, Volume 6, Issue 1-2, pp 79-91

The risk that neurogenetic approaches may inflate the psychiatric concept of disease and how to cope with it

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Abstract

Currently, there is a growing interest in combining genetic information with physiological data measured by functional neuroimaging to investigate the underpinnings of psychiatric disorders. The first part of this paper describes this trend and provides some reflections on its chances and limitations. In the second part, a thought experiment using a commonsense definition of psychiatric disorders is invoked in order to show how information from this kind of research could be used and potentially abused to “invent” new mental illnesses. It is then argued why an inference to the best explanation could provide an antidote to such attempts. The conclusion emphasises why normative criteria, such as those used to define disorders, cannot be derived from descriptive empirical results alone. While the etiology of some psychiatric diseases may be purely organic, there are many other cases where the psychiatric symptoms and the associated genotypes and phenotypes have an essentially and irreducibly external meaning that is derived from social and political factors. A limited perspective on the genes and brain of man carries the risk that psychiatry may increasingly treat the effects of other domains, although social and political solutions would be more appropriate.

Zusammenfassung

Derzeit besteht ein gesteigertes Interesse daran, genetische Informationen mit physiologischen Daten aus funktionellen bildgebenden Messungen zusammenzubringen, um den Hintergrund psychiatrischer Störungen untersuchen zu können. Der erste Teil des vorliegenden Artikels beschreibt diesen Trend und stellt Überlegungen zu dessen Möglichkeiten und Grenzen an. Im zweiten Teil wird ein Gedankenexperiment durchgeführt, bei dem eine aus dem Alltag entlehnte Definition psychiatrischer Störungen herangezogen wird um zu zeigen, wie Informationen aus diesem Forschungsansatz dazu ge- bzw. missbraucht werden können, neue psychische Erkrankungen zu “erfinden”. Es wird dafür argumentiert, wie ein Schluss auf die beste Erklärung als Gegenmittel zu solchen Versuchen dienen könnte. Das Ergebnis verdeutlicht, warum normative Kriterien, wie jene, die zur Definition von Erkrankungen verwendet werden, nicht allein aus deskriptiven empirischen Ergebnissen abgeleitet werden können. Während die Ätiologie mancher psychiatrischen Erkrankungen rein organisch sein kann, gibt es viele andere Fälle, in denen die psychiatrischen Symptome sowie die damit zusammenhängenden Genotypen und Phänotypen eine irreduzibel externe Bedeutung haben, die sich aus sozialen und politischen Faktoren ergibt. Eine eingeschränkte Perspektive auf Gen und Gehirn des Menschen birgt daher das Risiko, dass die Psychiatrie in zunehmendem Maße die Auswirkungen anderer Bereiche behandelt, obwohl hier soziale und politische Lösungen angemessener wären.

Résumé

De nos jours, nous observons un intérêt grandissant pour la combinaison des informations génétiques avec les données physiologiques, obtenues par la neuroimagerie fonctionnelle, afin d’étudier les fondements des désordres psychiatriques. La première partie de cet article décrit cette tendance et fournit quelques réflexions sur les opportunités qu’elle génère mais aussi sur ses limites. Dans la deuxième partie, un raisonnement intellectuel sur la définition commune des désordres psychiatriques est abordé afin de démontrer que les résultats de ce genre d’exercice peuvent être utilisés, voire dont on peut éventuellement abuser, pour « inventer » de nouvelles maladies mentales. Nous nous concentrons ensuite sur la raison pour laquelle une réflexion sur la meilleure explication serait nécessaire pour remédier à ces abus. En conclusion, nous insistons sur les raisons pour lesquelles les critères normatifs, comme ceux utilisés lors de la définition des désordres, ne peuvent être déduits à partir de résultats descriptifs empiriques uniquement. Bien que l’étiologie de certaines maladies psychiatriques puisse être organique, il existe bien d’autres cas où les symptômes psychiatriques ainsi que les génotypes et les phénotypes associés ont une signification essentiellement et irréductiblement externe dont l’origine se situe dans des facteurs sociaux et politiques. Une perspective limitée des gènes et du cerveau humain présente le risque que la psychiatrie traite de plus en plus les effets d’autres domaines alors que des solutions sociales et politiques seraient plus appropriées.