, Volume 51, Issue 8, pp 829-833

Decreased heart rate and blood pressure in a recent cardiac transplant patient after spinal anesthesia

Abstract

Purpose

To describe the cardiovascular effects of neuraxial blockade in a heart transplant patient.

Clinical features

A 69-yr-old 70-kg male underwent orthotopic heart transplant (bicaval anastomosis technique) for ischemic cardiomyopathy. Five months after transplantation, the patient underwent a transurethral bladder tumour resection under spinal anesthesia. Two millilitres of bupivacaine 0.75% (15 mg) were injected intrathecally at L3–4 and the patient remained seated for approximately 20 sec prior to assuming the lithotomy position. Subsequently, both blood pressure (BP) and heart rate (HR) diminished gradually (BP and HR immediately pre-spinal: 113 mmHg (mean arterial pressure) and 92 beats·min−1, respectively; nadir BP and HR: 94 mmHg (16.8% decrease) 30 min postspinal and 73 beats·min−1 (20.7% decrease) 40 min postspinal, respectively). HR and mean BP were highly correlated (r = 0.9410,P < 0.0001, R2 = 0.8854). The dermatome level of neuraxial anesthesia, determined by sensitivity to pin prick, was T8 (five minutes) and T6 (ten minutes) postinjection of spinal anesthetic. Control patients (n = 10) undergoing elective urological procedures with identical anesthesia management demonstrated very similar cardiovascular responses.

Conclusions

Although cardiac transplant patients may tolerate neuraxial anesthesia admirably, a fall in HR may ensue which theoretically could have important physiological consequences. It is argued that the change in HR in the transplanted patient was mediated by mechanisms intrinsic to the transplanted heart and/or by reduced catecholamine secretion from the adrenal medulla. It is emphasized that HR changes observed in cardiac transplant patients do not necessarily imply reinnervation of the transplanted organ.

Résumé

Objectif

Décrire les effets cardiovasculaires du blocage neuraxial chez un greffé cardiaque.

Éléments cliniques

Un homme de 69 ans et 70 kg a subi une transplantation cardiaque orthotopique, selon la technique d’anastomose bicave, pour une cardiomyopathie ischémique. Cinq mois après, il a subi la résection transurétrale d’une tumeur vésicale sous rachi-anesthésie. L’injection intrathécale de 2 mL de bupivacaïne à 0,75% (15 mg) a été faite à L3–4 et le patient est demeuré assis environ 20 sec avant d’adopter la position de lithotomie. La tension artérielle (TA) et la fréquence cardiaque (FC) ont ensuite diminué graduellement (TA et FC juste avant la rachianesthésie : 113 mmHg (tension artérielle moyenne) et 92 battements·min−1 ; TA et FC minimales : 94 mmHg (baisse de 16,8 %) 30 min après la rachianesthésie et 73 battements·min−1 (baisse de 20,7 %) 40 min après la rachianesthésie. La FC et la TA moyenne ont été en forte corrélation (r =0,9410, P < 0,0001, R 2 =0,8854). Le niveau de l’anesthésie neuraxiale, déterminé par la sensibilité à la piqûre, était de T8 (cinq minutes) et T6 (dix minutes) après l’injection de l’anesthésique rachidien. Des patients (n = 10) qui ont subi ultérieurement une intervention urologique réglée avec une anesthésie identique ont démontré des réponses cardiovasculaires similaires.

Conclusion

Même si les greffés cardiaques peuvent tolérer admirablement l’anesthésie neuraxiale, une chute de la FC peut survenir et entraïner, en théorie, d’importantes conséquences physiologiques. On peut penser que la modification de la FC chez les greffés relevait de mécanismes intrinsèques au cœur transplanté et/ou de la sécrétion réduite de catécholamines provenant de la médullaire surrénale. Il faut souligner que les changements de FC chez les greffés cardiaques ne touche pas nécessairement la réinnervation de l’organe transplanté.