, Volume 42, Issue 2, pp 109-113

Preemptive opioid analgesia does not influence pain after abdominal hysterectomy

Abstract

Opioid administration before surgical stimulus may reduce or prevent subsequent pain. We studiied the effect of timing of opioid administration on the pain-related behaviour after abdominal hysterectomy. Eighty-five patients scheduled for abdominal hysterectomy were blindly randomized to receive fentanyl 10 μg· kg−1 before induction of anaesthesia (FA), after peritoneal incision (FB) or after removal of the uterus (FC), or sufentanil 1 μg· kg−1 before induction of anaesthesia (SA) or after peritoneal incision (SB) respectively. All patients received a standard postoperative analgesic regimen. The time from skin closure to the first analgesic request was recorded. Pain was assessed using the VAS and a verbal rating score (VSR 1 =no pain to 6 = intolerable pain) every 30 min until patients asked for the first analgesic, and 24 hr postoperatively. The times from skin closure to the first analgesic request did not differ among the five groups. The VAS scores using the two-way ANOVA with repeated measurements differed among the five groups (F = 4.046, df = 4, 213, P < 0.005). The VAS scores with one-way ANOVA differed among the five groups 30 min postoperatively (F = 4.542, df = 4, 58, P < 0.003), being higher in the FA (6.5 ± 1.8) and SA (5.9 ± 2.1) groups than in the FC (3.2 ± 2.5) group, and at 120 min postoperatively (F = 3.217, df= 4, 18, P < 0.05), being higher in the FA than in the FB group (6.1 ± 7.5 and 2.6 ± 1.9 respectively). The VRS scores did not differ among the FA, FB, FC, SA and SB groups at any time. This study failed to demonstrate a preemptive effect of systemic administration of fentanyl or sufentanil in the doses tested.

Résumé

L’administration d’un morphinique avant le stimulus chirurgical peut diminuer ou prévenir la douleur qu’il déclenche. Nous avons étudié l’effet chronologique de l’administration d’un morphinique sur le comportement douloureux après une hystérectomie abdominale. Quatre-vingt-cinq patientes programmées pour une hystérectomie abdominale sont réparties au hasard et en aveugle pour recevoir respectivement 10 μg· kg−1 de fentanyl avant l’induction de l’anesthésie (groupe FA), après l’incision du péritoine (groupe FB) ou après l’ablation de l’utérus (FC), ou du sufentanil 1 μg· kg−1 avant l’induction de l’anesthésie (SA) ou après l’incision péritonéale (SB). Après l’intervention toutes les patientes reçoivent une médication analgésique standard. Le délai entre la fermeture de la peau et la première demande d’analgésique est enregistré. La douleur est évaluée sur une échelle visuelle analgique (EVA) et verbale simple (EVS) (cote évaluation verbale: 1 = pas de douleur à 6 = douleur intolérable) aux trente minutes jusqu’au moment de la réclamation par la patiente d’un premier analgésique et pendant les 24 h qui suivent l’intervention. Le délai entre la fermeture de la peau et le premier analgésique n’est pas différent entre les cinq groupes. Les scores de l’EVA analysés par ANOVA à deux voies sur des mesures répétées différent entre les cinq groupes (F = 4,046, df = 4, 213, P < 0,005). Les scores de l’EVA avec l’ANOVA simple différent entre les cinq groupes 30 min après l’intervention (F = 4,542, df =4, 58, P < 0,003), étant plus élevés dans les groupes FA (6,5 ± 1,8) et SA (5,9 ± 2,1) comparativement aux groupes FC (3,2 ± 2,5). Ils diffèrent aussi à 120 min après l’intervention (F = 3,217, df = 4, 18, P < 0,05), en étant plus élevés dans le groupe FA que dans le groupe FB (6,1 ± 7,5 et 2,6 ± 1,9 respectivement). Les scores de l’EVS entre les groupes FA, FB, FC SA et SB ne diffèrent jamais. Aux doses étudiées, cette étude ne démontre pas l’effet antialgique préventif de l’administration systémique de fentanyl ou de sufentanil.

Presented in part to the Anaesthetic Research Society, London, November 1993.