Date: 12 Dec 2012

Review article: Video-laryngoscopy: another tool for difficult intubation or a new paradigm in airway management?

Abstract

Background

An adequate airway management plan is essential for patient safety. Recently, new tools have been developed as alternatives to direct laryngoscopy and intubation. Among these, video-laryngoscopy has enjoyed a rapid increase in popularity and is now considered by many as the first-line technique in airway management. This paradigm shift may have an impact on patient safety.

Principal findings

Studies show that video-laryngoscopes are associated with better glottic visualization, a higher success rate for difficult airways, and a faster learning curve, resulting in a higher success rate for intubations by novice physicians. Thus, unanticipated difficult intubations may be less frequent if video-laryngoscopy is used as the first-line approach. In addition, on-screen viewing by the operator creates a new dynamic interaction during airway management. The entire operating room team can assess progress in real time, which enhances communication and improves teaching. However, if video-laryngoscopes become standard tools for tracheal intubation, these more costly devices will need to be widely available in all locations where airway management is conducted. Furthermore, algorithms for difficult intubation will require modification, and the question of selecting alternate devices will arise. If the incidence of difficult intubation decreases, the lack of motivation to teach and learn the use of alternative devices might adversely impact patient safety.

Conclusion

The greater effectiveness of video-laryngoscopes associated with multi-person visualization could enhance overall patient safety during airway management. However, the routine use of video-laryngoscopy also introduces some issues that need to be addressed to avoid potentially dangerous pitfalls.

Résumé

Contexte

Une prise en charge adaptée des voies aériennes est essentielle à la sécurité des patients. De nouvelles alternatives à la laryngoscopie directe et à l’intubation ont été récemment développées. Parmi elles, la vidéo-laryngoscopie est devenue rapidement populaire et beaucoup la considèrent maintenant comme la technique de première intention pour la prise en charge des voies aériennes. Ce changement de paradigme pourrait avoir un impact sur la sécurité des patients.

Constatations principales

Les études montrent que les vidéo-laryngoscopes sont associés à une meilleure visualisation de la glotte, un taux de réussite supérieur en cas de voies aériennes difficiles et une courbe d’apprentissage plus rapide, aboutissant à des taux de réussite plus élevés pour les intubations réalisées par des médecins novices. En conséquence, les intubations difficiles inattendues pourraient être moins fréquentes si la vidéo-laryngoscopie était utilisée comme approche de première intention. De plus, le suivi sur écran par l’opérateur crée une nouvelle dynamique interactive au cours de la prise en charge des voies aériennes. Toute l’équipe de la salle d’opération peut évaluer l’évolution en temps réel, ce qui encourage la communication et améliore l’enseignement. Cependant, si les vidéo-laryngoscopes deviennent des outils standard pour l’intubation trachéale, ces dispositifs plus coûteux doivent devenir largement disponibles dans tous les endroits où on prend en charge les voies aériennes. En outre, les algorithmes d’intubation difficile devront être modifiés et la question du choix de dispositifs de secours va être posée. Si l’incidence d’intubation difficile diminue, l’absence de motivation à enseigner et à apprendre l’utilisation de dispositifs de secours pourrait avoir un impact sur la sécurité des patients.

Conclusion

La plus grande efficacité des vidéo-laryngoscopes associée à la visualisation par plusieurs personnes pourrait améliorer la sécurité globale des patients au cours de la prise en charge des voies aériennes. Toutefois, l’utilisation en routine de la vidéo-laryngoscopie soulève également quelques questions auxquelles on doit répondre afin d’éviter des écueils potentiellement dangereux.