, Volume 20, Issue 1, pp 12-15
Date: 26 Apr 2007

PCA et douleur du cancer

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Résumé

La PCA est indiquée pour les patients cancéreux avec une douleur par excès de nociception moyenne à forte et ne pouvant pas être pris en charge efficacement par les opioïdes forts, oraux ou transdermiques. Cela concerne deux situations: 1) l’impossibilité d’administrer les opioïdes par voie orale ou transdermique; 2) un contrôle insuffisant des accès douloureux paroxystiques. La morphine intraveineuse est l’antalgique le plus couramment utilisé pour la PCA. Le débit continu de perfusion permet de couvrir la douleur de fond, il est calculé à partir de la dose totale quotidienne d’opioïde prise antérieurement par le patient. Le bolus (compris entre 1/24 et 1/10 de la dose quotidienne) est utilisé comme une interdose pour traiter les accès douloureux paroxystiques. À la place de la morphine, l’utilisation du fentanyl ou du sufentanil peut être proposée en cas d’insuffisance réanale. En cas de douleur rebelle et/ou de phénomène de tolérance aux opioïdes, il est licite d’essayer d’associer à la morphine de faibles doses de kétamine. Enfin, dans les situations les plus difficiles, la voie médullaire (péridurale ou intrathécale) pourrait constituer une alternative intéressante en terme d’amélioration de la qualité de fin de vie.

Abstract

Patient-controlled analgesia (PCA) is indicated for patients experiencing moderate to severe nociceptive cancer pain unrelieved by strong oral or transdermal opioids. This is appropriate in two situations: 1) the impossibility of oral or transdermal administration, and 2) inadequate control of breakthrough pain. Intravenous morphine remains the most frequently used opioid in PCA devices. Background infusion provides effective management of baseline pain; its dosage is calculated according to the daily amount of opioid previously taken by the patient. The bolus dose (ranging between 1/24 and 1/10 of the daily amount) is used as the breakthrough dose to treat breakthrough pain. In the case of renal insufficiency, fentanyl or sufentanil can be used. If the patient experiences refractory pain or opioid tolerance, it is possible to associate morphine with low doses of ketamine. Lastly, in the most difficult cases, the spinal route (epidural or intrathecal) may be an effective alternative in terms of improving of the quality of life of end-of-life patients.