Revue de synthèse

, Volume 117, Issue 1–2, pp 189–203 | Cite as

Henri Berr et l’Allemagne

  • Peter Schöttler
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Bibliographie

  1. 1.
    Dans cet article, nous citerons les livres d’HenriBerr en utilisant les sigles suivants:Le Germanisme contre l’esprit français. Essai de psychologie historique, Paris, La Renaissance du Livre, 1919(German.). Les Allemagnes. Réflexions sur la guerre et sur la paix (1918-1939), Paris, A. Michel, 1939 (All.). Machiavel et l’Allemagne, Paris, A. Michel, 1940(Mac.). Le Mal de la jeunesse allemande, Paris, A. Michel, 1946(MJA). Allemagne. Le Contre et le pour, Paris, A. Michel, 1950 (ACP).Google Scholar
  2. 2.
    Cf.Les Études germaniques en France (1900–1970), Michel Espagne et Michael Werner (éd.), Paris, CNRS, 1994.Google Scholar
  3. 3.
    IsaiahBerlin,Russian Thinkers, Londres, 1978, p. 22–81.Google Scholar
  4. 4.
    HenriBerr,Vie et science. Lettres d’un vieux philosophe strasbourgeois et d’un étudiant parisien, Paris, 1894, p. 7.Google Scholar
  5. 5.
    Ibid., HenriBerr,Vie et science. Lettres d’un vieux philosophe strasbourgeois et d’un étudiant parisien, Paris, 1894, p. 179. Cf. aussi H.Berr,La Montée de l’esprit. Bilan d’une vie et d’une œuvre, Paris, A. Michel, 1955, p. 137sqq.Google Scholar
  6. 6.
    Cf. MartinSiegel, «Henri Berr’sRevue de synthèse historique»,History and Theory, 9, 1970, p. 323sqq.CrossRefGoogle Scholar
  7. 7.
    Cf. VickiCaron,Between France and Germany. The Jews of Alsace-Lorraine 1871–1918. Stanford, Stanford UP, 1988, qui mentionne d’ailleurs un maire de Sarrebourg, Sylvain Berr, optant pour la France (p. 100).Google Scholar
  8. 8.
    Jean Rudolfvon Salis,Grenzüberschreitungen. Ein Lebensbericht, Francfort-sur-le-Main, 1975, t. 1, p. 375: «Lorsque, au «Centre de synthèse», Robert Eisler, un juif de l’ancienne monarchie austro-hongroise, fit la remarque que les juifs constitueraient un peuple, tous les savants juifs français réunis protestèrent violemment. J’ai rarement vu Berr aussi furieux.»Google Scholar
  9. 9.
    Sur ces voyages et transferts intellectuels cf. la première partie du livre de ChristopheCharle,La République des universitaires 1870–1940, Paris, Seuil, 1994.Google Scholar
  10. 12.
    MJA, p. 68, etJournal d’Alsace et de Lorraine, juin 1939.Google Scholar
  11. 13.
    Cf. FernandBraudel, «Hommage à Henri Berr pour le centenaire de sa naissance»,Revue de synthèse (dorénavantRS),85, 1964, p. 21 (citation de L. Febvre).Google Scholar
  12. 14.
    H.Berr,La Synthèse en histoire. Son rapport avec la synthèse générale, nouv. éd., Paris, A. Michel, 1953, p. xiv.Google Scholar
  13. 15.
    Cf. Georg Iggers, «Geschichtswissenschaft in Deutschland und Frankreich 1830 bis 1918 und die Rolle der Sozialgeschichte», inBürgertum im 19. Jahrhundert, éd. Jürgen Kocka, Munich, 1988, p. 186sqq.; Lutz Raphael, «Historikerkontroversen im Spannungsfeld zwischen Berufshabitus, Fächerkonkurrenz und sozialen Deutungsmustern. Lamprecht-Streit und französischer Methodenstreit der Jahrhundertwende in vergleichender Perspektive»,Historische Zeitschrift, 251, 1990, p. 325–363.Google Scholar
  14. 16.
    Cf. la bibliographiein BiancaArcangeli et MargheritaPlatania (éd.),Metodo storico e scienze sociali. La Reuve de synthèse historique (1900–1930). Rome, Bulzoni, 1981, p. 355sqq.Google Scholar
  15. 17.
    Cf. KarlLamprecht, «La méthode historique en Allemagne»,Revue de synthèse historique (dorénavantRSH), I,1, 1900, p. 21–27. Sur cet historien et son œuvre controversée, cf. RogerChickering,Karl Lamprecht. A German Academic Life (1856–1915), Atlantic Highland, 1993, p. 344sqq.Google Scholar
  16. 18.
    Malgré ces contacts personnels et contrairement à un mythe tenace, il ne peut cependant être question d’une influence intellectuelle de Lamprecht sur Berr, celui-ci considérant toujours que l’Allemand restait trop marqué par la philosophie de l’histoire (H. Berr,La Théorie de l’histoire en Allemagne, inédit, p. 8; IMEC, fonds H. Berr, R-2-G2).Google Scholar
  17. 19.
    Sur la réception internationale de Lamprecht, cf. LuiseSchorn-Schütte, «Nachwirkungen der Lamprechtschen Geschichtsschreibung. Rezeptionen im Ausland und in der deutschen Geschichtswissenschaft und Soziologie», inKarl Lamprecht weiterdenken. Universal- und Kulturgeschichte heute, éd. Gerald Diesener, Leipzig, 1993, p. 272–294 (sur Berr: p. 289).Google Scholar
  18. 20.
    H. Berr,op. cit. supra n. 14,, p. xiii. Et l’auteur d’ajouter: «J’ai voulu ici traiter les questions en elles-mêmes, examiner les théories de toutes provenances, sans m’inquiéter de leur provenance…» (p.xiv).Google Scholar
  19. 21.
    H. Berr, «Les études historiques et la guerre»,RSH, XXIX,85–87, 1919, p. 7.Google Scholar
  20. 22.
    German., p. v;H. Berr,En marge de l’histoire universelle, Paris, A. Michel, 1934, t. I, p. xi («nous désirions opposer aux tentatives allemandes deWeltgeschichte une entreprise française, conçue et réalisée à la française»).Google Scholar
  21. 23.
    Cf.R. Chickering,op. cit. supra n. 17, «, p. 354sqq. et 367sqq. Google Scholar
  22. 24.
    H. Berr,op. cit. supran. 14,, p. xiv-xv. «En attendant», Berr cite en note les articles qu’il a publiés á ce sujet dans sa revue.Google Scholar
  23. 25.
    H. Berr, «Nouvelle série»,RSH, XXVII,79–80, 1913, p. 2.Google Scholar
  24. 26.
    German., p.ii.Google Scholar
  25. 27.
    H. Berr, «Au bout de trente ans»,RHS, L,148–150, 1930, p. 14.Google Scholar
  26. 28.
    H. Berr,op. cit. supra n. 14,, p. xiv.Google Scholar
  27. 29.
    MJA, p. 21 et 46.Google Scholar
  28. 32.
    German., p.ii.Google Scholar
  29. 33.
    Ibid., German., p.x.Google Scholar
  30. 34.
    Ibid., German., p.vi.Google Scholar
  31. 36.
    Mac., p. 4.Google Scholar
  32. 37.
    Le premier programme de la collection figure notamment en annexe deGerman. p. 235sqq.Google Scholar
  33. 38.
    RobertMinder,Allemagnes et Allemands, t. 1, Paris, Seuil, 1948. Cf.ACP, p. 59sqq.Google Scholar
  34. 39.
    H. Berr,art. cit. supra n. 1, p. 78.Google Scholar
  35. 40.
    Cf.supra n. 16. la bibliographiein (éd.),Metodo storico e scienze sociali. La Revue de synthèse historique (1900–1930), Rome, Bulzoni, 1981, p. 355sqq.Google Scholar
  36. 41.
    Cf.MJA, p. 22. Cf. aussi IMEC, fonds H. Berr, R-2-A9/4. De son côté, C.H. Becker, orientaliste de métier, évoquait régulièrement la nécessité de la «Synthèse» sientifique (sans toutefois mentionner Berr):Gedanken zur Hochschulreform, Leipzig, 1919, p. 8;Vom Wesen der deutschen Universität, Leipzig, 1925, p. 39.Google Scholar
  37. 42.
    J.R. von Salis,op. cit. supra n. 8,Grenzüberschreitungen. Ein Lebensbericht, Francfort-sur-le-Main, 1975, t. 1, p. 357sqq. Sur ses conférences (sur Troeltsch et sur la notion de «fédération») cf. aussi:Bulletin du Centre international de synthèse, 3, 1927 et 9, 1930.Google Scholar
  38. 43.
    Cf.RSH, 1926, p. 155–158;ibid., Cf.RSH, juin 1927, p. 5–13 («La théorie de l’histoire selon Ernest Troeltsch»);ibid., Cf.RSH, 1929, p. 118–119, p. 156–158 et p. 170;ibid., Cf.RSH, déc. 1930, p. 57–69 («Remarques sur le mouvement sociologique en Allemagne») et p. 118–119.Google Scholar
  39. 44.
    J.R. von Salis,op. cit. supra n. 8,Grenzüberschreitungen. Ein Lebensbericht, Francfort-sur-le-Main, 1975, t. 1, p. 306sqq. En revenant d’Oslo, H. Berr visita Hambourg et Cologne (MJA, p. 8; IMEC, fonds H. Berr, 133).Google Scholar
  40. 45.
    J.R. von Salis,op. cit. supra n. 8,Grenzüberschreitungen. Ein Lebensbericht, Francfort-sur-le-Main, 1975, t. 1, p. 391. Sur l’exposition de 1932 cf. aussiG. Gemelli,art. cit. supra n. 39, «Communauté intellectuelle et stratégies institutionnelles: Henri Berr det la fondation du Centre international de synthèse»,RS,2, avril–juin 1987, p. 253sqq.Google Scholar
  41. 46.
    J.R. von Salis, «Die Idee der Geschichtssynthese in der französischen Wissenschaft»,Philosophischer Anzeiger, 2, 1927–1928, p. 434–457.Google Scholar
  42. 48.
    Sur Lucie Varga (1904–1941), médiéviste autrichienne qui collabora régulièrement auxAnnales et à laRevue de synthèse, cf. mon étudeLucie Varga, une historienne autrichienne aux «Annales» dans les années trente, Paris, Cerf, 1991.Google Scholar
  43. 50.
    ErnstCassirer, «Descartes et l’unité de la science»,RS, XIV,1, 1937, p. 7–28.Google Scholar
  44. 52.
    Cf. PeterSchöttler, ««Désapprendre de l’Allemagne». LesAnnales et l’histoire allemande pendant l’entre-deux-guerres», inEntre Locarno et Vichy. Les relations culturelles franco-allemandes dans les années trente, Hans-Manfred Bock, Michel Trebitsch, Reinhart Meyer-Kalkus éd., Paris, CNRS, 1993, p. 453sqq.; id., Reinhart Meyer-Kalkus, «Marc Bloch et Lucien Febvre face à l’Allemagne nazie»,Genèses, 21, décembre 1995, p. 75–95.Google Scholar
  45. 53.
    Malheureusement, la communication annoncée de NatalieZemon Davis fut annulée. Cf. provisoirement son article «Censorship, Silence and Resistance: theAnnales during the German Occupation of France»,Litteraria Pragensia, 1, 1991, p. 13–23, qui contient également quelques passages concernant H. Berr.Google Scholar
  46. 54.
    Cf. RitaThalmann,La Mise au pas. Idéologie et stratégie sécuritaire dans la France occupée, Paris, Fayard, 1991, p. 356. Sur l’utilisation effective de cette liste cf. EckartMichels,Das Deutsche Institut in Paris 1940–1944, Stuttgart, 1993, p. 134. Dès le début de la guerre, Karl Epting, futur directeur de l’Institut allemand de Paris et en tant que tel conseiller attitré de la Propaganda-Staffel, fut informé des agissements «anti-allemands» du «juif Berr», comme le montre l’apparition de son nom dans les brochures allemandes: cf. GeorgOstrich [pseud. de Georg Rabuse, ancien lecteur du DAAD à Paris; à l’Institut allemand responsable des revues littéraires],Das Gesicht der französischen Wahrheit. Die Politisierung der französischen Geisteswissenschaften, Berlin, 1940, p. 12–13sqq. (coll. «Frankreich gegen die Zivilisation», no 8, éd. par Matthias Schwabe [pseud. de Karl Epting]). Cf. aussi TheodorHeinermann,Frankreich und der Geist des Westfälischen Friedens, Stuttgart/Berlin, 1941, p. 111.Google Scholar
  47. 55.
    Cf. PascalFouché,L’Édition française sous l’Occupation 1940–1944, Paris, IMEC, 1987, p. 308 et 324.Google Scholar
  48. 57.
    Cf.La Sensibilité dans l’homme et dans la nature, Paris, PUF, 1943.Google Scholar
  49. 58.
    L’Hymne à la vie, Paris, A. Michel, 1942.Google Scholar
  50. 59.
    MJA, p. 90.Google Scholar
  51. 60.
    MJA, p. 68sqq.; ACP, p. 46sqq.Google Scholar
  52. 61.
    MJA, p. 57.Google Scholar
  53. 62.
    All., p. 178.Google Scholar
  54. 63.
    MJA, p. 84.Google Scholar
  55. 64.
    ACP, p. 107.Google Scholar
  56. 65.
    All., p. 203.Google Scholar
  57. 66.
    (op. cit. supra n. 5, HenriBerr,Vie et science. Lettres d’un vieux philosophe strasbourgeois et d’un étudiant parisien, Paris, 1894, p. 137).Google Scholar
  58. 67.
    Historische Zeitschrift, t. 110, 1913, n. 3, sans page.Google Scholar
  59. 68.
    H. Berr, «Le Ve Congrès international des sciences historiques (Bruxelles, 8–15 avril) et la Synthèse en histoire»,RSH, XXXV,9, 1923, p. 10; «Au bout de trente ans» (art. cit. supra n. 27), p. 159sqq.; IMEC, fonds H. Berr, R-2-A9 (fragment sur l’enseignement de l’histoire en Allemagne). Cf.supra n. 47.Google Scholar

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© Fondation « Pour la Science » / Springer-Verlag France 1996

Authors and Affiliations

  • Peter Schöttler

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