, Volume 11, Issue 2, pp 95-100
Date: 08 Mar 2009

Suivi de polypectomies colorectales Étude d’une cohorte en région Bretagne

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Abstract

The generalization of colorectal cancer prevention campaigns leads inevitably to the multiplication of control colonoscopies, for those patients who have been treated by endoscopic removal of precancerous lesions. Risk of recurrence varies according to the number, size and histology of the lesions, as well as the patient’s family history. Academic guidelines recommend an examination at three months, three years, five years or a distant unspecified date. We studied 581 patients who had undergone a polypectomy in Brittany in September 2002, which procedure was performed by one of 86 gastroenterologists from the region. We studied to what extent guidelines had been followed. We were able to analyze 384 case files. Of the seven recommended three months check-ups, five were done on time, two were late. Of 102 recommended three years check-ups, 36 were done between one and three years; 66 were not done. Of 105 recommended five years check-ups, 49 were done between 12 and 61 months; 56 were not done. For the 131 patients requiring a ten-year check-up, 49 were checked at five years, of whom 20 had polyps that were either new or not seen at the previous colonoscopy. We can conclude that guidelines are insufficiently observed, for reasons that are linked either to the patient or to the physician. We can expect the situation to improve as a result of information campaigns, new research on the history of the different types of lesions, which will better inform the guidelines, and greater use of computerized alerts regarding the calendar of check-ups.

Résumé

La généralisation des campagnes de dépistage du cancer colorectal conduit nécessairement, pour les patients chez lesquels ont été découvertes et traitées par exérèse endoscopique des lésions précancéreuses, à une multiplication des coloscopies de controôle. Le risque de récidive est variable suivant le nombre, les dimensions et l’histologie des lésions, ainsi que les antécédents familiaux des patients. Des référentiels concçus et diffusés par des instances académiques proposent, suivant les cas, un controôle à trois mois, trois ou cinq ans, voire à une échéance plus lointaine et imprécise. Notre propos, dans ce travail, a été d’observer une population de 581 patients ayant subi, en septembre 2002, une polypectomie effectuée par l’un des 86 gastroentérologues de la région de Bretagne et d’pobserver, depuis lors, comment les référentiels ont été respectés. Voici les résultats de notre étude à partir de 384 dossiers exploitables: 1) sur sept controôles programmés à trois mois, cinq l’ont été en temps voulu et deux l’ont été tardivement; 2) sur 102 controôles programmés à trois ans, 36 l’ont été entre un et trois ans et 66 n’ont pas été effectués; 3) sur 105 controôles prévus à cinq ans, 49 ont été effectués entre 12 et 61 mois et 56 n’ont pas été réalisés; 4) sur 131 sujets ne nécessitant théoriquement pas de controôle dans les dix ans, 49 ont subi un controôle à cinq ans, et, parmi eux, 20 étaient porteurs de polypes nouveaux ou non décelés lors de la coloscopie antérieure. D’une façon générale, on peut conclure que les référentiels sont peu respectés, tant du fait des patients que des médecins. On doit encore attendre des progrès, grâce à de grandes campagnes d’information auprès de tous les acteurs concernés, d’études plus approfondies sur l’évolution de différents types de lésions, de référentiels mieux documentés et, enfin, de l’usage amplifié de logiciels dédiés au suivi des coloscopies et précisant le rythme des controôles.