Date: 04 Feb 2012

Postoperative delirium: risk factors and management: Continuing Professional Development

Abstract

Purpose

Postoperative delirium often remains undiagnosed and therefore untreated. The purpose of this continuing professional development module is to identify patients at high risk of developing delirium following non-cardiac surgery and to provide tools to aid in the diagnosis of delirium at the bedside. Optimal prevention and treatment strategies are recommended.

Principal findings

Delirium is characterized by an acute onset and a fluctuating course, inattention, disorganized thinking and an altered level of consciousness, and occurs in up to 40% of patients in the perioperative period. The pathophysiology of delirium is multifactorial, but it is believed to be related to inflammation, altered neurotransmission, and stress in the patient who has had surgery. Acetylcholine and dopamine appear to play a significant role. There is an increased risk of a poor outcome in patients who develop delirium, including a longer hospital stay and death. Surgical and patient factors play a significant role in predicting who will subsequently develop delirium. Prevention is much more effective than treatment in the management of delirium. The most effective prevention strategies include proactive geriatric assessment and care of the patient on a geriatrics surgical ward as well as prophylactic low-dose antipsychotic agents. From an anesthetic perspective, evidence in some surgical populations would support the use of regional techniques and minimal sedation. If delirium develops, treatment with low-dose oral antipsychotics appears to be most effective.

Conclusions

Delirium is a serious condition that must be recognized early and treated promptly to minimize deleterious outcomes. In order to institute prevention strategies and treat the condition effectively when it occurs, the anesthesiologist must be vigilant in identifying patients at risk and in screening for this condition.

Résumé

Objectif

Le delirium postopératoire reste souvent non diagnostiqué et, par conséquent, non traité. L’objectif de ce module de formation professionnelle continue est d’identifier les patients à haut risque de survenue d’un delirium après une chirurgie non cardiaque et de fournir des outils pour contribuer au diagnostic de delirium au chevet du patient. Des stratégies optimales de prévention et de traitement sont recommandées.

Constatations principales

Le delirium est caractérisé par une survenue brutale et une évolution fluctuante, une inattention, une pensée désorganisée et un niveau de conscience altérée; jusqu’à 40 % des patients dans la période périopératoire en sont atteints. La physiopathologie du delirium est multifactorielle, mais on pense qu’elle est liée à l’inflammation, à une altération de la neurotransmission et au stress chez un patient venant de subir une chirurgie. L’acétylcholine et la dopamine semblent jouer un rôle significatif. Le risque d’une évolution défavorable, dont un séjour prolongé à l’hôpital ou un décès, est augmenté chez les patients atteints d’un delirium. Des facteurs liés au patient et à la chirurgie jouent un rôle significatif pour prédire quels patients risquent de présenter secondairement un delirium. La prévention est beaucoup plus efficace que le traitement dans la prise en charge du delirium. Les stratégies de prévention les plus efficaces incluent une évaluation gériatrique proactive, des soins dans les services de chirurgie gériatrique, ainsi que l’administration à but prophylactique de faibles doses d’antipsychotiques. Du point de vue de l’anesthésiste, l’expérience acquise avec certaines populations chirurgicales serait en faveur de l’utilisation des techniques d’anesthésie régionale et de sédation minimale. En cas d’apparition d’un delirium, un traitement par antipsychotique à faible dose par voie orale semble le plus efficace.

Conclusions

Le delirium est une pathologie grave qui doit être reconnue précocement et traitée sans retard afin de minimiser le risque de conséquences délétères. Pour instituer des stratégies de prévention et traiter cet état de façon efficace quand il apparaît, l’anesthésiologiste doit être vigilant dans l’identification des patients à risque et le dépistage de ce trouble.