, Volume 22, Issue 3, pp 306-313
Date: 03 Mar 2013

Combinaison de biomarqueurs pour le diagnostic du sepsis en réanimation

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Résumé

Le sepsis est la principale cause de mortalité en réanimation. La reconnaissance précoce du sepsis est nécessaire pour une prise en charge rapide, synonyme d’amélioration du pronostic. Face à des signes cliniques peu spécifiques, il existe une demande importante des cliniciens pour des biomarqueurs permettant d’améliorer leur capacité à distinguer les patients relevant d’un traitement anti-infectieux. Plusieurs marqueurs sont universellement utilisés, comme la protéine C réactive (CRP) ou la procalcitonine; de nombreux autres n’ont pas encore atteint le stade commercial, comme le soluble triggering receptor expressed on myeloid cells-1 (sTREM-1). Analysés isolément, tous ont en commun de ne pas être suffisamment discriminants pour les patients de réanimation, chez qui les causes d’inflammation systémique d’origine non infectieuse sont nombreuses. Leur utilisation conjointe dans des combinaisons de biomarqueurs pourrait pallier leurs limites individuelles. Le développement des techniques de biologie moléculaire, notamment la protéomique, devrait rapidement permettre l’identification de nouveaux biomarqueurs, sources d’informations complémentaires à implémenter dans des « scores biologiques ». Enfin, les techniques de polymerase chain reaction (PCR) pourraient permettre l’identification des micro-organismes dans des délais plus compatibles avec la sévérité de certains tableaux rencontrés, que les techniques de culture microbiologique actuelles.

Abstract

Sepsis is the leading cause of death in the intensive care unit. Prompt diagnosis has come to be appreciated as the primary determinant of good outcome. Because clinical signs are neither sensitive nor specific enough for the diagnosis of sepsis, critical care practitioners are awaiting biological tools capable of improving their ability to distinguish those patients requiring antimicrobial therapies. Several biomarkers are widely used, such as C-reactive protein or procalcitonin; many others are still in the field of research, like soluble triggering receptor expressed on myeloid cells-1 (sTREM-1). Taken separately, none of these biomarkers has sufficient accuracy to differentiate sepsis from other non-infectious causes of systemic inflammatory response syndrome, especially in critical care medicine; however, the additional information contained in their joint interpretation could overcome these limitations. Development of molecular biology including proteomics could allow the development of better sepsis biomarkers, whose usefulness will be increased by their integration into biological scores. At last, unlike current microbiological culture techniques, polymerase chain reaction techniques could allow the identification of microorganisms in a timeframe compatible with the severity of this complex disease.