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Classification of lower cervical spine injuries

  • C. Argenson
  • F. de Peretti
  • A. Ghabris
  • P. Eude
  • J. Lovet
  • I. Hovorka
Original articles

Summary

Retrospective study of 306 severe Lower Cervical Spine (LCS) injuries sustained by 255 patients and treated in the University Hospital of Nice (France), has led us to propose a classification based on the notion of dominant lésional vector force. In each 3 groups, the lesions are classified according to the severity of the trauma.
  1. 1.

    Compression injuries (33%):

     
  1. A.

    Anterior wedged compression fractures (3%)

     
  2. B.

    Burst fractures (7%).

     
  3. C.

    Tear drop fractures (23%)

     
  4. 2.

    Flexion-distraction injuries (28%):

     
  1. A.

    Whiplash injuries, non included in the 306 cases except 5% with neurological complications.

     
  2. B.

    Severe sprains (14%)

     
  • in flexion (12%)

  • C. Bilateral facet fracture-dislocation (9%)

  • in flexion (7.5 %)

  • in extension (i.5 %).

  • 3. Rotation injuries (39%):

  1. A.

    Unilateral facet fracture (20%).

     
  2. B.

    Fracture-separation of the articular pillar (10%).

     
  3. C.

    Unilateral facet dislocation (9%)

     

Key words

Cervical spine Injuries Fractures 

Classification des traumatismes du rachis cervical inférieur

Résumé

Structure éminemment mobile de par la faible coaptation de ses différentes vertèbres constitutives (C3 à C7) le Rachis Cervical Inférieur (R.C.I.) a confié à son environnement disco-ligamentaire la part la plus importante de sa relative stabilité.

Exposé aux exigences de la vie quotidienne et aux contraintes sportives, il va présenter de nombreux traumatismes de gravité variable allant de la simple distension ligamentaire à la luxation bi-articulaire. Ce polymorphisme lésionnel a cependant un dénominateur commun : la possibilité de complication neurologique présente dans 63% des blessés de notre étude.

La classification proposée fait suite à celle de Allen, Harris et Senegas pour lesquels les lésions traumatiques du R.C.I. résultent de différentes forces agissant simultanément, mais dont l'une d'entre elles est dominante: nous avons retenu la Compression, la Flexion-Extension-Distraction, la Rotation. Ce choix se justifie par les différences fondamentales retrouvées dans l'étude radio-clinique des lésions anatomiques rencontrées et servira de guide directeur pour leur traitement.

Le type même de la lésion en Compression (A) et la chute sur le vertex telle que la réalise le plongeon en eau peu profonde; si l'axe de mouvement n'est pas strictement perpendiculaire à celui du R.C.I., une composante de flexion se surajoute permettant de différencier: I —Tassements corporéaux antérieurs, II — Fractures comminutives, III — Tear-drop Fractures, toutes lésions à prédominante osseuse et dont la gravité est croissante.

Nous avons regroupé sous le terme de Flexion-Extension-Distraction (B), les lésions anatomiques résultant d'une Flexion ou d'une Extension forcées, mouvement se passant dans le même plan sagittal et autour d'un même axe transversal, tout au moins lors de sa phase initiale. Dans les deux cas en effet, on va retrouver des lésions symétriques : compression antérieure et distraction postérieure pour les traumatismes en Flexion Forcée, Compression postérieure et Distraction antérieure pour ceux en Extension. En dehors des très fréquents “Whiplash injury”, où les deux mouvements se succèdent généralement l'un à l'autre, certaines caracééristiques radiologiques permettent de différencier les “Flexion forcée” des “Extension forcées”, ce qui nous a conduit à définir : I — Entorses moyennes ou whiplash injury dans la terminologie Anglo-Saxonne, II - Entorses graves en Flexion ou en Extension, III — Luxations Fractures Bi-articulaires en flexion ou en extension.

Dans ce groupe, où les lésions sont essentiellement disco-ligamentaires, on retrouve dans les trois sous-groupes la même progression de sévérité que dans le groupe précédent.

Enfin, nous avons individualisé, dès 1983, les traumatismes en Rotation (C), car ce vecteur lésionnel sur lequel Roaf et Meyer avaient insisté, n'avait pas été considéré par Allen et Harris comme susceptibles de provoquer des lésions spécifiques. Pour nous, ces lésions, typiquement asymétriques, associent atteinte uni-articulaire postérieure et discale antérieure. On peut ainsi distinguer : I — les Fractures uni-articulaires résultant déune Rotation-Flexion brutale, II — les Fractures séparation du Massif Articulaire dues à une Rotation-Extension et III — les Luxations uni-articulaires secondaires à une Rotation-Flexion progressive. Ces trois sous-groupe, dominés par la présence d'atteinte radiculaire présentent de même une gradation dans leur sévérité.

Résumé

Ainsi classés en trois groupes et autant de sous-groupes à gravité progressive, les Traumatismes du rachis Cervical Inférieur vont susciter certains réflexes tactiques pour leur traitement, qui reste de toute façon dominé par la présence de complications neurologiques imposant outre un transport le plus atraumatique possible par un personnel compétent, une réduction d'urgence des déplacements et une stabilisation en milieu spécialisé.

Implications thérapeutiques: La base des indications repose sur la classification en sousgroupes de gravité croissante : pour les lésions de type I c'est le traitement conservateur qui est envisagé en premier, pour les II, l'arthrodèse mono ou bi-segmentaire par une seule voie d'abord, pour les III, l'importance de l'instabilité peut faire envisager une double fixation antérieure et postérieure.

Parmi les différentes techniques utilisées dans le Service, l'ostéosynthèse-arthrodèse antérieure sur un rachis réduit préalablement par manoeuvres externes a notre préférence; entre nos mains, cet abord effectué sans retournement du blessé, sans rugination musculaire, n'a entrainé que d'exceptionnelles complications et surtout a permis des suítes opératoires rapides en réduisant au maximum raideurs ou douleurs cervicales résiduelles.

Pour les lésions de type A I (tassements antérieurs), le traitement est résolument conservateur: minerve à appui occipital et mentonnier ou collier cervical.

Même indication pour les B I (Entorses); en cas de complication neurologique (5 % des cas) la décompression antérieure large chez les sujets arthrosiques n'a pas confirmé les espoirs placés en elle. Enfin, pour les C I (Fractures uni-articulaires) la chirurgie sera préférée au traitement conservateur en cas de trouble radiculaire, de déplacement initial, ou dès que l'IRM révèle une lésion discale étendue, tant sont fréquents les déplacements secondaires.

Pour les lésions de type A II (Burst Fractures),- le traitement conservateur est possible sauf en cas de fragment neuro agressif ; dans ce cas l'arthrodèse à deux étages est nécessaire, après ablation des fragments endocanalaires.

Les Entorses graves (B II), constituent une indication impérative de stabilisation chirurgicale monosegmentaire par voie antérieure ; il en est de même pour les Fractures Séparation du Massif Articulaire (C II) ; la fixation antérieure nous paraît ici préférable sauf en cas de complication radiculaire où seul l'abord postérieur permet de réduire parfaitement le massif articulaire.

Toutes les lésions de type III sont éminemment instables et la Tear-Drop (A III) bénéfi-cie dans notre équipe d'une arthrodèse antérieure toujours bisegmentaire en raison de la possibilité d'atteinte bidiscale, de même que les Luxations-Fractures bi-articulaires (B III) dans ce cas, si la variété en flexion se réduit généralement bien sous traction, il n'en est pas de même pour les variétés en extension où un temps postérieur premier de réduction-contention au moyen d'une plaque en tuile- doit être envisagé; dans la même séance opératoire une fixation antérieure complémentaire est alors réalisée.

Les lésions de type C III (luxation uni-articulaire) sont les plus difficiles à réduire par manoeuvre externe même sous anesthésie générale et contrôle à l'amplificateur de brillance; après réduction, leur fixation antérieure nous a donné satisfaction ; l'échec de cette réduction par manoeuvre externe peut obliger à réduire et à fixer par voie postérieure en gardant en mémoire la possibilité d'une expulsion discale intra canalaire per opératoire.

En conclusion, il ne faut pas oublier la fréquence des lésions associées (20 % des cas) et ne pas envisager la fixation d'une fracture ou d'une luxation cervicale sans avoir vérifié au moindre doute par radio, scanner pour la recherche des lésions osseuses ou IRM pour les disco-ligamentaires l'ensemble de la colonne cervicale.

Mots-clés

Rachis cervical Traumatismes Fractures 

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Copyright information

© Springer-Verlag 1997

Authors and Affiliations

  • C. Argenson
    • 1
  • F. de Peretti
    • 1
  • A. Ghabris
    • 1
  • P. Eude
    • 1
  • J. Lovet
    • 1
  • I. Hovorka
    • 1
  1. 1.Department of Spinal and Orthopaedic SurgeryHôpital l'Archet IINiceFrance

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