, Volume 2, Issue 3, pp 225-227

Effet de l’entraînement cognitif sur les symptômes dépressifs

Purchase on Springer.com

$39.95 / €34.95 / £29.95*

Rent the article at a discount

Rent now

* Final gross prices may vary according to local VAT.

Get Access

Résumé

Les symptômes dépressifs sont communs dans la population générale, et de nombreux auteurs se sont attachés à trouver des traitements fiables dans cette maladie, et notamment chez le sujet âgé déjà polymédiqué. Wolinsky et al. (2009) s’y sont intéressés au travers de l’étude ACTIVE (Advanced Cognitive Training for Independent and Vital Elderly). Leur objectif était d’évaluer l’effet d’interventions cognitives (ciblant la mémoire, le raisonnement et la vitesse de traitement de l’information) sur les symptômes dépressifs, évalués par la CES-D 12 (Center for Epidemiologic Studies Depression Scale, version 12 items), à un et cinq ans de suivi. Au total, 2 802 patients ont participé à l’étude. Seul l’entraînement cognitif ciblant la vitesse de traitement d’information a eu un effet significatif sur la réduction des symptômes dépressifs, avec une diminution de 30 % du risque de présenter des symptômes à un et cinq ans. Le MMSE(mini-mental state examination) et la SF-36 initiaux (short form 36 items), ajustés aux symptômes dépressifs à l’inclusion, n’ont pas eu d’effet sur l’amélioration de ces symptômes. Cette étude semble donc intéressante afin de limiter la polymédication chez le sujet âgé, mais mériterait peutêtre d’être confirmée chez une population de sujets avec des symptômes dépressifs plus sévères.

Abstract

Depressive symptoms are common in the general population and many authors have striven to find reliable treatments for the condition, especially in the elderly individual, who is already the subject of polypharmacy. Wolinsky et al. (2009) have tackled this problem via the ACTIVE(Advanced Cognitive Training for Independent and Vital Elderly) study. Their objective was to assess the effects of cognitive interventions (focused on memory, reasoning and speed of information processing) on depressive symptoms, measured by the CES-D 12 (Center for Epidemiologic Studies Depression Scale, version 12 items) at one and five years of follow-up. In total, 2,802 patients participated in the study. Only the training in speed of information processing significantly reduced depressive symptoms, with a decrease of 30% in the chances of having such symptoms at one and five years. The initial MMSE(mini-mental state examination) and SF-36 (short form 36 items), adjusted for depressive symptoms at the time of recruitment did not correlate with improvement of symptoms. This study would seem, then, to be interesting with respect to limiting polypharmacy in the elderly patient but should, perhaps, be repeated with a population of patients who are more severely affected.

Commentaire d’article : Wolinsky FD (2009) The Effect of Speed-of-Processing Training on Depressive Symptoms in ACTIVE. J Gerontol A Biol Sci Med Sci 64A(4):468–72.