Chimiothérapie néoadjuvante et cancers du sein avancés ou inflammatoires à Yaoundé (Cameroun)

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Résumé

Le but de cette étude était de relever les facteurs limitant la pratique de la chimiothérapie néoadjuvante dans le traitement des cancers du sein avancés ou inflammatoires en milieu africain au sud du Sahara. Il s’agit d’une étude prospective transversale dans laquelle l’équipe médicale s’était proposée d’administrer une chimiothérapie avant le traitement de tous les cancers du sein avancés ou inflammatoires venus pour traitement chirurgical. Sur les 35 malades incluses, la chimiothérapie néoadjuvante avait été refusée d’emblée par 6 patientes (17,14%), prescrite chez 29 malades (88,8 % des cas), administrée chez 10 patientes (28,57 %), interrompue chez 11 patientes (31,4 % des cas) pour cause de coût élevé, d’effets néfastes ou de durée longue. Elle n’avait pas été débutée pour évolution rapide de la tumeur dans six cas. L’étude recommande une prescription optionnelle de la chimiothérapie néoadjuvante, en milieu africain subsaharien, aux malades présentant un cancer avancé ou inflammatoire du sein, en tenant compte des limites de cette thérapie, des formes cliniques à évolution rapide et du consentement des patientes.

Abstract

The aim of this study was to evaluate the limiting factors in the practice of neoadjuvant chemotherapy in the treatment of advanced or inflammatory breast cancer in an African sub-Saharan context. In this prospective cross-sectional study, the medical team had proposed to administer neoadjuvant chemotherapy to all patients presenting with an operable advanced or inflammatory breast cancer. Out of 35 female patients retained, 6 patients (17.14%) refused to undergo preoperative chemotherapy. Twenty-nine patients were prescribed for neoadjuvant chemotherapy (88.8%). The treatment was administered to 10 patients (28.57%), and it was interrupted in 11 cases (31.4%) because of cost, side effects or long duration. The treatment was not started in six patients because of a rapid growth of the tumour. The study recommends an optional prescription of neoadjuvant chemotherapy to African patients presenting with an advanced or inflammatory breast cancer, taking into account the limitations of the therapy, the clinical stage of the tumour and consent of the patients.