, Volume 10, Issue 4, pp 238-243

Interventions nutritionnelles et prévention tertiaire des cancers: mythes et réalités

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Résumé

Même si la qualité des études demeure hétérogène, il existe de nombreuses données qui suggèrent un rôle du mode de vie et en particulier des facteurs nutritionnels dans la survenue de récidives après traitement d’un cancer. Cela a été notamment bien documenté dans le cancer du sein et dans une moindre mesure dans le cancer colique. Récemment, deux grands essais randomisés dans le cancer du sein confirment la faisabilité d’interventions nutritionnelles. Ces essais demeurent cependant à certains égards critiquables d’un point de vue méthodologique. Du fait d’un niveau de preuve insuffisant, il demeure difficile de proposer des recommandations spécifiques aux patients ayant fini leur traitement adjuvant. Cela est tout particulièrement vrai pour la supplémentation en micronutriments à des doses supraphysiologiques. Le bénéfice de la lutte contre le surpoids, qui va de pair avec l’activité physique, semble par contre moins discutable. En tout état de cause, il apparaît indispensable de favoriser le développement de programmes de recherche clinique destinés à individualiser les sous-groupes de patientes les mieux à même de bénéficier d’un type d’intervention donnée.

Abstract

Despite their heterogeneity, numerous studies suggest that lifestyle and diet might be involved in cancer recurrence. Data seems more robust in breast and colon cancer. Recently, two large randomized trials conducted in breast cancer patients confirmed the feasibility of dietary interventions after cancer treatment. Their methodology however remains somewhat flawed. Thus, because of insufficient proof, it remains hazardous to recommend specific interventions in cancer survivors. In particular, there is no evidence to support the use of high-dose micronutrients in order to improve cancer outcomes. The benefits of weight control and regular physical activity, on the other hand, are less debatable. No matter what, it would appear essential that we carry out clinical research with the aim of identifying sub-groups of patients the most likely to benefit from a given dietary intervention.