Canadian Journal of Anesthesia

, Volume 53, Supplement 2, pp S89–S102

Traitement antithrombotique en chirurgie cardiaque

Authors

  • André Vincentelli
    • Centre Hospitalier Régional Universitaire de Lille, Clinique de Chirurgie Cardiovasculaire
    • Institut ďHématologie-Transfusion;
    • Laboratoire ďHématologieHôpital Cardiologique
  • Sylvain Bélisle
    • Département ďAnesthésiologie de ľUniversité de MontréalUniversité de Lille, Lille, France; and the Institut de Cardiologie de Montréal et Centre Hospitalier de ľUniversité de Montréal (CHUM)
III-Managing the risk of thrombosis

DOI: 10.1007/BF03022256

Cite this article as:
Vincentelli, A., Jude, B. & Bélisle, S. Can J Anesth (2006) 53: S89. doi:10.1007/BF03022256

Antithrombotic therapy in cardiac surgery

Abstract

Purpose

To review the perioperative management of anti-thrombotic therapy in cardiac surgery, including the management of cardiopulmonary bypass (CPB) and off-pump surgery.

Methods

A review of the relevant English literature over the period 1975–2005 was undertaken, in addition to a review of international practices in antithrombotic therapy in cardiac surgery.

Principal findings

Cardiopulmonary bypass is required in most procedures and makes anticoagulation mandatory. Anticoagulation is, usually, achieved with unfractionnated heparin (UFH). Unfractionated heparin is monitored by point-of-care (POC) testing, such as the activated clotting time or the determination of heparin concentration. The target values of both tests remain empirical, with no clearly validated thresholds. The target value needs to be adjusted according to the POC test, given significant variations between devices and activators. After CABG, the need for antiplatelet therapy is well demonstrated, in order to limit the risk of postoperative death or ischemic events, and improve venous graft patency. Immediately after valvular surgery, antithrombotic therapy should take into account the specific risk carried by each patient and by each prosthetic device. The risk of venous thromboembolism, though poorly defined, is also present in the postoperative period and may require additional attention. Given the frequent exposure to UFH, occurrence of heparin-induced thrombocytopenia is not infrequent in these patients and requires careful individual management.

Conclusions

Antithrombotic therapy is an essential component of cardiac surgery. Yet, with the exception of antiplatelet agents in CABG patients, antithrombotic therapy is often based on the clinical experience of medical teams more than on an evidence-based assessment of the literature.

Resume

Objectif

Revoir la gestion périopératoire du traitement anti-thrombotique en chirurgie cardiaque, incluant la circulation extracorporelle (CEC) et la chirurgie à cœur battant.

Méthode

Une revue des articles pertinents publiés en anglais de 1975 à 2005 a été entreprise en plus ďune revue des pratiques internationales de traitement antithrombotique en cardiochirurgie.

Constatations principales

La circulation extracorporelle est nécessaire pour la majorité des opérations et rend ľanticoagulation obligatoire. Ľanticoagulation est, habituellement, réalisée avec de ľhéparine non fractionnée (HNF). ĽHNF est contrôlée par des tests faits au chevet du malade comme le temps de coagulation activée ou la détermination de la concentration ďhéparine. Les valeurs cible des deux tests demeurent empiriques, sans valeurs seuil clairement validées. La valeur cible doit être ajustée en fonction de chaque test de chevet à cause des variations significatives entre les instruments et les activateurs. Après le pontage aortocoronarien (PAC), la nécessité ďun traitement antiplaquettaire a été bien démontrée, qui vise à limiter les décès postopératoires ou les incidents ischémiques et à améliorer la perméabilité du greffon veineux. Immédiatement après la chirurgie valvulaire, le traitement antithrombotique doit tenir compte du risque spécifique à chaque patient et à chaque prothèse. Le risque de thromboembolie veineuse, bien que peu défini, est aussi présent en période postopératoire et peut nécessiter une attention supplémentaire. Étant donné ľexposition fréquente à ľHNF, ľoccurrence de thrombopé-nie induite par ľhéparine n’est pas rare chez ces patients et exige une prise en charge individuelle particulière.

Conclusion

Le traitement antithrombotique est une composante essentielle de la chirurgie cardiaque. Néanmoins, à ľexception des antiplaquettaires chez les patients qui ont subi un PAC, le traitement antithrombotique repose souvent sur ľexpérience clinique des équipes médicales plus que sur ľévaluation fondée sur les données de la recherche.

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© Canadian Anesthesiologists 2006