, Volume 10, Issue 5, pp 295-298

Que reste-t-il de l’interféron en hématologie ?

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Abstract

Interferon alpha has been investigated in haematology since the end of the 60’s. It may be prescribed in various indications but the availability of the recently developed targeted therapies makes necessary to reassess these indications by a literature review. In patients with follicular lymphoma, interferon, combined or not with rituximab, is a first-line treatment given for its immuno-modulator activity. However, it has been shown to be poorly tolerated, which limits its use. In virus-related low-grade lymphomas, interferon combined with antiviral drugs is still of interest. In T-cell lymphomas, the lack of therapeutic consensus makes interferon an option as second-or third-line treatment. In chronic myeloid leukaemia, it has been replaced by imatinib for induction therapy, but ongoing trials assess its efficacy as maintenance treatment. In conclusion, the indications for interferon decrease gradually in haematology but new options may emerge, especially in leukaemia.

Résumé

L’interféron alpha est étudié en hématologie depuis la fin des années 1960. Il est utilisable dans de nombreuses indications mais, depuis l’avènement des thérapies ciblées, il semble nécessaire de revoir la littérature pour faire le point sur ses indications. L’activité immunomodulatrice de l’interféron lui a conféré une indication en première ligne dans le traitement des lymphomes folliculaires, y compris en combinaison avec le rituximab. En revanche, sa médiocre tolérance limite actuellement son utilisation. Pour les lymphomes de bas grade associés aux infections virales, l’interféron associé à des molécules antivirales garde tout son intérêt. Pour les lymphomes T, l’absence de consensus thérapeutique permet de proposer l’interféron en deuxième ou troisième ligne. Pour la leucémie myéloïde chronique, l’interféron a été supplanté par l’imatinib en traitement d’induction, mais des essais sont en cours en traitement d’entretien. Pour conclure, les indications de l’interféron en hématologie se restreignent peu à peu, mais de nouvelles voies de recherche semblent prometteuses notamment dans les leucémies.