, Volume 49, Issue 8, pp 814-819

Audit of an early feeding program after Cesarean delivery: Patient wellbeing is increased

Abstract

Purpose

Early feeding is well tolerated after Cesarean delivery. However, patient wellbeing and nurses’ attitudes toward implementation of early feeding have rarely been investigated.

Methods

A quality-assurance program of 18 months duration was implemented because evaluation of traditional practice demonstrated significant deficiencies (phase I). Drinking was then allowed within one hour and feeding within six to eight hours after delivery. Gradual dietary expansion followed according to a detailed program. Three consecutive evaluations (phase II–IV) were performed: 1) to measure implementation by the ward nurses; 2) to record the type of food and the volume of water effectively received; 3) to evaluate patients’ gastrointestinal tolerance and patients’ levels of hunger and thirst and patients’ overall satisfaction.

Results

In phase I, 60% of patients received nothing by mouth and 28% received only water on the day of surgery (D0). Moderate or severe hunger and thirst were seen in a large portion of these patients (D0, hunger: 38%, thirst: 63%, D1, hunger: 40%, thirst: 28%). Introduction of the program significantly improved patient wellbeing as well as patient satisfaction. No side effects were encountered.

Conclusion

Hunger and thirst are frequently encountered after Cesarean delivery when patients are allowed to eat only after return of the first flatus. By using a quality-assurance program, it was possible to reduce the incidence and the severity of these distressing symptoms and to improve patients’ satisfaction while no side effects were encountered. These beneficial effects were maintained in phase IV suggesting a high acceptance rate from the nursing staff.

Résumé

Objectif

La reprise d’une alimentation précoce est bien tolérée après une césarienne. Nous avons évalué le confort des opérées et l’attitude du personnel soignant par rapport à un protocole d’alimentation précoce.

Méthode

L’évaluation de la pratique traditionnelle locale a mis en évidence des insuffisances importantes (phase I). En conséquence, l’apport de boissons a été accepté dans l’heure suivant la fin de la césarienne et l’alimentation dans les six à huit heures. Un retour progressif vers une alimentation normale a été organisé grâce à un programme diététique détaillé. Trois évaluations consécutives (phases II–IV) ont été réalisées pour: 1) suivre la mise en œuvre du programme de réalimentation précoce par le personnel soignant; 2) enregistrer le type de nourriture et la quantité d’eau reçus; 3) évaluer la tolérance digestive, le degré de faim et de soif ainsi que le degré de satisfaction des patientes au cours des quatre premiers jours postopératoires.

Résultats

Au cours de la phase I, 60 % des opérées n’ont rien reçu par la bouche et 28 % ont été autorisées à boire uniquement de l’eau le jour de l’intervention (J0). Une incidence élevée de patientes ayant une faim et une soif importantes était enregistrée le jour de l’intervention (J0: faim: 38 %, soif: 63 %) et le premier jour postopératoire (J1: faim: 40 %, soif: 28 %). L’introduction du programme a permis une réduction de ces symptômes et a amélioré significativement la satisfaction des opérées. Aucun effet indésirable notable n’a été enregistré.

Conclusion

La faim et la soif sont des symptômes fréquents et gênants après une césarienne lorsque les opérées ne sont réalimentées qu’après la reprise du transit digestif. Par la mise en œuvre d’un programme d’assurance-qualité, il a été possible de réduire l’incidence de ces symptômes et d’améliorer la satisfaction des patientes sans effet indésirable gênant et avec un haut degré d’acceptation par le personnel soignant.