, Volume 49, Issue 1, pp 67-71

Lidocaine with fentanyl, compared to morphine, marginally improves postoperative epidural analgesia in children

Abstract

Purpose

To compare the epidural administration of fentanyl (1 μg·mL−1) combined with lidocaine 0.4% to preservativefree morphine for postoperative analgesia and side effects in children undergoing major orthopedic surgery.

Methods

In a prospective, double-blind study, 30 children, ASA I–II, 2–16-yr-old, were randomly allocated to receive immediately after surgery either epidural F-L (epidural infusion at a rate of 0.1–0.35 mL·kg−1·hr−1 of 1 μg·mL−1 of fentanyl and lidocaine 0.4%) or epidural M (bolus of 20μg·kg−1 of morphine in 0.5 mL·kg−1 saline every eight hours). Both groups received 40 mg·kg−1 ofiv metamizol (dipyrone) every six hours. In the F-L Group, blood samples were taken on the second and third postoperative day to determine total lidocaine concentrations. Adequacy of analgesia using adapted pediatric pain scales (0–10 score) and side-effects were assessed every eight hours postoperatively.

Results

Resting pain scores were under 4, 95% of the time in the F-L Group and 87% of the time in the M Group (Chi square=4.674, P < 0.05). The frequency of complications was very similar in both groups. The F-L Group total plasma lidocaine concentrations were directly related to the dose received, and below the toxic range in all patients.

Conclusions

Postoperative epidural fentanyl with lidocaine infusion provides slightly better analgesia than conventional bolus administration of epidural morphine. Side-effects or risk of systemic toxicity were not augmented by the addition of lidocaine to epidural opioids.

Résumé

Objectif

Comparer l’administration péridurale de 1 μg·mL− 1 de fentanyl combiné à de la lidocaïne à 0,4% (FL), à de la morphine (M) sans agent de conservation, quant à la qualité de l’analgésie postopératoire et aux effets secondaires chez des enfants qui doivent subir une importante opération orthopédique.

Méthode

C’est une étude prospective et à double insu auprès de 30 enfants, d’état physique ASA I– II, de 2 à 16ans et répartis au hasard qui ont reçu immédiatement après l’opération, soit une combinaison F- L péridurale (perfusion péridurale à 0,1– 0,35 mL·kg− 1·h− 1 de 1 μg·mL− 1 de fentanyl et de lidocaïne à 0,4 %), soit de la M péridurale (bolus de 20 μg·kg− 1 de morphine dans 0,5 mL·kg− 1 de solution salée, toutes les huit heures). Tous ont reçu 40 mg·kg− 1 de métamizol (dipyrone) iv toutes les six heures. Dans le groupe F- L, les échantillons sanguins ont été prélevés le deuxième et le troisième jour postopératoire pour déterminer les concentrations totales de lidocaïne. La qualité de l’analgésie postopératoire a été évaluée, grâce à des échelles de douleur adaptées aux enfants (score de 0– 10), de même les effets secondaires, toutes les huit heures.

Résultats

Les scores de douleur au repos ont été inférieurs à 4, 95 % du temps chez les enfants du groupe F- L et 87 % du temps chez ceux du groupe M (Chi carré = 4,674; P < 0,05). La fréquence des complications a été très semblable dans les deux groupes. Les concentrations plasmatiques de lidocaïne du groupe F- L étaient en relation directe avec la dose reçue et sous les valeurs toxiques, chez tous les enfants.

Conclusion

La perfusion péridurale postopératoire de fentanyl, combinée à la lidocaïne, fournit une analgésie légèrement meilleure que l’administration péridurale traditionnelle d’un bolus de morphine. Les effets secondaires ou le risque de toxicité généralisée n’augmentent pas avec l’ajout de lidocaïne aux opioïdes périduraux.