, Volume 42, Issue 4, pp 287-291

Self-administered intranasal meperidine for postoperative pain management

Abstract

Recent studies have demonstrated that intranasal is comparable to intravenous opioid titration in its pain-relieving effect. In these studies, however, the intranasal opioid titration was performed by the investigator, and the treatment period was two hours or less. The purpose of this randomized, prospective study was to investigate whether intranasal opioid administration by the patients themselves for a prolonged postoperative period may be regarded as a therapeutic alternative for postoperative pain management. Forty-four orthopaedic patients were studied over a 12-hr period on the first day after surgery. Twenty-two had free access to intranasal meperidine (nasal group) and were allowed to administer six intranasal puffs (27 mg per dose). The next self-administration was only permitted after a delay of at least ten minutes. Another 22 patients received intermittent subcutaneous meperidine injections (25 or 50 mg) on request (sc group). Pain intensity was recorded at 30-min intervals with the aid of the 101-point numerical rating scale. The pain score was lower in the nasal than in the sc group at the 30, 150 to 330, 420 to 480 and 540 to 600 min measuring points (P = <.0.05). The meperidine requirement was 112.9 ± 81.3 mg in the nasal and 103.4 ± 41.5 mg in the sc group (NS). Two patients in each group complained of nausea and vomiting. Thirteen of the 21 nasal and nine of the 15 sc patients who completed the final questionnaire rated the pain management as excellent or good (NS). Four patients in the nasal group complained of a bitter and burning taste due to meperidine running down the back of the throat. At 14 of the 20 measuring points, better pain relief was achieved by self-administration of intranasal meperidine than by intermittent subcutaneous meperidine injections. The disadvantage of intranasal meperidine is its unpleasant taste if it runs down into the oropharynx. A longlasting opioid with a neutral taste would be preferable.

Résumé

Des études récentes ont montré que, par la voie nasale, l’effet analgésique des morphiniques est comparable à la voie intraveineuse. Cependant, la dose intranasale était autoadministrée par l’investigateur et la période de traitement que de deux heures ou moins. Cette étude prospective randomisée avait pour objectif de déterminer si l’autoadministration par le patient d’un morphinique par voie nasale sur une période prolongée pouvait constituer une alternative valable pour l’analgésie postopératoire. Quarantequatre patients orthopédiques ont été évalués sur une période de 12 h immédiatement après l’intervention. Le groupe nasal (22 patients) avail de la mépéridine nasale à sa disposition et pouvait s’administrer jusqu’à six bouffées (27 mg par bouffée). La dose suivante n’était permise quaprès un délai d’au moins dix min. Un autre groupe de 22 patients (groupe sc) recevait sur demande des injections souscutanées de mépéridine (25 ou 50 mg). L’intensité douloureuse était évaluée sur une échelle numérique à 101 points. Les scores d’intensité douloureuse ont été moins élévés dans le groupe nasal que dans le groupe sc aux moments 30, 150 à 330, 420 à 480 et à 540 à 600 min (P <0,05). La dose de mépéridine nasale requise a été de 112,9 ± 81,3 mg, et la mépéridine souscutanée de 103,4 ± 41,5 mg (NS). Dans chaque groupe, deux patients se sont plaints de nausées et de vomissements. Treize des 21 patients du groupe nasal et neuf des 15 patients du groupe sc ayant rempli le questionnaire final ont jugé le traitement excellent ou bon (NS). Quatre patients du groupe nasal se sont plaints du goût amer de la mépéridine et de la sensation de brûlure ressentie lorsqu’elle descenda.it dans l’arrièregorge. A 14 des vingt points de mesure, le soulagement de la douleur par autoadministration à été jugé supérieur aux injections intermittentes souscutanées. Le goût désagréable de la mépéridine constitue un désavantage. Un morphinique de longue durée avec un goût agréable serait préférable.