, Volume 19, Issue 2, pp 152-159

Methoxyflurane nephrotoxicity-a review and a case report

Résumé

Nous passons en revue certains articles publiés sur la néphrotoxicité du méthoxyflurane et nous rapportons un nouveau cas de défaillance rénale à la suite ďune anesthésie au méthoxyflurane.

Ľassociation méthoxyflurane et troubles rénaux semble assez bien établie, même si certains rapports nient toute relation de cause à effet entre ľun et ľautre. Ľapparition sporadique de ces ennuis peut être due au résultat ďun dosage différent, à des facteurs prédisposants et, aussi, à une certaine prévention de tels incidents faite par une thérapie endoveineuse adéquate. Il est probable que le mécanisme soit ľaction ďun ion fluor sur le tubule rénal distal, rendant celui-ci inapte à répondre à ľhormone antidiurétique.

En attendant que la lumière se fasse sur le sujet, il faut apporter, lors de ľanesthésie au méthoxyflurane, une attention toute particulière aux facteurs suivants:

  1. Ľâge : La clearance de la créatinine a tendance à diminuer chez les vieillards et donne une idée de la fonction rénale en général.

  2. Ľobésité: Le méthoxyflurane est retenu dans les graisses; la quantité totale retenue est variable selon la quantité de tissu gras en cause. Selon les probabilités, la fréquence de la toxicité variera selon la quantité totale retenue.

  3. Les maladies rénales pré-existantes : Les reins dont la fonction est diminuée sont plus susceptibles aux toxines exogènes.

  4. La tétracycline: Ľadministration concomittante de la tétracycline et du méthoxyflurane semble favoriser ľatteinte du rein par le méthoxyflurane.

  5. Ľhypotension et ľhypoxie: Ces facteurs rendent le rein plus susceptible aux toxines exogènes et, si ľon prévoit une telle éventualité, il faudrait éviter ľusage du méthoxyflurane.

  6. Ľanesthésie prolongée: Tout comme ľobésité peut le faire, ľanesthésie prolongée peut augmenter la quantité totale de méthoxyflurane retenue dans ľorganisme.

  7. Une fluidthérapie inadéquate: D’après ce que nous lisons dans la littérature, il semble qu’une quantité de fluides qui maintient le débit urinaire élevé au cours des suites opératoires exercerait une certaine protection sur les reins en diluant les produits du métabolisme du méthoxyflurane.