Date: 18 Jun 2011

Noninvasive cardiac output monitoring during general anesthesia for Cesarean delivery in a patient with severe aortic stenosis

Abstract

Purpose

The anesthetic management of women with severe aortic stenosis (AS) undergoing Cesarean delivery (CD) remains controversial. We used a relatively new bioreactance technology to highlight the continuous hemodynamic changes related to anesthesia, delivery, and recovery in a parturient with severe AS.

Clinical features

A 29-yr-old woman, New York Heart Association Class II, with a congenital bicuspid aortic valve and AS presented for CD at 36.5 weeks of gestation. The estimated aortic valve area on echocardiogram was 0.75 cm2, and the maximal transvalvular gradient was 64 mmHg. Cesarean delivery was performed under general anesthesia with an epidural catheter placed prior to induction for postoperative analgesia. Noninvasive cardiac output (CO) monitoring based on bioreactance was used throughout the procedure. Cardiac output increased from 7-12 L·min−1 following delivery primarily due to an increase in stroke volume. Both stroke volume variation and total peripheral resistance decreased, while the patient’s heart rate did not change. Increased stroke volume, likely associated with decreased afterload and increased preload, contributed to an increase in CO from 7-12 L·min−1.

Conclusion

Continuous CO data obtained from bioreactance-based monitoring suggests that pregnant women with severe AS may experience an increase in CO under certain circumstances. This result is in keeping with data obtained from non-pregnant individuals and is an interesting finding that warrants further study. Noninvasive CO monitoring may improve our understanding of the peripartum changes in women with heart disease.

Résumé

Objectif

La prise en charge anesthésique des femmes atteintes de sténose aortique (SA) grave et subissant un accouchement par césarienne demeure controversée. Nous avons utilisé une technologie de bioréactance relativement nouvelle afin de mettre en évidence les changements hémodynamiques continus liés à l’anesthésie, à l’accouchement et à la récupération chez une patiente atteinte de SA grave.

Éléments cliniques

Une femme de 29 ans, de statut II selon la classification de la New York Heart Association, avec une valve aortique bicuspide congénitale et une SA, s’est présentée pour un accouchement par césarienne à 36,5 semaines de grossesse. La surface estimée de la valve aortique à l’échocardiogramme était de 0,75 cm2, et le gradient transvalvulaire maximal de 64 mmHg. Un accouchement par césarienne a été réalisé sous anesthésie générale avec un cathéter péridural installé avant l’induction pour fournir l’analgésie postopératoire. Un monitorage non effractif du débit cardiaque (DC) s’appuyant sur la bioréactance a été utilisé tout au long de l’intervention. Le débit cardiaque a augmenté de 7-12 L·min−1 après l’accouchement, principalement en raison d’une augmentation du volume d’éjection. La variation du volume d’éjection et la résistance périphérique totale ont toutes deux diminué, alors que la fréquence cardiaque de la patiente n’a pas changé. Un volume d’éjection accru, probablement associé à une post-charge réduite et une pré-charge accrue, a contribué à une augmentation du DC de 7-12 L·min−1.

Conclusion

Des données continues de DC obtenues grâce à un monitorage fondé sur la bioréactance indique que les femmes enceintes atteintes de SA grave pourraient avoir un DC accru dans certaines circonstances. Ce résultat correspond aux données obtenues de personnes non enceintes; en outre, il est intéressant et justifie des études plus approfondies. Le monitorage non effractif du DC pourrait contribuer à notre compréhension des modifications survenant au cours de la période périnatale chez les femmes atteintes de maladies cardiaques.