Advertisement

Canadian Anaesthetists’ Society Journal

, Volume 11, Issue 1, pp 12–34 | Cite as

Epidural anaesthesia in paediatric surgery present status in the Hamilton general hospital

  • F. G. Ruston
Article

Abstract

The use of epidural anaesthesia in paediatric surgery is presented as a continuation of the preliminary reports which were published in 1954 arid 1957. The technique of epidural block has been modified by the advent of Carbocaine and Nesacaine so that Xylocaine is no longer in a singular position. The introduction of the modified Wagner Point needle has added greatly to the safety and facility of epidural block. Continuous epidural anaesthesia has been used in prolonged serious abdominal operations A reply has been attempted to the criticism of paediatnc epidural anaesthesia Safety measures have been emphasized. The author believes that although epidural anaesthesia can hold a position in the practice of paediatnc anaesthesia, yet it should not be used unless all the members of the surgical team have confidence in its application

Keywords

Halothane Pentothal Epidural Anaesthesia Cela Fluothane 
These keywords were added by machine and not by the authors. This process is experimental and the keywords may be updated as the learning algorithm improves.

Résumé

Dans deux articles anténeurs,1 2 nous avons parlé de ľusage de ľanesthésie épidurale en chirurgie pédiatrique. Le but du présent travail est ďabord de faire part de notre expérience dans ce domaine à ľhôpital Général de Hamilton, depuis la publication des articles mentionnés, puis de démontrer pourquoi nous croyons que cette technique possède une place bien déterminée en anesthésie pédiatnque et enfie ďessayer de dissiper quelques-uns des doutes qui ont conduit à ľénoncé suivant concernant ľanesthésie pour les pylorotomies. “ľopportunité ďutiliser ľanesthésie épidurale nous laisse sceptiques. ”4

Il existe deux techniques ľune à dose unique pour la chirurgie abdominale ďune durée inféneure à deux heures, et ľautre, à doses multiples, appelée! également épidurale continue pour la chirurgie abdommale chez des malades de plus de trois mois dont ľopération doit durer plus de deux heures A ces deux methodes, on peut ajouter du thiopentone ou un anesthésique général (un tube orotrachéal peut être mis en place si nécessaire).

Chez les prématurés et les tout petits, on fait le blocage sans anesthésie, ľenfant etant en position assise, pendant qu’un assistant lui tient fermement les coudes et les genoux, et que la tête du malade est supportée de iaçon à ce que la colonne vertébrale soit légèrement fléchie Nous suggérons une aiguille No 22 BD Wagner Point, porteuse ďailerons. Pour identifier ľespace épidural, nous utilisons le signe de la goutte pendante, mais si cette épieuve ne s’avère pas positive immédiatement, nous utilisons celle de la perte de résistance La technique de ľépidurale continue ne peut être appliquée que chez les enfants de plus de trois mois, parce que nous utilisons une aiguille No 18 è parol mince, é travers laquelle nous passons un tube B D en vinyl (tube qui peut être stérilisé à ľautoclave) et qui mesure NoVx 020 Il faut agir avec douceur, le passage du tube peut être facilité par ľinjection de 2 ou 3 ml de la solution anesthésique Il ne faut pas retirer ou tourner le cathéter pendant que ľaiguille demeure en place Le cathéter doit dépasser le bout de ľaiguille de deux centimétres seulement et, une fois qu’on a retiré ľaiguille avec soin, on fixe le cathéter au dos avec du diachylon et ľob adapte è èextrémité distale du cathéter la seringue contenant la solution anesthésique, et munie ďune aiguille hypodermique.

Pour les deux techniques, le calcul de la dose se fait ďaprès la formule. Nous avons utilisé les substances suivantes Xylocaine 1 pour cent et 15 pour cent avec de ďépinéphnne 1/200 000 et de la cai bocaine 1 pour cent è 15 pour cent, les deux mélanges assurent une anesthésie de deux heures. La Nésacaine è 2 pour cent a été suffisante pour des pylorotomies ďune durée de 35 minutes et pour donner des doses additionnelles au cours ďanesthésies épidurales continues.

Les tableaux ci-contre parlent ďeux-mêmes et font voir ľusage que nous avons fait de cette technique ê ľhçpital Général de Hamilton. Le tableau I représente une copie de la feuille ďanesthésie remplie au cours ďune hémihépatectomie pour un tératçmemahn. Les tableaux 2, 3 et 4 montrent le probléme de la réparation secondaire ďun omphalocèle important.

Le tableau V montie ľanesthésie praticluée pour une résection abdominopérinéal pour une maladie de Huschprung, et le tableau VI détaille ľanesthésie faite pour une deuxième opération le déplacement de la colostomie parce que ľanastomose au rectum avait cédé

Le dernier cas ďanesthésie épidurale combinée fut pratiqué pour la résection abdomino-périnéale ďun neuroblastome. Cet enfant est mort 18 heures après ľopération ďune hémorragie méconnue et ďune aspiration terminate.

Les complications ont été peu nombieuses Il est survenu une mort immédiatement après le blocage chez un nouveau-ne monbond souffrant ďune obstruction intestinale Nous n’avons pas eu ďautopsie, la cause de la mort n’a pas eté établie mais, sans aucun doute, ľanesthésie a été une cause adjuvante. Une autre complication non mentionnée dans le tableau II a consisté en un hématome epidural (figure 7) découvert è ľautopsie, il s’agissait de réparer un omphalocèle important rupturé sous anesthésie générale avec usage de myorésolutifs parce que le blocage épidural continu a dû être abandonné à cause ďune hémorragie provoquée par la mise en place du cathéter, mise en place trop violente. La mort est survenue à la suite ďun arrêt cardiaque occasionné par des troubles respiratoires et circulatoires due à une réparation trop serrée La complication signalée dans un article anténeur—ľasphyxie—est survenue parce que ľassistant a laissé la tête en flexion produisant amsi une obstruction mécanique des voies respiratoires.

Nous faisons valoir les raisons qui nous ont incités, ici à Hamilton, à continuer ďemployer ľépidurale en pédiatric Ľanesthésie générale, inévitablement diminue éefficacité respiratoire, qu’on y ajoute ou non des myorésolutifs. Au cours de ľanesthésie épidurale, cela ne devrait pas exister, cai les phréniques ne sont pas touchés et, chez les nouveaux-nés, la respiration est essentiellement diaphragmatique et abdommale. De plus, sous anesthésie régionale la respiration spontanée lègle le taux de gaz carbonique, ce qui explique la diminution du suintement sanguin.

Les enfants souffrant ďatélectasie pulmonaue ou de troubles de ľexpansion pulmonaire peuvent respirer de ľair sous anesthésie épiduiale et ľazote de ľan devient une protection contre ľexpansion de ľatélectasie en empêchant les parois des alvéoles aérés de s’accoler.

Les tableaux VIII et IX répondent aux cntiques contre le fait que les pressions aiténelles n’ont pas été prises De plus, chez les enfants, on observe une stabihté des pressions artérielles, alors qu’au contraire chez les adultes, sous anesthésie lachidienne ou épidurale atteignant les segments splanchniques, on pent prédire presque à coup sûr les chutes abruptes de la tension artérielle.

La critique que faisait Robert M Smith, dans un article antérieur, était justifiable, cependant, il ne faut pas oublier que, aujourďhui, chez nos malades, ľéquilibre des liquides et des électrolytes est mieux fait Sans doute, il faut prendie le temps de retablir cet équilibre à moins qu’il ne s’agisse ďune obstruction intestinale par étranglement oú tout retard à ľopération pourrait aboutrr à un état de choc irreversible.

Ľanesthésie épidurale devient avantageuse chez les malades de cette catégoue. La justification de cela peut etre prise dans le travail de Cohn et Bornside qui ont trouvé que si ľon injectait à des chiens de ľjexsudsit péritonéal ďautres chiens morts par obstruction mécanique expérimentale, ils survivaient, mais ceux qui étaient anesthésiés au thiopentone pour cette injection mouraient.

Les difficultés citées dans la littérature au sujet de ľanesthésie épidurale ont contribué à empêcher ľusage de cette méthode. On a insisté sur le blocage rachidien total, accidentel, si ľon en fait le diagnostic, il ne devrait pas constituei un problème sérieux. On peut éviter ce blocage en plaçant ľaiguille sur la ligne médiane, autrement ľaiguille peut traverser une racine nerveuse et permettre à la solution anesthésique de pénétrer dans ľespace sous-arachnoidien par les trous périneuraux. Nous ne recommandons pas la dose ďessai et ľattente de cmq minutes, car il est préférable ďobtemr un manchon de solution entre la pointe de laiguille et la dure-mère Ce qui est essentiel, ce sont la vigilance et une préparation adéquate.

La tolérance des enfants pour les anesthésiques locaux est étonnante. Nous navoes pas observe ďeffets toxiques avec des doses doubles de la normale Il est survenu accidentellement chez deux enfants des anesthésies rachidiennes totales (depuis le rapport préliminaire), elles ont entraîné de ľapnée suivie, au bout de 15 minutes, par de la traction mspiratone du maxillaire inféneur et, après 45 minutes, ďun ietour complet de la respiration. Trois adultes, chez qui la chose est survenue, sont demeurés en apnée durant plus de deux heures

Sous bloc épidural, la chirurgie est plus facile car le relâchement abdominal est complet, mais ce qui est plus important, céest que ľintestin est comme un ruban et en constriction à cause du blocage de ľinnervation sympathique, ce qui leve le frem de ľaction parasympathique sur ľintestin (à la condition que le blocage s’étende aux segments splanchniques).

Nous avons fait neuf recommandations pour augmenter la sécunté des techniques épidurales en chirurgie pédiatrique. Fmalement, les problèmes se rattachant a ľanesthésie générale sont mentionnés afin de chercher à savoir pourquoi ľanesthésie par conduction est-elle négligée à ce point en anesthésie pédiatrique, alois que nous avons à notre disposition de si belles aiguilles et de si bonnes solutions anesthésiques En dépit de tout cela, je n’aglrais pas autrement, pourvu que toute ľéquipe constituée du chirurgien, du pédiâtre et de ľanesthésiste ait confiance à à ľindication de ľanesthésie épidurale pour la chirurgie de ľenfant et du nouveau-né.

References

  1. 1.
    Ruston, F. G., Epidural Anaesthesia in Infarcts and Children Canad. Anaesth Soc J1 37 (1954)CrossRefGoogle Scholar
  2. 2.
    Ruston, F. G., Epidural Anesthesia in Pediatric Surgery. Anesth & Analg36 76 (1957)CrossRefGoogle Scholar
  3. 3.
    Bromage, P. R., Spinal Epidural Analgesia. Edinbuigh and London. Livingstone (1954)Google Scholar
  4. 4.
    Conn, A. W., Anaesthesia for Pyloromyotomy in Infaney Canad. Anaesth Soe J10 18 (1963)Google Scholar
  5. 5.
    Wagner, R. S., A Needle for Single Dose Perdural Anesthesia. Anesth & Analg36 31 (1957)CrossRefGoogle Scholar
  6. 6.
    Mostert, J. W., Unintentional Spread of Epidural Anaesthesia. Brit J Anaesth32 334 (1960)PubMedCrossRefGoogle Scholar
  7. 7.
    Morrow, W. F. K, Unexplained Spread of Epidural Anaesthesia. Brit J Anaesth31 359 (1959)PubMedCrossRefGoogle Scholar
  8. 8.
    Smith, C. A, The Physiology of the Newborn Infant, 3rd ed Springfield, Ill Charles C Thomas (1959)Google Scholar
  9. 9.
    Coryllos, P. N., &Bxrnbaum, G. L., Studies in Pulmonary Gas Absorption in Bronchial Obstruction, The Theory o£ Air Absorption in Atelectasis. Am J Med Sci183 347 (1932)CrossRefGoogle Scholar
  10. 10.
    Smith, R. M, Anesthesia for Infants and Children, 1st ed St Louis Mosby (1959)Google Scholar
  11. 11.
    Bornsede, G. H., &Cohn, T., The Toxicity of Fluid in Strangulation Obstruction. The Influence of Anesthesia Surgery49 606 (1961)Google Scholar
  12. 12.
    Leigh, M. D., &Belton, M. K., Pediatric Anesthesia, 1st ed New York MacMillan (1948)Google Scholar
  13. 13.
    Macintosh, R. R, Lumbar Puncture and Spinal Analgesia Edinburgh Livingtone (1951)Google Scholar
  14. 14.
    Stringer, R. M., Epidural Anesthesia with xylocaine. Anesth & Analg33 195 (1954)CrossRefGoogle Scholar

Copyright information

© Canadian Anesthesiologists 1964

Authors and Affiliations

  • F. G. Ruston

There are no affiliations available

Personalised recommendations