, Volume 42, Issue 1, pp 12-15

Post-herniorrhaphy pain in outpatients after preincision ilioinguinal-hypogastric nerve block during monitored anaesthesia care

Abstract

The objective of this study was to evaluate the effect of an ilioinguinal-hypogastric nerve block (IHNB) with bupivacaine 0.25% on the postoperative analgesic requirement and recovery profile in outpatients undergoing inguinal herniorrhaphy with local anaesthetic infiltration. Thirty consenting healthy men undergoing elective unilateral inguinal herniorrhaphy procedures were randomly assigned to receive an IHNB with either saline or bupivacaine according to a double-blind, IRB-approved protocol. All patients received midazolam, 2 mg iv, and fentanyl 25 μg iv, prior to injection of 30 ml of either bupivacaine 0.25% or saline through the oblique muscle approximately 1.5 cm medial to the anterior superior iliac spine. Subsequently, the surgeon infiltrated the incision site with a lidocaine 1% solution. Sedation was maintained during the operation with a variable-rate propofol infusion, 25–140 μg · kg−1 · min−1. No significant differences were noted in the intraoperative doses of lidocaine, propofol and fentanyl in the two treatment groups. However, the pain visual analogue score at 30 min after entering the PACU was lower in the bupivacaine (versus saline) group (P < 0.05). Although the times to ambulation (86 ± 18 vs 99 ± 27 min) and being judged “fit for discharge” (112 ± 49 vs 126 ± 30 min) were similar in the two groups, the bupivacaine-treated (vs saline) patients required less oral analgesic medication after discharge (46% vs 85%). We concluded that the use of an ilioinguinal-hypogastric nerve block with bupivacaine 0.25% as an adjuvant during inguinal herniorrhaphy under monitored anaesthesia care decreased pain in the PACU and oral analgesic requirements after discharge from the day-surgery unit.

Résumé

Cette étude vise à évaluer les répercussions du bloc ilioinguinal et hypogastrique (IIHB) à la bupivacaïne, 0,25% sur les besoins analgésiques et le profil de récupération postopératoires de patients opérés pour une herniorrhaphie inguinale sous infiltration locale d’anesthésique. Trente adultes consentants et bien portants soumis à une herniorrhaphie unilatérale programmée sont répartis au hasard pour recevoir un IIHB soit avec du soluté physiologique soit de la bupivacaine suivant un protocole approuvé par notre comité d’éthique. Tous les patients reçoivent du midazolam 2 mg iv et du fentanyl 25 μg iv avant l’injection de 30 ml de la bupivacaïne 0,25% ou du soluté physiologique à travers le muscle oblique à un point situé à 1,5 cm à l’intérieur de l’épine iliaque antéro-supérieure. Par la suite, le chirurgien infiltre la ligne d’incision avec de la lidocaïne 1%. La sédation est maintenue pendant l’intervention avec une perfusion adaptée de propofol de 25 à 140 μg kg−1 · min−1 On ne trouve pas de différence posologique peropératoire de lidocaïne, de propofol et de fentanyl entre les deux groupes. Cependant le score de l’échelle visuelles analogue (EVA) de la douleur à trente min après l’arrivée en salle de réveil est plus bas dans le groupe bupivacaïne (P < 0,05). Bien que le moment de l’aptitude à l’ambulation (86 ± 18 vs 99 ± 27 min) et l’autorisation de quitter l’hôpital (112 ± 49 vs 126 ± 30 min) soient les mêmes pour les deux groupes, le groupe bupivacaïne a moins besoin d’analgésiques oraux après le congé hospitalier (46% vs 85%). Nous concluons que l’utilisation de bloc ilioinguinal et hypo-gastrique à la bupivacaïne 0,25% comme adjuvant pendant la herniorrhaphie inguinale sous anesthésie monitorée diminue la douleur en salle de réveil et les besoins d’analgésiques oraux après le départ de l’unité de chirurgie ambulatoire.