, Volume 28, Issue 2, pp 119-138,
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Secularization, Union Formation Practices, and Marital Stability: Evidence from Italy

Abstract

Descriptive statistics indicate that civil marriages and marriages preceded by premarital cohabitation are more unstable, i.e., more frequently followed by divorce. However, the literature has shown that selectivity plays an important role in the relationship between premarital cohabitation and union dissolution. We do not have evidence to date regarding the selectivity in the effect of civil marriage. The Italian case appears particularly interesting given the recent diffusion of premarital cohabitation and civil marriage. Using micro-level data from a national-level representative survey conducted in 2003, we develop a multiprocess model that allows unobserved heterogeneity to be correlated across the three decisions (premarital cohabitation, civil marriage, and divorce). Our results show that selectivity is the main factor that explains the higher divorce rates among those who experience premarital cohabitation and a civil marriage. Net of selectivity, the causal effect on union dissolution disappears.

Résumé

D’après des statistiques descriptives, les mariages civils et les mariages précédés d’une cohabitation pré-maritale sont plus instables, c’est-à-dire plus fréquemment rompus par un divorce. La littérature a cependant relevé que la sélection joue un rôle important dans la relation entre la cohabitation pré-maritale et la rupture d’union. Jusqu’à présent, un tel effet de sélection n’a pas été décrit pour le mariage civil. Le cas de l’Italie s’avère particulièrement intéressant du fait de la diffusion récente de la cohabitation pré-maritale et du mariage civil. A partir des données individuelles d’une enquête représentative au niveau national conduite en 2003, nous développons un modèle à équations simultanées permettant de tenir compte de l’hétérogénéité non observée corrélée aux trois comportements (cohabitation pré-maritale, mariage civil et divorce). Les résultats montrent que l’effet de sélection est le principal facteur explicatif de taux de divortialité plus élevés parmi ceux qui se sont mariés civilement après une période de cohabitation. En l’absence de sélection, l’effet causal de ces comportements sur la rupture d’union disparaît.