, Volume 6, Issue 2, pp 96-101
Date: 26 May 2008

Fruits et cancer: de la cancérogenèse à l’épidémiologie

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Résumé

Si l’origine génétique des cancers est reconnue, il est de plus en plus admis que les facteurs environnementaux soient prédominants. Les produits végétaux sont considérés comme protecteurs. Les études épidémiologiques ont montré qu’un apport élevé en fruits diminuait les risques de cancer. Toutefois, les résultats peuvent différer significativement selon qu’ils soient issus d’études cas-témoins ou d’études de cohorte. Le rôle des fruits dans la prévention dérive vraisemblablement de leur contenu chimique. À côté des vitamines et des minéraux, les phytomicroconstituants, incluant caroténoïdes et polyphénols, interfèrent avec les voies de la cancérogenèse. Dans les étapes d’initiation, de promotion et de progression des cellules transformées, ces agents agissent comme des éléments bloquants ou suppresseurs. En dépit de nombreux résultats acquis en science basique, l’intervention avec ces phytomicronutriments a montré des résultats décevants, voire délétères. Dans cet article, l’approche de chimio-prévention avec un composé isolé et à des doses pharmacologiques est discutée.

Abstract

Cancer is related not only to genetic backgrounds but also, more predominantly, to environmental factors. Plant-based foods, including fruit, have long been considered as providing protection. Epidemiological studies have shown that individuals who consumed the most fruit had a lower risk of cancer. However, data can significantly differ according to whether it comes from individual case studies or cohort studies. The role of fruit in cancer prevention probably results from its chemical content. Besides vitamins and minerals, phytochemicals, including carotenoids and polyphenols, interfere with carcinogenesis pathways. At the initiation, promotion and progression stages of transformed cells, the phytochemicals act as blocking agents or suppressors. Despite the wealth of basic scientific data available, intervention studies with phytochemicals have had disappointing and even deleterious results. The article discusses chemoprevention using the isolated compounds at pharmacological doses.