Bulletin de la Société de pathologie exotique

, Volume 106, Issue 3, pp 193–200

Retour d’expérience des médecins généralistes deux ans après l’épidémie de chikungunya de 2005–2006 à La Réunion

  • E. Fenétrier
  • D. Sissoko
  • N. Vernazza-Licht
  • D. Bley
  • B. -A. Gaüzère
  • D. Malvy
Anthropologie Médicale / Medical Anthropology

DOI: 10.1007/s13149-013-0295-8

Cite this article as:
Fenétrier, E., Sissoko, D., Vernazza-Licht, N. et al. Bull. Soc. Pathol. Exot. (2013) 106: 193. doi:10.1007/s13149-013-0295-8
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Résumé

Les médecins généralistes sont des acteurs majeurs dans la surveillance des maladies infectieuses, notamment à caractère épidémique. Une enquête a été conduite à La Réunion deux ans après l’épidémie de chikungunya (CHIK) de 2006 auprès de 100 médecins généralistes sélectionnés à partir d’un échantillonnage aléatoire par choix raisonné. L’objectif de cette étude est de décrire et analyser les facteurs associés à l’implication des médecins dans la notification des cas de CHIK pendant la crise sanitaire. Le questionnaire a été conduit en face à face, et une analyse uni-et multivariée des facteurs associés à la notification a été exécutée. Soixante pour cent des participants ont déclaré ne pas avoir adhéré à la notification des cas pendant l’épidémie. Le principal obstacle rapporté était représenté par la contrainte de disponibilité liée à l’afflux massif des patients affectés par l’épidémie. À l’inverse, l’exercice en cabinet de groupe était en faveur de la notification. La majorité des répondants ont adhéré aux recommandations officielles de prévention et de prise en charge, malgré une perception d’efficacité limitée. L’implication des médecins généralistes dans la surveillance des maladies à caractère épidémique doit être renforcée par un partenariat préétabli construit sur des réseaux permettant une démarche proactive et volontaire. Cet objectif comprend la mobilisation et l’offre de formation continue en veille sanitaire.

Mots clés

Infections vectoriellesInfections émergentesMédecins généralistesSurveillanceChikungunyaOcéan IndienLa Réunion

Feedback from primary care practitioners two years after the chikungunya epidemic on Reunion Island, 2005–2006

Abstract

Primary care practitioners constitute key stakeholders in the surveillance and control of epidemic-prone infectious diseases. We carried out a survey in Reunion Island two years after the 2006 chikungunya epidemic using a purposive random sample of 100 general practitioners (GP). The objective was to describe and identity factors associated to GP involvement in case notification during the 2006 chikungunya epidemic. The methods were: administered face-to-face questionnaire and identification of notification determinants by univariate and multivariate analyses. Nearly 60% of participants declared having failed to join the case notification procedure. The main impeding factor was the acknowledgment of limited capacities consecutive to massive influx of patients. Inversely, practicing in group organization tended to show a favorable effect on case notification. In addition, most responders reported the relevance of the information provided by health authorities, despite a perceived limited efficacy of the procedure in the field. Primary care practitioners’ involvement in the surveillance of epidemic infectious diseases requires to be reinforced by a preestablished partnership within a proactive network. This goal comprehends relevant training and preparation for epidemic surveillance.

Keywords

Vector-borne diseasesEmerging infectious diseasesPrimary care practitionersSurveillanceChikungunyaIndian OceanReunion Island

Copyright information

© Springer-Verlag France 2013

Authors and Affiliations

  • E. Fenétrier
    • 1
  • D. Sissoko
    • 2
    • 3
  • N. Vernazza-Licht
    • 4
  • D. Bley
    • 6
  • B. -A. Gaüzère
    • 1
  • D. Malvy
    • 2
    • 5
  1. 1.Service de réanimation polyvalente, centre hospitalier universitaire de La Réunionsite hôpital Félix-GuyonSaint-DenisFrance
  2. 2.Inserm U867 & centre René-Labusquière (département de médecine tropicale), faculté de médecineuniversité Bordeaux-SegalenBordeaux cedexFrance
  3. 3.Département de médecine sociale et préventive, faculté de médecineuniversité de MontréalMontréal (Québec)Canada
  4. 4.UMR 7300 ESPACE, Nice-Sophia-Antipolis, MMSHAix-en-Provence cedexFrance
  5. 5.Service de médecine interne et des maladies tropicalespôle médecine-urgenceBordeaux cedexFrance
  6. 6.UMR 7300 ESPACE, CNRS/AMUEuropôle de l’environnement Arbois-MéditerranéeAix-en-Provence cedex 04France