Reports of Original Investigations

Canadian Journal of Anesthesia/Journal canadien d'anesthésie

, Volume 57, Issue 10, pp 888-897

The incidence of hypoxemia during surgery: evidence from two institutions

  • Jesse M. EhrenfeldAffiliated withDepartment of Anesthesia, Critical Care, & Pain Medicine, Massachusetts General Hospital Email author 
  • , Luke M. FunkAffiliated withDepartment of Surgery, Brigham and Women’s HospitalDepartment of Health Policy and Management, Harvard School of Public Health
  • , Johan Van SchalkwykAffiliated withDepartment of Anaesthesia, Auckland City Hospital
  • , Alan F. MerryAffiliated withDepartment of Anaesthesia, Auckland City HospitalDepartment of Anaesthesiology, University of Auckland
  • , Warren S. SandbergAffiliated withDepartment of Anesthesia, Critical Care, & Pain Medicine, Massachusetts General Hospital
  • , Atul GawandeAffiliated withDepartment of Surgery, Brigham and Women’s HospitalDepartment of Health Policy and Management, Harvard School of Public Health

Abstract

Purpose

The incidence of hypoxemia in patients undergoing surgery is largely unknown and may have a clinical impact. The objective of this study was to determine the incidence of intraoperative hypoxemia in a large surgical population.

Methods

We performed a retrospective study of electronically recorded pulse oximetry data obtained from two large academic medical centres. All adults (age ≥ 16 yr) undergoing non-cardiac surgery during a three-year period at the two hospitals were included in the analysis. Our main outcome measure was the percentage of patients with episodes of hypoxemia (SpO2 < 90) or severe hypoxemia (SpO2 ≤ 85) for two minutes or longer during the intraoperative period (induction of anesthesia, surgery, and emergence).

Results

We evaluated 95,407 electronic anesthesia records at the two hospitals. During the intraoperative period, 6.8% of patients had a hypoxemic event, and 3.5% of patients had a severely hypoxemic event of two consecutive minutes or longer. Seventy percent of the hypoxemic episodes occurred during either induction or emergence— time periods that represent 21% of the total intraoperative time. From induction to emergence, one episode of hypoxemia occurred every 28.9 hr, and one episode of severe hypoxemia occurred every 55.7 hr of intraoperative time.

Conclusion

Despite advances in monitoring technology, hypoxemia continues to occur commonly in the operating room and may be a serious safety concern because of its potential impact on end organ function and long-term outcomes. Further studies are needed to improve our understanding of the clinical impact of intraoperative hypoxemia and the strategies that will be most useful in minimizing its occurrence.

Incidence de l’hypoxémie pendant la chirurgie: données probantes de deux institutions

Résumé

Objectif

L’incidence de l’hypoxémie chez les patients subissant une chirurgie est très mal connue et pourrait avoir des répercussions cliniques. L’objectif de cette étude était de déterminer l’incidence de l’hypoxémie peropératoire chez une vaste population chirurgicale.

Méthode

Nous avons réalisé une étude rétrospective des données d’oxymétrie du pouls sauvegardées électroniquement dans deux centres médicaux universitaires importants. Dans notre analyse, nous avons inclus tous les adultes (âge ≥ 16 ans) subissant une chirurgie non cardiaque au cours d’une période de trois ans dans les deux hôpitaux. La mesure principale était le pourcentage de patients manifestant des épisodes d’hypoxémie (SpO2 < 90) ou d’hypoxémie sévère (SpO2 ≤ 85) pendant deux minutes ou plus en période peropératoire (induction de l’anesthésie, chirurgie et réveil).

Résultats

Au total, nous avons évalué 95 407 dossiers anesthésiques électroniques dans les deux hôpitaux. En période peropératoire, 6,8 % des patients ont subi un événement hypoxémique, et 3,5 % des patients ont subi un événement hypoxémique grave de deux minutes consécutives ou plus en période peropératoire. Soixante-dix pour cent des épisodes hypoxémiques sont survenus pendant l’induction ou le réveil, des périodes représentant 21 % du temps peropératoire total. De l’induction au réveil, un épisode d’hypoxémie est survenu toutes les 28,9 heures de temps peropératoire, et un épisode d’hypoxémie grave est survenu toutes les 55,7 heures.

Conclusion

Malgré les progrès réalisés au niveau des technologies de monitorage, l’hypoxémie continue d’être un événement fréquent en salle d’opération et pourrait constituer une problème de sécurité sérieux en raison de ses répercussions potentielles sur la fonction des organes cibles et les devenirs à long terme. D’autres études sont de mise pour améliorer notre compréhension des répercussions cliniques de l’hypoxémie peropératoire et des stratégies qui seront le plus utiles pour minimiser sa survenue.