice n'a pas montré de différence significative entre les 3 groupes d'allogreffe, même si l'incorporation des allogreffes perforées est supérieure à celle des allogreffes non perforées. Si le manchon ostéoinducteur induit bien de l'os nouveau, il ne diminue pas le pourcentage de pseudarthroses. Les résultats préliminaires de ce vaste travail montrent tout d'abord un potentiel de r#x00E9;paration spontanée des résections pures très étonnant, par ossification de l'hématome post-opératoire. Le comportement des allogreffes perforées est un peu meilleur que celui des allogreffes simples; le manchon ostéoinducteur induit de l'os autour de la greffe mais celà ne se traduit pas par une diminution du pourcentage de pseudarthroses qui es à peu prés équivalent dans les 3 groupes.

Mots-clés

Allogreffes Expérimentation vétérinaire 

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References

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Copyright information

© Springer-Verlag 1997

Authors and Affiliations

  • P. Simon
    • 1
  • C. Delloye
    • 2
  • F. Bresler
    • 3
  • D. Schmitt
    • 3
  • S. R. Babin
    • 1
  1. 1.Service de Traumatologie, Hôpital de HautepierreStrasbourg CedexFrance
  2. 2.Laboratoire d'Orthopédie UCLBruxellesBelgium
  3. 3.Clinique de Traumatologie et d'Orthopédie de la CRAMNancy CedexFrance

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