, Volume 62, Issue 3, pp 509-520
Date: 23 Oct 2008

The Edible Mushrooms of Madagascar: An Evolving Enigma

Rent the article at a discount

Rent now

* Final gross prices may vary according to local VAT.

Get Access

Abstract

The Edible Mushrooms of Madagascar: An Evolving Enigma. This paper on the most significant edible wild mushrooms of Madagascar is organized in the following four categories: (1) mushrooms of introduced eucalypt plantations, (2) mushrooms of introduced pine plantations, (3) mushrooms of native forests and woodlands, and (4) mushrooms found in fields, agricultural waste and other altered, non–forest habitats. Eucalyptus robusta plantations yield by far the bulk of edible mushrooms that are sold, especially species of Russula and Cantharellus. Some Suillus species of northern hemisphere origin have been introduced with pine plantations and are locally important, forming the basis of a small canning industry. In native woodland areas on the central plateau, several ectomycorrhizal mushrooms—very similar to those on the African mainland—are collected and consumed. With the exception of the widely marketed Cantharellus platyphyllus ssp. bojeriensis, these are only of local importance in the villages and smaller markets of the area. Denser forests in the mountains or on the east coast as well as manmade habitats such as fields, pastures, and agricultural wastes are searched for saprobic mushrooms of various types. Some of these saprobic mushrooms show considerable potential for cultivation. The variety of ectomycorrhizal mushrooms found in eucalypt plantations is unprecedented outside of Australia and, for the most part, do not appear to be of Australian origin. Possible reasons for this are briefly discussed. Two economically important species, Russula prolifica sp. nov. and R. edulis sp. nov., are newly described.

Résumé

Les champignons comestibles de Madagascar: l’énigme se poursuit. Les champignons comestibles sauvages de Madagascar sont présentés d’après leur appartenance à quatre habitats différents: plantations exotiques d’Eucalyptus, plantations exotiques de pins, savanes et forêts indigènes et, enfin, champs cultivées, prairies et déchets agronomiques. Les plantations d’Eucalyptus (en particulier d’E. robusta) produisent de loin la majorité des champignons comestibles mis en vente, surtout chanterelles et russules. Quelques bolets du genre Suillus, manifestement introduits de l’hémisphère nord, pullulent localement sous des pins importés et font l’objet d’une industrie artisanale de conserves. Sur le Haut Plateau, plusieurs espèces de champignons ectomycorrhiziques, très similaires à celles décrites du continent africain, sont ramassées et consommées dans l’aire des savanes. A l’exception du Cantharellus platyphyllus ssp. bojeriensis—espèce très commune sur les marchés et le long des routes du Haut Plateau, ces différentes espèces ne représentent qu’un intérêt local. Les forêts denses d’altitude ou le long de la côte Est, ainsi que les habitats créés par l’homme (champs, prairies de pâturage, déchets de l’agriculture) sont explorées à la recherche d’un nombre de champignons comestibles saprophytes, dont certains à potentiel très prometteur pour la domestication. La diversité des champignons ectomycorrhiziques associés aux plantations d’eucalyptus dépasse de loin celle observée dans les autres pays ou les eucalyptus ont été introduits par l’homme. L’auteur discute sommairement quelques éléments qui ne semblent pas favoriser l’hypothèse d’une éventuelle origine australienne pour la plupart de ces champignons. Deux russules comestibles représentant un intérêt économique, R. prolifica sp. nov. et R. edulis sp. nov., sont sommairement décrites comme nouvelles.