Botanica Helvetica

, Volume 120, Issue 2, pp 139–149

Subalpine-nival gradient of species richness for vascular plants, bryophytes and lichens in the Swiss Inner Alps

Authors

    • Department of Ecology and Evolution, Faculty of Biology and MedicineUniversity of Lausanne
    • Faculty of Geosciences and EnvironmentUniversity of Lausanne
  • Martin Camenisch
    • Camenisch & Zahner
  • Romain Mayor
    • Institute of Plant SciencesBern University
  • Luca Miserere
  • Mathias Vust
  • Jean-Paul Theurillat
    • Fondation J.-M. Aubert
    • Laboratory of Biogeography, Section of BiologyUniversity of Geneva
Article

DOI: 10.1007/s00035-010-0079-8

Cite this article as:
Vittoz, P., Camenisch, M., Mayor, R. et al. Bot. Helv. (2010) 120: 139. doi:10.1007/s00035-010-0079-8

Abstract

In the European GLORIA project, 12 summits (treeline to nival belt) were inventoried in three regions of Switzerland: two in the Swiss National Park Graubünden and one in Valais. Vascular plants were recorded in all three regions and bryophytes and lichens were recorded only in Valais. On each summit, vegetation and temperature data were sampled using sampling protocols for the GLORIA project (Global Observation Research Initiative in Alpine environment) on large summit sections and in clusters of four 1 × 1-m quadrats. We observed a general decrease of species richness for all three systematic groups with increasing elevation in the summit sections, but only for vascular plants in the quadrats. In Valais, there was higher species richness for vascular plants than for bryophytes and lichens on the lower summits, but as the decrease in species richness was less pronounced for cryptogams, the latter were more numerous than vascular plants on the highest summit. Vascular species showed a clear shift of the dominant life form with elevation, with chamaephytes replacing hemicryptophytes. Bryophytes and lichens showed a weak trend among the life forms at the summit section scale, but a stronger shift of the dominant forms was seen in the quadrats, with cushion replacing turf bryophytes and crustaceous replacing fruticose lichens. Altogether, these results sustain the temperature-physiographic hypothesis to explain the species richness decrease along the altitudinal gradient: the harsh climatic conditions of the alpine-nival belts act as a filter for species, but the diminishing diversity of microhabitats is also an important factor. Because cryptogams depend more on humidity than temperature and more on smaller microhabitats than vascular plants, the decrease of species richness is more gradual with elevation for bryophytes and lichens.

Keywords

AltitudeAspectDiversityElevation rangeLife formsSwitzerland

Gradient subalpin-nival de la richesse spécifique des plantes vasculaires, bryophytes et lichens dans les Alpes internes en Suisse

Résumé

Dans le cadre du projet européen GLORIA, 12 sommets (de la limite de la forêt à l’étage nival) ont été inventoriés dans trois régions de Suisse: deux dans le Parc national suisse (Grisons) et une en Valais. Les plantes vasculaires ont été étudiées dans les trois régions alors que les bryophytes et lichens n’ont été considérés qu’en Valais. Le protocole du projet GLORIA (Global Observation Research Initiative in Alpine environment) a été utilisé sur tous les sommets, avec des inventaires sur de grandes sections sommitales et sur des groupes de quatre carrés de 1 × 1 m. Nous avons observé une diminution générale de la richesse spécifique dans les trois groupes systématiques pour une altitude croissante dans les sections, mais pour les plantes vasculaires seules dans les carrés. En Valais, il y avait davantage de plantes vasculaires que de lichens et de bryophytes sur les sommets inférieurs mais, comme la diminution de la richesse spécifique était moins marquée pour les cryptogames, ces derniers étaient plus nombreux que les plantes vasculaires sur le sommet le plus élevé. Pour les plantes vasculaires, nous avons observé un changement net des formes de croissances dominantes, avec le remplacement des hémicryptophytes par les chaméphytes lorsque l’altitude augmente. Les bryophytes et les lichens ont montré qu’un faible changement des formes de croissance dominantes dans les sections sommitales mais un changement plus net au niveau des carrés: les coussinets remplacent en proportion la forme gazonnante des bryophytes et les lichens crustacés remplacent les lichens fruticuleux. Dans l’ensemble, ces résultats correspondent bien à l’hypothèse “température-physiographie” pour expliquer la diminution de la richesse spécifique le long du gradient altitudinal: les conditions climatiques rudes des étages alpin et nival agissent comme un filtre pour les espèces, mais la diminution des micro-habitats est également un facteur important. Comme les cryptogames dépendent plus de l’humidité que de la température et qu’ils se contentent de micro-habitats plus restreints que les plantes vasculaires, la richesse spécifique des bryophytes et des lichens diminue moins vite avec l’altitude.

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